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Economie

Exportations : Les autorités ne suivent pas les opérateurs économiques

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Le Président de l’association des producteurs algériens des boissons (APAB), Ali Hamani a affirmé, en marge de la Conférence de presse tenue mardi,  19 février au siège de la NCA Rouiba, à Rouiba, que l’export demeure un moyen impératif pour l’entreprise afin d’assurer sa pérennité.

 

Il a indiqué, dans ce sens, que les entreprises ne peuvent se développer uniquement en interne. «Une entreprise qui est à la quête de son développement, doit impérativement aller vers l’export et pénétrer le marché international. Nous allons prochainement créer une dynamique commune à travers un consortium des exportateurs algériens dont l’objectif est de se développer à l’export et aller concurrencer le marché à l’international».

Allant plus loin dans son argumentaire, le Président de l’APAB affirme que certains pays à l’instar de la France entravent le développement de entreprises algériennes à l’étranger à travers l’instauration d’une taxe spéciale sur les produits algériens. «Tout élément agricole exporté vers l’Europe est soumis à une taxe. Cette dernière est établie dans le but de ruiner la production algérienne », regrette-t-il et d’ajouter : «Nous sommes en guerre commerciale avec l’Union européenne pour le problème de l’élément agricole et nous avons également interpellé les pouvoirs publics algériens pour mettre ce dossier sur la table de négociation. Pourquoi seule l’Algérie est appelé à payer la taxe alors que d’autres pays en sont épargnés ?».

C’est pourquoi, il est  important, insiste-t-il, de garder une dynamique commune entre les entreprises et maintenir la pression pour que ces dernières puissent exporter leurs produits.

Droit additionnel provisoire de sauvegrade

Évoquant la question du droit additionnel provisoire de sauvegarde (Daps) imposé sur les produits importés, M. Hamani met en garde les autorités sur le danger de cette taxe. «Nous avons envoyé un écrit au ministère dans lequel nous avons expliqué qu’il fallait faire très attention aux retombées de cette loi dès lors que nous sommes inscrits dans une démarche globale d’exportation ».

A son tour, le directeur de NCA Rouiba, Sahbi Othmani précise que « si aujourd’hui nous considérons qu’un produit est exportable et que nous allons par la suite lui appliquer le Daps, les autres pays vont agir de la sorte en appliquant la réciprocité, et c’est bien cela le danger que nous devons éviter».

Pour ce dernier, avant d’aller vers le Daps, il est recommandé de faire le lien entre les capacités installées en Algérie et la satisfaction du marché national. «Il y a également beaucoup à faire quant à la stratégie d’exportation. Nous devons savoir ce qu’il faut exporter tout en surveillant l’évolution du marché international», insiste-il.

incitations fiscales

Pour rappel, le Droit additionnel provisoire de sauvegarde a été institué dans le cadre de la loi de finance complémentaire de 2018 applicable aux opérations d’importation de marchandises, qui est fixé entre 30% et 200%, perçu en sus des droits de douane.

Le département de Said Djellab, ministre du commerce, ne semble pas assumer son engagement à ce sujet. Le minsitre a promi en fin 2018 un « dynamisme accéléré du secteur privé dans l’impulsion, ces deux dernières décennies, du développement de l’économie nationale, est conforté par les facilités administratives et avantages préconisés en faveur des opérateurs, notamment en matière d’incitations fiscales dans le cadre des grandes orientations de la politique économique prévues au programme du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika ».

Les entreprises algériennes ont affiché une bonne volonté pour relever le défi des exportations, mais le soutien du gouvernement reste toujours le point noir pour ces opérateurs économiques.

Economie

Le prix du pétrole rebondit au lendemain de la réunion de l’Opep+

Yasmine Marouf-Araibi

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Les prix du pétrole poursuivent leur hausse au lendemain de la réunion mensuelle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) qui a, selon les analystes, permis de rassurer le marché.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 43,47 dollars à Londres, en hausse de 0,39% par rapport à la clôture de jeudi, rapporte l’agence de presse APS.

A New York, le prix du baril américain de WTI pour octobre a également grimpé de 0,32%. Il s’établit à 41,10 dollars, ajoute-t-elle.

Ainsi, les deux cours de référence ont gagné aux alentours de 10%, retrouvant des niveaux comparables au début du mois de septembre.

Les analystes du marché pétrolier explique cette hausse par la réunion de l’opep et ses partenaires “opep+”.

En effet, durant la réunion le ministre saoudien de l’Energie, Abdel Aziz ben Salmane, a insisté sur l’importance de respecter à 100%” l’accord de l’opep+ sur la réduction de la production pétrolière. Il a souligné que le non-respect de l’accord “entache la réputation et la crédibilité” de l’Organisation pétrolière.

Pour rappel, l’organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés ont décidé en avril de réduire leur production conjointe de 9,7 mbj aux mois de mai et juin afin de relancer les prix impactés par la pandémie de Covid-19.


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Economie

Pétrole: le baril de Brent à moins de 40 dollars lundi

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Les prix du pétrole baissaient lundi en cours d’échanges européens, toujours pénalisés par une demande incertaine alors que la planète peine à juguler la pandémie de nouveau coronavirus. Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 39,48 dollars à Londres, en baisse de 0,88% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour octobre perdait 0,88% également, à 37,00 dollars.

La semaine dernière, les deux barils ont perdu plus de 6%. Le pétrole avait cependant entamé la séance de lundi en hausse, mais “le futur est en train de devenir plus incertain qu’avant”, a commenté Tamas Varga, analyste pour PVM.

“Les taux d’infection sont à nouveau en hausse, des mesures de confinement localisées introduites dans un nombre croissant de pays entravent la croissance économique et le nombre de chômeurs ne parvient pas à diminuer de manière significative”, a-t-il détaillé.

La France a vu le nombre de cas quotidien de Covid-19 franchir la barre des 10.000 samedi, un seuil record depuis le lancement des tests à grande échelle dans le pays. Et en Autriche, le chancelier a déclaré que le pays était entré dans “la seconde vague”.

De plus, “l’annonce que le blocus des terminaux d’exportation de pétrole libyens pourrait bientôt prendre fin” est une autre mauvaise nouvelle que l’Opep+ devra discuter lors de sa réunion de suivi de l’accord prévue jeudi, a ajouté Jeffrey Halley, analyste pour Oanda.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, dont la Russie, sont engagés dans des efforts inédits pour limiter leur production et tenter de faire remonter les prix. Avec une réussite en demi-teinte pour l’instant.

Comme le souligne Eugen Weinberg, analyste pour Commerzbank, le cartel, qui fête ses 60 ans ce lundi, a gagné des membres au fil du temps mais a perdu en parts de marché, notamment au profit des Américains.

Et “après des mois de renoncement volontaire à des recettes supplémentaires, les problèmes deviennent de plus en plus visibles compte tenu des difficultés financières et économiques considérables auxquelles sont confrontés les pays participants et compte tenu des perspectives (de demande) incertaines”, a-t-il expliqué en soulignant que certains observateurs pensent que les Emirats arabes unis, pourtant “très disciplinés” jusqu’à maintenant, pourraient relâcher leurs efforts.

La publication lundi du rapport annuel du géant pétrolier BP sur la demande de pétrole dans le monde n’a rien fait non plus pour redynamiser les cours de l’or noir: ce bilan estime que la consommation mondiale pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique.

Pour BP, la demande pour le secteur des transports en particulier est vouée à reculer, en raison de la baisse du nombre de déplacements à court terme à cause de la pandémie et de l’essor des véhicules électriques sur le long terme.

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Zone de libre-échange avec l’UE: l’Algérie demande « oralement » son ajournement

Melissa NAIT ALI

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L’Algérie n’est toujours pas prête pour l’achèvement de la zone de libre-échange, comme le stipule l’accord d’association avec l’Union européenne. Elle veut un nouvel ajournement de cette échéance, après celui négocié avec la commission européenne en 2017.

Selon l’AFP qui a cité le porte-parole de la commission européenne, l’Algérie a demandé oralement le report de la mise en œuvre de la dernière étape de l’accord d’association, à savoir le démantèlement total des tarifs douaniers, dès le 1er septembre 2020.

« Nous avons été informés oralement de la demande algérienne de report de l’achèvement de la zone de libre-échange entre l’UE et l’Algérie », indique le porte-parole de la commission européenne, précisant que cette instance « n’a pas encore reçu de demande formelle ».

Conclu en 2004, l’accord d’association entre Bruxelles et Alger est, rappelons-le, entré en vigueur au 1er septembre 2005. Il a prévu l’ouverture des marchés respectifs au sein d’une zone de libre-échange (ZLE). L’accord prévoyait pour cela une période de transition de douze ans, jusqu’en 2017, afin que l’Algérie élimine progressivement ses droits de douane sur des produits industriels et qu’elle applique une libéralisation sélective de ses produits agricoles.

Cette période a par la suite été prolongée de trois ans, jusqu’au 1er septembre 2020, pour certains produits comme l’acier, les textiles, les produits électroniques et l’automobile.

Mais, selon le porte-parole de la Commission, « les dernières données disponibles confirment que les autorités algériennes n’ont pas démantelé les derniers droits de douane prévus, ce qui aurait dû être fait avant le 1er septembre 2020 ».

«Si cela se confirmait, cela constituerait une violation de l’accord », a-t-il déclaré, indiqué que « toute révision de l’accord (…) devrait faire l’objet d’une décision mutuelle au sein du Conseil d’association UE-Algérie ».

Pour rappel, l’entrée en vigueur de cette ZLE est contestée par les dirigeants politiques, les chefs d’entreprises et des économistes algériens. Les autorités algériennes avait demandé à moult reprises au fil des années de renégocier un accord trop défavorable, selon eux.

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