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Politique

Faisant fi de la position du Hirak : le pouvoir maintient sa logique de passage en force

Il est désormais clair. Le pouvoir en place s’inscrit dans le déni de la réalité. Alors que le mouvement populaire maintient la pression et se montre déterminé à faire barrage à la prochaine élection présidentielle, les tenants du régime voient autres choses. « Un soutien massif au processus électoral » et « adhésion à la démarche du commandement militaire ».

Melissa NAIT ALI

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Affiches de la présidentielles accrochées dans les rues
© DR | Affiches de la présidentielles accrochées dans les rues

C’est du moins ce qu’a fait entendre le chef d’état major de l’Armée, Ahmed Gaid Salah, qui n’a pas manqué sa sortie à la quatrième région militaire (Ouargla) pour saluer les pseudos marches organisées en faveur des élections.

Pourtant, les mises en scène organisées dans plusieurs wilayas du pays n’ont pas drainé la grande foule. Pis, elles ont été chahutées par les manifestants pros-Hirak, en dépit de l’encadrement policier dont elles ont bénéficié.

« Je tiens à affirmer, une fois encore, en cette honorable occasion, que nous enregistrons avec une grande admiration et fierté, cet élan populaire qui s’est propagé à travers tout le pays, lorsque toutes les franges de notre peuple, toutes catégories confondues, hommes, femmes, jeunes, étudiants et vieux, sont sorties dans une des plus belles images de la cohésion, la solidarité et l’adhésion du peuple autour de son Armée, scandant, d’une seule et même voix, des slogans patriotiques exprimant dans leur ensemble la volonté de se diriger massivement aux urnes le 12 décembre prochain, afin de faire réussir les présidentielles et contribuer par conséquent à édifier un avenir prometteur », lance-t-il.

Selon lui, « tel est le peuple algérien et telle est l’Algérie ». A travers cet entêtement, le chef d’état major de l’ANP et le pouvoir qu’il représente confirme leur intention. Aller coûte que coûte à la présidentielle, quitte à faire perdurer la crise actuelle.

La stratégie répressive   

Autiste comme toujours, le pouvoir ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Car après avoir expérimenté toutes les méthodes pour affaiblir le mouvement populaire, le résultat est tout autre.

Le mouvement populaire s’est renforcé encore davantage, notamment depuis le mois de septembre dernier. La mobilisation qui caractérise les marches hebdomadaires du vendredi et celles des étudiants chaque mardi renseigne sur la détermination de la majorité des Algériens à faire aboutir cette révolution historique.

Depuis quelques jours, les manifestations anti-élection sont devenues presque quotidiennes, même s’il est vrai que la mobilisation n’est pas la même que lors des premières semaines. C’est dire qu’il faut être frappé de cécité politique pour prétendre que les Algériens ont choisi le camp des élections.

L’autre fait confirmant que cette élection risque de se tenir à huis clos est perceptible dans les difficultés auxquelles font face les candidats à ce scrutin pour mener leur campagne. Contraints à la clandestinité et obligés de discourir dans des salles à moitié vides, les prétendants à la magistrature suprême constatent de visu l’ampleur du rejet populaire de cette élection. Ce sont, sans doute, ces faits qui agacent les tenants du régime. D’où le recours à la répression et aux arrestations massives des manifestants pacifiques…

Politique

Tebboune préside jeudi une séance de travail consacrée à l’examen de l’évolution de la situation sanitaire

Achour Nait Tahar

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© DR | Le président de la République Abdelmadjid Tebboune
© DR | Abdelmadjid Tebboune, président de la république

Le président de la république, Abdelmadjid Tebboune présidera, demain jeudi une séance de travail consacrée à l’étude l’évolution de la situation sanitaire du pays à la lumière de la hausse de nombre d’infections au covid-19, indique un communiqué de la présidence de la république.

“Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, présidera, demain jeudi 9 juillet 2020, une séance de travail consacrée à l’examen de l’évolution de la situation sanitaire dans le pays, à la lumière de l’augmentation du nombre de cas confirmés de la Covid-19 dans certaines wilayas, en raison du non respect des gestes barrières et des pratiques bureaucratiques quant à la gestion de cette pandémie, d’où l’impératif de prendre des mesures pratiques et urgentes face à cette situation”, lit-on dans le communiqué.

Seront présent à cette réunion, le Premier ministre, les chefs des organes de sécurité, les membres du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) et les Walis d’Alger, d’Oran, de Biskra, de Sétif et d’Ouargla, conclut la même source.

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Politique

Il a dénoncé la situation sanitaire à Biskra : Farès Charefeddine Choukri libéré, son procès renvoyé au 12 juillet

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Le sociologue et écrivain, Farès Charefeddine Choukri, ayant dénoncé la situation sanitaire à l’hôpital Hakim Saadane à la wilaya de Biskra, a été libéré ce vendredi avec renvoi de son procès au 12 juillet, annonce le comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Il y a quelques jours, Farès Charefeddine Choukri a dénoncé, à travers une longue vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le manque d’oxygène, le manque d’eau et aussi le traitement réservé au patients atteints du coronavirus à l’hôpital Hakim Saadane à Biskra.

Il a été arrêté lundi et présenté ce mercredi devant le procureur du tribunal de Biskra, selon le comité national pour la libération des détenus (CNLD). Il est poursuivi pour “incitation à attroupement”.

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Politique

Affaire Tahkout : Le procureur requiert 15 ans de prison ferme contre Sellal et Ouyahia et 16 ans contre Tahkout

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | les deux anciens chefs du gouvernement, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal

Le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a requis, ce mercredi, 15 ans de prison ferme à l’encontre des deux anciens Premiers ministres Sellal et Ouyahia et 16 ans contre Mahieddine Tahkout dans le cadre d’une affaire de corruption, rapporte l’agence de presse APS.

Le représentant du ministère public a également requis des amendes de 8 millions de DA pour chacun des accusés avec confiscation de leurs biens, ajoute la même source.

10 ans de prison ferme et 2 millions de DA d’amende ont été requis contre les trois ex-ministres, Abdelghani Zaalane, Youcef Yousfi et Amar Ghoul.

20 ans de prison ferme et 2 millions de DA d’amende ont été requis contre l’ancien ministre de l’Industrie, Abdesslam Bouchouareb avec confiscation des biens. En fuite à l’étranger, un mandat d’arrêt a également été émis à son encontre.

Bilel Tahkout, fils de Mahieddine Thakout, risque, quant à lui, jusqu’à 10 ans de prison ferme et 8 millions de DA d’amende avec confiscation des produits du crime.

Le frère de Mahieddine Tahkout, Hamid risque 8 ans de prison ferme et une amende de 5 millions de DA, tandis que son autre frère, Nacer, risque et trois ans de prison ferme.

Rachid Tahkout rsique, quant à lui, jusqu’à 12 ans de prison ferme assortis d’une amende de 8 millions de DA avec confiscation des produits du crime.

En détention depuis juin 2019, Mahieddine Tahkout est poursuivi, dans cette affaire, pour obtention de privilèges de la part de cadres de l’Office national des œuvres universitaires (ONOU) et du ministère des Transports dans l’affaire des œuvres universitaires, selon l’agence de presse officielle.

Il aussi accusé d’avoir obtenu des privilèges de la part des cadres du ministère de l’Industrie et de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) dans l’affaire de la société CIMA-MOTORS, selon la même source.

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