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Politique

Feux de forêts, coupures d’eau et d’électricité, manque de liquidité: Djerad dénonce un “complot”

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Le Premier ministre Abdelaziz Djerad

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a estimé que les incidents survenus ces derniers jours notamment ceux liés au manque de liquidité, aux feux de forêts et aux perturbations de l’alimentation en eau potable ainsi que les coupures d’électricité, sont des “actes prémédités” visant à “créer la fitna et l’instabilité” dans le pays, selon les déclarations rapportées, dimanche, par l’APS.

Pour le chef du gouvernement, si le Président a ordonné l’ouverture d’une enquête sur ces incidents, c’est car “il est étrange voire du hasard que ces trois opérations, enregistrées le même mois, touchent à la stabilité et créent des problèmes dans la relation entre le citoyen et les autorités publiques”.

Concernant le problème de liquidités aux bureaux de postes et aux banques, Abdelaziz Djerad est convaincu qu’il s’agit “d’un complot”.

En effet, en soulignant qu’il a été procédé, durant un seul mois, “au retrait de 4.000 Mds de centimes des bureaux de poste”, Djerad s’est dit étonné que certains citoyens “retirent de l’argent quotidiennement et pendant plusieurs jours”

“Après examen, il s’est avéré qu’il s’agit d’un complot afin de créer des problèmes durant les jours précédant l’Aid el Adha”, a-t-il déclaré après avoir expliqué que cette “anomalie ne signifie pas l’absence de lacunes sur les plans opérationnels et administratifs”.

Notant que “ce problème n’a pas été enregistré” la veille de l’Aïd El Adha (jeudi) et hier samedi, Djerad a insisté que “dans l’attente des résultats des enquêtes, des indices montrent qu’il s’agit d’actes malveillants visant à semer la confusion parmi les citoyens”.

Quant aux feu de forêts, M. Djerad a fait état de l’interpellation, dans la wilaya de Batna, d’individus “en train de mettre délibérément le feu dans des forêts, et de l’enregistrement de 4 à 5 incendies en même temps et au même endroit”, faisant savoir qu’une enquête est en cours afin d’élucider les “circonstances de ces incidents”.

S’accrochant à sa théorie du complot, Abdelaziz Djerad a qualifié les coupures d’eau et l’arrêt de la station de dessalement de Fouka (Tipaza) d'”acte prémédité par un certain groupe”, rappelant qu'”une enquête a été diligentée et une action judiciaire contre X a été intentée par le ministre des Ressources en eau en vue de déterminer les circonstances de cet apparent sabotage”.

Pareil pour les coupures d’électricité que Djerad justifie par “plusieurs actes de sabotage touchant les lignes d’électricité” qui “ont été enregistrés dans la wilaya d’Annaba et dans diverses régions du pays”.

“Si toutes ces données sont prises en compte, l’on peut dire qu’il y a des actes prémédités visant à semer la discorde et l’instabilité dans le pays”, a-t-il soutenu avant d’engager le peuple algérien à “faire face à ces incidents malveillants”. “L’Etat y fera toujours face avec fermeté et le citoyen est tenu de protéger la stabilité, un atout majeur pour le pays”, a-t-il conclut.

Avec APS

Politique

Mohamed Djemai quitte la prison

Yasmine Marouf-Araibi

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L’ex-secrétaire général du FLN, Mohamed Djemai, a été condamné ce mercredi à deux ans de prison dont un an ferme et un an avec sursis, par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger.

l’Instance judiciaire a également prononcé une amende de 200,000 DA à l’encontre du politicien et homme d’affaires.

Placé en détention préventive le 19 septembre 2019, Mohamed Djemai a donc purgé sa peine d’un an de prison ferme. Il quittera la prison ce mercredi.

Pour rappel, l’ancien secrétaire général du FLN est poursuivi pour «menaces» et «destruction de documents de preuves».

Mohamed Djemai a été remplacé à la tête du FLN par Abou El Fadl Baadji qui a été plébiscité, le 30 mai, nouveau secrétaire général à l’issue d’une réunion du Comité central du parti.

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Politique

Levée de l’immunité parlementaire: Mohcine Belabbas refuse de se présenter devant la commission des affaires juridiques de l’APN

Melissa NAIT ALI

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© DR | Le président du RCD, Mohcine Belabass


La procédure de levée de l’immunité parlementaire du président du RCD, Mohcine Belabbas, est comme attendu accélérée. La Commission des affaires juridique de l’APN, destinataire jeudi dernier de la requête du ministère de la justice, a convoqué officiellement l’homme politique à se présenter, mercredi 30 septembre à l’Assemblée.


La décision a été confirmée aujourd’hui par la commission présidée par le député du FLN, Abdelhamid Si Affif. Mais le président du RCD a déjà tranché la question. Il ne répondra pas à la convocation.
« Je suppose qu’ils vont me convoquer rapidement, car il y a une volonté de précipiter les choses. Mais je n’irai pas à l’APN, car nous avons gelé nos activités à l’Assemblée depuis février 2019 », a-t-il déclaré, lundi soir, sur le plateau de Berbère TV.

Mohcine Belabbas commente également cette procédure et dénonce un « acharnement contre sa personne et contre son parti ». « Implicitement, j’ai renoncé à mon immunité. De plus, dans un mois, la Constitution sera adoptée et ce texte prévoit une levée automatique de l’immunité parlementaire dans ce genre de cas », a-t-il rappelé.


Ce faisant, le premier responsable du RCD appelle le juge d’instruction à le convoquer directement. « Le juge doit me convoquer, car il y a une volonté de salir mon image et l’image du parti que je dirige. Il y a eu une grave violation du secret de l’instruction », a-t-il dénoncé.


Selon lui, le « RCD dérange les tenants du pouvoir en raison de sa présence dans le Hirak et de la vague d’adhésion des jeunes du mouvement qui ont même pris des responsabilités au sein du parti ».

Le bureau de l’APN, rappelons-le, avait reçu, jeudi, une demande de levée de l’immunité parlementaire de deux députés. Outre Mohcine Belabbas, la justice réclame aussi la tête de l’ancien ministre et député du FLN, Abdelkader Ouali.

Le président du RCD avait été convoqué, en été dernier, par la brigade de la gendarmerie de Gué de Constantine, à Alger, dans le cadre de l’enquête sur le décès d’un ressortissant marocain sur son propre chantier.

Il affirme avoir accepté de répondre volontairement aux questions des gendarmes chargés de l’enquête. Pour de nombreux observateurs de la scène nationale, il y a une volonté de réduire au silence Mohcine Belabbas par ceux qui ont fourni les détails de cette affaire à la chaîne privée El Hayat.

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Politique

La PPLAAF demande la libération de Noureddine Tounsi et répond aux accusations d’espionnage

Yasmine Marouf-Araibi

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La plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF) a répondu mardi aux accusations d’espionnage qui lui ont été collées par la Justice algérienne après l’arrestation du lanceur d’alerte Noureddine Tounsi et a appelé à sa libération.

“Les autorités algériennes devraient immédiatement libérer le lanceur d’alerte Noureddine Tounsi, arrêté le 21 septembre 2020 à Oran puis mis en examen et placé en détention provisoire le lendemain”, a appelé mercredi la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF).

“Noureddine Tounsi est le lanceur d’alerte à l’origine de révélations sur des faits de corruption au sein de l’Entreprise Portuaire d’Oran (EPO). Les révélations de M. Tounsi datent de 2017 et avaient été largement relayées par la presse locale. Après avoir alerté en vain sa hiérarchie, il avait décidé de les rendre public”, précise la plateforme.

Selon la PPLAAF, Noureddine Tounsi, qui a été mis en examen le 23 septembre 2020 par un juge d’instruction, “serait notamment soupçonné d’intelligence avec des agents d’une puissance étrangère et divulgation de secret d’entreprise”.

En effet, d’après la plateforme, Noureddine Tounsi “aurait notamment été accusé d’espionnage au prétexte qu’il aurait partagé des informations” avec elle.

Face à ces accusations, la PPLAAF répond et explique qu’elle “est en relation avec Noureddine Tounsi depuis la fin de l’année 2017. A cette époque, la presse locale avait déjà publié l’ensemble de ses révélations”.

“Depuis, PPLAAF s’est contentée de l’appuyer dans sa défense judiciaire, alors qu’il était visé par un nombre impressionnant de procédures concomitantes”, explique-elle.

« PPLAAF est une ONG indépendante, qui aide juridiquement celles et ceux qui veulent révéler des activités illégales ou contraires à l’intérêt général africain, pour y mettre un terme », a déclaré Henri Thulliez, directeur de PPLAAF.

Pour la plateforme, “tout est bon pour réduire au silence les vigies de la démocratie. C’est très regrettable ». Elle évoque dans ce sens le cas de Khaled Drareni, journaliste et correspondant de Reporters sans frontières en Algérie, condamné en septembre à deux ans de prison ferme.

« Après la condamnation du journaliste Khaled Drareni pour « incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale » et « à l’intégrité du territoire national », voilà que les autorités algériennes se distinguent en cherchant à emprisonner un lanceur d’alerte pour « espionnage » », a déclaré William Bourdon, président de PPLAAF.

« Après que les autorités algériennes ont accusé Reporters sans frontières de « déstabiliser » le pays, elles accusent PPLAAF et un courageux lanceur d’alerte d’espionnage“, condamne la plateforme.

Pour rappel, Noureddine Tounsi a été arrêté en juin 2018 avec le journaliste Said Boudour, puis libéré le 4 juin 2018. Il a ensuite été arrêté à nouveau été arrêté le 21 septembre 2020 et placè en détention. Selon la PPLAAF, son avocat a introduit une demande de remise en liberté provisoire le dimanche 27 septembre.

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