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Etat de santé «critique» de Merzoug Touati: Le Front anti-répression interpelle les autorités

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Après le cri d’alerte lacé par sa famille, les inquiétudes exprimées par des organisations de défense des droits de l’homme et des partis comme le PT, le Front contre la répression et pour les libertés interpelle, à son tour ce lundi 18 avril, les autorités sur le cas de Merzoug Touati qui risque la mort en prison.

«Le Front anti répression interpelle les autorités sur le cas du journaliste blogueur Merzoug Touati, détenu arbitrairement à la prison de Laghouat, située à 500 km de son domicile», lit-on dans un communiqué qui nous est parvenu, à l’issue de la réunion du Secrétariat de la coordination dudit ‘’Front’’, tenue à Alger.

Les rédacteurs du document affirment que Merzoug Touati «se trouve dans un état critique» suite à sa grève de la faim, «ultime recours pour lui pour dénoncer sa situation insupportable».

Depuis le 29 mars, le journaliste-blogueur observe une grève de la faim, dénonçant les conditions inhumaines de son incarcération, selon sa famille.

Le Front anti-répression qui «exige sa libération sans délais» met en garde les autorités contre tout malheur qui pourrait arriver en prison à Merzoug Touati. Il « tient (pour) seul responsable de tout développement fâcheux, les autorités du pays qui restent sourdes aux appels des partis politiques, des ligues des droits de l’homme, des collectifs d’avocats et des organisations de défense des droits de l’homme … pour que cessent la hogra et l’arbitraire (…)», lit-on encore.

Réagissant à la remise en liberté provisoire d’une soixantaine de détenus d’opinion, il y a quelques jours, le Front relève une «décision politique du pouvoir».  Ce qui «démontre une fois de plus le caractère arbitrairesu système et de son appareil judiciaire, car des centaines de détenus politiques et d’opinion croupissent toujours dans les prisons, souvent pour les mêmes chefs d’inculpation», estime-t-il, pour lesquelles sont poursuivies les personnes qui ont retrouvé la liberté provisoire.

Finalement, ces libérations sont des «manœuvres pour tromper la vigilance politique du peuple et tenter de démobiliser toutes actions d’organisation de luttes et de résistances contre la dérive totalitaire du système », écrit le Front.

Il réitère , par ailleurs, son appel à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques et d’opinion, et dénonce «la poursuite de la politique d’arrestations arbitraires de militants de tout bord politique et l’organisation de parodies de procès dans tout le pays dans l’objet de maintenir un climat de terreur».

Sur la condamnation du militant Moad Gasmi à trois ans de prison ferme, le Front anti-répression a exprimé « son indignation ». Elle vient rappeler que « l’apaisement n’est pas dans l’agenda du régime », conclut le Front qui dénonce aussi «la convocation policière» de Mme Zoubida Assoul, présidente de l’UCP pour s’expliquer sur ses activités partisanes. «Une dérive et une atteinte au multipartisme».

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