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Politique

Entre contrôles judiciaires, mandats de dépôts et relaxe : La Justice dans le brouillard

Plusieurs militants et activistes arrêtés au cours des derniers jours, lors de différentes manifestations, sont remis en liberté. Du moins, ceux présentés ce matin l’ont tous été dans plusieurs wilayas, sauf au tribunal de Sidi M’hamed et Tipaza, qui ont annoncé la détention provisoire et une condamnation.

Achour Nait Tahar

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Tribunal de Sidi M'hamed à Alger
© DR | Tribunal de Sidi M'hamed à Alger

« L’activiste Ahmed Abdellaoui, détenu depuis quelques jours, vient d’être relaxé par le tribunal de Sidi Bel Abbes« , le prévenu devrait tout de même s’acquitter d’une amende de (100 000, 00 DA), à annoncé le comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Pour sa part, le militant et enseignant Salah-Eddine Abdelali a été remis en liberté par le tribunal de Laghouat après son audition, dans la matinée, par le juge d’instruction du même tribunal. Le prévenu a été interpellé après le meeting de Abdelkader Bengrina dans cette ville.

Le CNLD a annoncé également que le militant « Walid Laidouni, est relâché par ordre du juge près le tribunal de Skikda avec restitution de son téléphone portable ». L’avocat Boubeker Hamaili, présent sur place, a précisé que « le procès du militant est programmé en comparution directe, pour le mois de janvier 2020 ».

A Annaba, ce sont cinq activistes qui devaient être présentés devant le procureur de la République, à indiqué le CNLD.

A Biskra, pas moins de vingt personnes ont comparu devant le juge d’instruction près du tribunal de cette ville, suite à leur audition par le procureur de la République. Ils viennent d’être remis en liberté par le juge, selon une source locale. Pas loins de là, à Ouargla, l’activiste et enseignant Nadir Boukhetta a été arrêté sur les lieux même de son travail, à indiqué le CNLD.

Les deux militants de RAJ (Rassemblement Action Jeunesse) Fouad Ouicher et Saida Deffeur, ont comparu devant le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed. Le juge a décidé de placer Fouad Ouicher sous mandat dépôt, Saida Deffeur quant à elle à été mise sous contrôle judiciaire.

A Alger, le procès de Bourezg Khelifa a été reporté au dimanche 8 décembre par le tribunal de Dar El Beïda.

Enfin et à Tipaza, « L’activiste Abdelkader Boumzareg condamné à 2 mois de prison ferme par le tribunal de Hadjout » et « Le dossier de Ali Houari entre les mains du juge d’instruction du tribunal de Cherchel qui l’a placé sous contrôle judiciaire« , rapporte la CNLD dans un post sur les réseaux sociaux.

Politique

À Tizi Ouzou, les citoyens votent sur les détenus d’opinion !

Alors que tous les bureaux de vote sont fermés à Tizi Ouzou, les citoyens de la commune de Bouzeguène ont improvisé un vote populaire d’un autre genre. Les citoyens votent sur les détenus d’opinion.

Achour Nait Tahar

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© FB. INTERLIGNES | vote populaire à Bouzeguène
© FB. INTERLIGNES | vote populaire à Bouzeguène

« Nous n’avons rien à voir avec la mascarade électoral » nous confie Ferhat, un des participants. « Nos héros et nos représentants sont les détenus d’opinion incarcérés injustement depuis des mois ». Les citoyens de la commune de Bouzeguene dans la wilaya de Tizi Ouzou ont organisé ce matin 12 décembre un vote populaire devant le siège de l’Assemblée Populaire Communal (APC).


Après s’être débarrassés des boites de vote officielles, une boite de vote d’un autre genre est plantée devant le siège de l’APC.
« Les citoyens doivent choisir le nom d’un détenus d’opinion à mettre dans l’urne » nous raconte Ferhat qui précise que « c’est une manière symbolique de rendre hommage aux détenus qui croupissent dans les geôles du pouvoir ».

Pour rappel, aucun candidat n’a organisé un meeting en Kabylie, après avoir chassé Ali Benflis de Bouira.

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Politique

Direct | Journée de vote très tendue

Aujourd’hui 12 décembre, c’est le jour J de l’élection présidentielle imposée par le gouvernement et le commandement militaire malgré le rejet de la rue. Hier 11 décembre, les Algériens sont sortis dans plusieurs wilayas pour rejeter ce scrutin qualifié de « honte ». Entre les pro élections et les opposants au vote, la journée s’annonce très tendue.

Bouzid ICHALALENE

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© INTERLIGNES | Manifestation du 11 décembre 2019 à Alger contre l'élection présidentielle
© INTERLIGNES | Manifestation du 11 décembre 2019 à Alger contre l'élection présidentielle

11H25

Les manifestations anti-élection de plus en plus importantes dans plusieurs wilayas.

11H13

Un climat très tendu à Alger. Plusieurs interpellations ont été opérées dans le centre de la Capitale. Les CRS n’épargnent désormais personne. Selon notre journaliste sur place, un policier en civil a également été agressé par les forces de l’ordre.

10H50

Certains médias poursuivent leur opération de manipulation médiatique. La chaine El Bilad rapporte que le Président déchu, Abdelaziz Bouteflika, a voté par procuration et diffuse une photo de sa carte de vote sur laquelle l’on voit clairement la date d’inscription (12 janvier 2017).

10H45

Des citoyens de la commune de Bouzeguène, à l’est de Tizi Ouzou occupe la mairie sous un rythme musical en signe de rejet de l’élection présidentielle.

10H40

Tout en rejetant l’élection présidentielle, des citoyens dans la ville de Tizi Ouzou ont préféré voter pour les détenus d’opinion.

10H30

A Bordj Bou Arreridj, les bureaux de vote sont fermés.

10H10

La situation est très tendue à Alger centre. Les forces de l’ordre fortement déployés sur les lieux ont réprimé une manifestation anti-élection.

10H00

violents affrontements à Haizer (Béjaia) et aux abords de la route de la RN 5, rapportent des témoins sur place.

09H57

Biskra : une centaine de personnes manifestent contre l’élection présidentielle. Les protestataires scandent des slogans hostiles aux tenants du pouvoir.

09H40

La chaine El Bilad utilise la même séquence vidéo pour illustrer le vote dans deux wilaya. Le vice président de la Ligue Algérienne des Droits de L’homme (LADDH) dénonce « la manipulation médiatique’.

09H35
À Constantine, plusieurs manifestations dans le centre de la ville pour dire Non à la présidentielle.


09H30
À Beb Ezzouar, au centre Jorf 3, une quarantaine de personnes ont déjà voté selon un de nos journalistes.

09H25
À Bouira, aucun centre de vote n’est ouvert au niveau des trois dairas Mchedallah, Haizer et Bechloul. Aucun centre n’est ouvert aussi à la commune d’Ath Laaziz. Urnes saccagées à Thameiur et Ras Bouira. Routes coupées et circulation bloquée par les forces de l’ordre à Haizer.

09H00
En Kabylie, la majorité des bureaux de vote sont fermés et les boites de vote détruites par les manifestants qui ont pris d’assaut les centre de vote. Les dispositifs sécuritaires n’ont pas pu résister longtemps pour empêcher les manifestants. Quelques échauffées dans quelques localités à Bouira et Béjaia.

À Tizi Ouzou, les centres de vote dans plusieurs localités n’ont même pas été ouverts.

À Alger, c’est le calme précaire. Le centre de la capital est envahi par un impressionnant dispositif policier. Les bureaux de vote sont sous très haute surveillance. Quelques citoyens ont voté dans quelques bureaux.

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Politique

Manifestation nocturne à Alger

Achour Nait Tahar

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© INTERLIGNES MEDIA | Manifestation nocturne à Alger (archive)
© INTERLIGNES MEDIA | Manifestation nocturne à Alger (archive)

Des centaines de personnes sont descendues, ce soir, dans les rues à Alger pour exprimer leur rejet de la présidentielle. A la rue Didouche Mourad, une foule importante rassemblée sur la voix au niveau des arrêts de bus de Meissonier scande les slogans du Hirak « Pouvoir Assassin« , « les généraux à la poubelle w el Djazayer tedi l’istiqlal » (les généraux à la poubelle, l’Algérie obtiendra son son indépendance) , « makach lvot ya s’hab el kaskrot » (il ne y’aura pas de vote, vendus) .

La manifestation se déroule sous les regards des services de sécurité qui quadrillent les lieux, sans qu’il n’y ait de violence. Décidés à rester pacifistes, les manifestants évacuent peu à peu les lieux, dans le calme, suite aux renforts de policiers qui continuent d’affluer sur les lieux.services de sécurités qui quadrillent les lieux. Les manifestations ne sont pas prêtes de s’arrêter de sous peu à Alger.

Il convient de rappeler que d’autres manifestations nocturnes se déroulent dans d’autres régions d’Algérie.

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