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Faisant fi de la contestation: le président Bouteflika s’accroche à la « continuité »

Le président, Abdelaziz Bouteflika, dont la candidature à un 5ème mandat est très contestée, ignore la mobilisation populaire. Alors que l’Algérie entière rejette son maintien à la tête de l’Etat, le président-sortant s’accroche. Il tient à sa « continuité » en louant « ses vertus ».

Melissa NAIT ALI

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Le président de la république Abdelaziz Bouteflika, en séjour médical à Genève depuis le 24 février pour un "séjour médical"  semble être dans un sale état de santé a révèle la tribune de Genève, aujourd'hui, 06 Mars.

Dans un message adressé à l’occasion de l’anniversaire de la célébration des festivités du 24 février, lu en son nom par le ministre de l’intérieur, Noureddine Bedoui, aujourd’hui à Adrar, le chef de l’Etat ne donne pas, en effet, l’impression d’être à l’écoute de la rue.

« (…) cet exposé succinct sur les différentes étapes de l’histoire contemporaine de l’Algérie en matière de lutte et d’édification se veut une manifeste illustration de mon message, le message des vertus de la continuité. La continuité qui fait que chaque génération apporte sa pierre à l’édifice des réalisations. Une continuité garantissant la persévérance dans la bonne voie et permettant de remédier aux erreurs marginales. Une continuité qui permet à l’Algérie de passer à la vitesse supérieure dans la course au progrès et à la prospérité », écrit-il.

Dans ce sens, le président sortant fait également l’éloge de son bilan, après 20 ans de règne. « Lors des deux dernières décennies, l’Algérie a su combiner la richesse des hydrocarbures et la décision politique indépendante et conjuguer les bras et la volonté de ses loyaux fils », lance-t-il.

Selon lui, « une fois le pays sorti des affres de la tragédie nationale et de la restructuration économique et sociale, nous nous sommes lancés dans le processus de construction et d’édification ». Cela, enchaîne-t-il, a permis « peu à peu, à l’Algérie de se libérer du fardeau de la dette extérieure, d’éloigner le spectre du chômage qui a failli asphyxier nos jeunes, et d’enrayer  considérablement les manifestations de la misère et de la pauvreté grâce à la réalisation, à travers les quatre coins du pays, de milliers d’écoles, de centaines d’hôpitaux, de dizaines d’universités et de millions de logements ».

« Cette entreprise n’aurait pu être menée sans l’indépendance de notre décision politique et économique, qui nous a permis de surmonter les difficultés financières, ces dernières années. En outre, elle a été   possible grâce à la paix sociale et à la mobilisation des travailleurs sous   la bannière de l’Union nationale des travailleurs algériens (UGTA) », explique-t-il.

Le président-candidat qui a pris, aujourd’hui, l’avion en direction de Genève (Suisse) pour subir des « contrôles médicaux », invoque aussi la situation sécuritaire qui prévaut dans le voisinage, comme pour rappeler aux manifestants les dangers qui guetteraient le pays. « L’instabilité et les fléaux du terrorisme et du crime transfrontalier qui marquent notre   voisinage immédiat et s’imposent à notre vaillante Armée nationale populaire (ANP), que nous saluons encore une fois », précise-t-il.

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: « Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir »

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer « une fin de non-recevoir ». « Dawla madania, machi askaria », « Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance ! », a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse « makanch intikhabat m3a l’issabat » (pas d’élections avec la bande),  « les généraux lazam ytirou », crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. « Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance », témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. « Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat ». « Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter », scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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