fbpx
Suivez-nous

Accueil

Évoquant une instrumentalisation de la justice : le RCD dénonce une « chasse aux sorcières »

Melissa NAIT ALI

Publié

le

Le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) affirme que l’entêtement du « pouvoir de fait » à maintenir l’élection du 4 juillet prochain vise à réaliser un « agenda caché ».

 

« L’entêtement à vouloir organiser une présidentielle, le 04 juillet 2019, pilotée de bout en bout par un personnel politique passé maître de la fraude électorale ne relève pas d’un simple passage en force pour désigner un nouveau président ou d’un déni ordinaire de la réalité, mais participe d’une stratégie de reprise en main par une partie du système de la décision par un agenda caché », explique le secrétariat national du parti dans un communiqué rendu public aujourd’hui.

Pour cette formation, « l’instrumentalisation de la justice, la reprise en main déjà en cours des médias publics et assimilés » dénotent de cette volonté de ne rien « lâcher » ou de « lâcher » le moins possible devant le mouvement citoyen. « Le pouvoir de fait veut être le maître des horloges pour s’imposer à la mobilisation populaire », précise le parti que préside Mohcine Belabbas.

Il cite, comme preuve de cette analyse, le rejet de toutes les propositions formulées jusque-là, y compris celles émanant de parties disposées à dialoguer avec les « nouveaux décideurs ».

« Faudra-t-il alors désespérer et s’engouffrer dans une voie qui consiste à doter le mouvement d’une forme de direction ? Depuis le début, des appels directs ou indirects pour doter le mouvement d’une direction émanent d’acteurs travaillant au compte du système politique en place. Les mises en garde de la plupart des acteurs politiques acquis au changement du système et à l’option démocratique ont, jusque-là, épargné le mouvement d’une telle dérive », souligne aussi le RCD.

Eviter d’ouvrir la voie aux pressions

Ce faisant, le parti réitère son appel à maintenir le mouvement tel qu’il est pour maintenir la pression et éviter les manipulations. « Ni la nature du mouvement, ni l’état des institutions ne plaident pour une telle démarche qui ouvre la voie aux pressions et manipulations, voire à une dualité de pouvoirs aussi improductive que dangereuse », explique encore le RCD.

Et d’ajouter : « L’heure n’est ni à la peur, ni aux petits calculs encore moins aux découragements ou aux renoncements. Aucune manœuvre d’intimidation ou de division et aucun scénario ne peut venir à bout durablement d’une détermination qui prend racine de la soif de liberté, de justice et d’affirmation de notre jeunesse et des profondeurs de la société ».

S’exprimant sur l’ouverture d’une panoplie de dossiers par la justice, le RCD émet des doutes sur les objectifs d’une telle opération. « De glissement en glissement et sous prétexte de protéger le mouvement, les nouveaux donneurs d’ordre ont, rapidement, entraîné l’appareil judiciaire dans une opération de chasse aux sorcières dont eux seuls connaissent les tenants et les aboutissants », précise-t-on dans ce communiqué.

Et de poursuivre : « Pire encore, alors que ceux qui ont mis le pays à genoux sont en liberté et pour certains aux commandes, un opérateur économique qui a subit les entraves du système Bouteflika est mis sous mandat de dépôt pour un simple litige commercial et une responsable politique est jetée en pâture avant même sa comparution devant la justice militaire ».

A cet effet, le parti estime que « seule une justice indépendante, dans un État de droit, libérée par une phase de transition démocratique disposera de la légitimité pour traiter un tel dossier ».

 « De ce point de vue l’empressement manifesté et entrepris par le pouvoir de fait pour instruire la justice est plus que suspect, d’autant plus que tout est fait pour éluder les réponses aux revendications essentielles du mouvement : l’organisation d’une phase de transition démocratique pilotée par un personnel non-compromis avec l’ancien régime ».

Accueil

Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

Avatar

Publié

le

L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

Lire la suite

Accueil

Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

Avatar

Publié

le

Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

Lire la suite

Accueil

28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: « Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir »

Avatar

Publié

le

Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer « une fin de non-recevoir ». « Dawla madania, machi askaria », « Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance ! », a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse « makanch intikhabat m3a l’issabat » (pas d’élections avec la bande),  « les généraux lazam ytirou », crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. « Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance », témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. « Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat ». « Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter », scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

Lire la suite

Tendances