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Politique

En vue de soigner son image : le FCE interdit à ses membres d’exercer la politique

Melissa NAIT ALI

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© DR | Mohamed Sami Agli, président du FCE


Le forum des chefs d’entreprise (FCE) semble vouloir redorer son blason terni, ces dernières années en raison de la connexion d’un nombre important de ses membres avec les milieux politiques en intervenant dans les financements occultes des campagnes électorales du président déchu et des partis au pouvoir.


En effet, pour tenter de se départir de cette réputation peu reluisante, le syndicat des patrons veut mettre fin à cette « collusion virale » des hommes d’affaire, membre de l’organisation, avec les chefs de l’Etat et les partis politiques.

A cet effet, il vient d’interdire à ses adhérents d’exercer la politique sous sa bannière. «Conscient de la mission qui est la sienne et, dont il n’aurait jamais dû se départir ; fort de la sincérité de l’engagement des chefs d’entreprise qui l’animent ; convaincu que la construction de l’Algérie nouvelle à laquelle aspirent les Algériens suppose des instruments d’intermédiation et de régulation fiables, viables et crédibles, le FCE se démarque des pratiques et réflexes qui ont altéré son image de marque et obéré sa crédibilité », explique le FCE présidée par Mohamed Sami Agli dans un communiqué, rendu public aujourd’hui.

Le remplaçant d’Ali Haddad, actuellement en détention en compagnie d’un autre vice-président du FCE, en l’occurrence Amar Ben Omar, s’engage à se retirer complètement de la politique. « Le FCE acte définitivement son engagement exclusif en direction des questions et des préoccupations économiques en les dissociant de la chose politique. De ce fait, il interdit à tous ses membres l’exercice, sous quelque forme que ce soit, de toute activité politique sous sa couverture », lit-on dans le document du FCE.

Politique

Cour d’Alger: les robes noires crient leur colère

Yasmine Marouf-Araibi

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Plusieurs avocats ont tenu une protestation, ce dimanche, à la Cour d’Alger à l’initiative du Conseil de l’ordre des avocats d’Alger. Ce sit-in, qui marque le début d’une grève de sept jours, intervient suite à “l’humiliation” qu’a subi le bâtonnier d’Alger, Abdelmadjid Sellini par un juge.

En effet, jeudi dernier, alors qu’il assurait la défense du patron du groupe Sovac, Mourad Oulmi, qui est poursuivi dans des affaires de corruption, Abdelmadjid Sellini a eu une altercation avec un juge qui a conduit à un malaise et une évacuation à l’hôpital.

Selon plusieurs avocats, Abdelmadjid Sellini avait demandé au juge de reporter l’audience du procès qui s’est déroulée pendant plusieurs heures en raison de la “fatigue”.

Le juge a non seulement refusé de reporter l’audience mais a également demandé aux agents de faire sortir Abdelmadjid Sellini de la salle. Ce dernier a eu un malaise suite à cette altercation et a été évacué à l’hôpital.

“Outrés” par ce comportement qui a visé l’un de leurs confrères, les adhérents du Conseil de l’ordre des avocats ont tenu une réunion au lendemain de l’incident à savoir, vendredi. Cette réunion a été sanctionnée par la décision de boycotter les audiences pendant une semaine et d’organiser un sit-in dimanche devant la Cour d’Alger.

Même si l’appel a été lancé par les avocats de la capitale, les robes noires des autres wilayas ont été conviées à y prendre part. Plusieurs ont donc rejoint le mouvement de protestation et ont assisté au sit-in de ce dimanche.


“Je suis là pour défense cette robe noire”


Jugés pour avoir soutenu un sympathisant de Bouteflika, les avocats ont estimé qu’il était en leur devoir de se solidariser avec Abdelmadjid Sellini parce qu’il a subi cette humiliation alors qu’il exerçait ses fonctions d’avocat. “C’est toute la défense qui est bafouée”, se sont-ils insurgés.

“Malgré les positions politiques d’Abdelmadjid Sellini, je suis ici pour défendre cette robe noire”, a déclaré l’avocate Halima Benabderrahmane de l’intérieur de la Cour d’Alger.

Ainsi, de 10h jusqu’à 11h30, les avocats ont protesté dans l’enceinte de la Cour d’Alger. “L’avocat ne se fait pas humilier”, “Etat civil, non militaire”, “barakat, barakat”, (assez, assez), ont-ils scandé entre autres.






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Politique

L’Algérie condamne avec “fermeté” l’attaque terroriste au Nigeria

Yasmine Marouf-Araibi

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L’Algérie a condamné, samedi, “avec la plus grande fermeté”, l’attaque terroriste qui eu lieu vendredi au Nigeria et qui a fait plusieurs morts et blessés, indique un communiqué du ministère des Affaires Etrangères.

“L’Algérie condamne avec la plus grande fermeté l’attaque terroriste perpétrée hier vendredi par le groupe terroriste Boko Haram contre le convoi transportant le gouverneur de l’Etat de Borno au nord du Nigeria, ayant fait des dizaines de morts et de blessés parmi les civils et les forces de sécurité nigérianes”, a indiqué  le ministère des Affaires étrangères.

“L’Algérie présente ses sincères condoléances et sa sympathie au gouvernement nigérian, au peuple nigérian frère et aux familles des victimes, avec ses vœux pour un prompt rétablissement aux blessés”, ajoute le communiqué.

Renouvelant son entière solidarité et son soutien au gouvernement nigérian, “l’Algérie réitère sa ferme détermination à lutter contre le terrorisme et son engagement permanent à soutenir les efforts de la communauté internationale afin d’éradiquer ce fléau qui menace la paix et la stabilité internationales”, a conclu le communiqué.

Pour rappel, une attaque terroriste a visé vendredi le convoi transportant le gouverneur de l’Etat de Borno au nord du Nigeria. Le premier bilan a indiqué que 15 personnes dont 7 policiers et 3 soldats ont été tués dans l’attaque.

Mais, le bilan s’est alourdit. Selon des sources locales, l’attaque perpétrée, par le groupe terroriste Boko Haram, a fait une trentaine de morts dont 12 policiers, 13 civils et 5 soldats.

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Politique

Conseil national du RCD : « Une stratégie pour semer la peur et la terreur »

Melissa NAIT ALI

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©DR | Siège de l'RCD à Alger centre
© DR | Siège de l'RCD à Alger centre


Le conseil national du rassemblement pour la culture est la démocratie (RCD) réagit aux derniers épisodes des attaques ciblant la formation. L’interdiction de sa réunion prévue dans un hôtel de la capitale et la demande de la levée de l’immunité parlementaire de son président, Mohcine Belabbas, font partie, selon les résolutions de cette instance du RCD, de « la stratégie du pire ».


«Il s’agit dans cette opération de neutraliser le RCD pour ouvrir la voie à une hypothétique reconfiguration autoritaire de la scène nationale », estime cette instance, qui a décidé, selon un communiqué rendu public aujourd’hui, de « laisser ouverte la présente session de sa direction ».

Elle appelle, dans la foulée, « à l’unité et à la mobilisation dans l’action pacifique pour ouvrir la voie à la reprise du Hirak dans la perspective de la construction du rapport de force en faveur de la transition démocratique ».

Le Conseil national du RCD, lit-on dans le même document, estime que la politique qui « consiste à reclientéliser des acteurs du passé et à recruter de nouveaux clients issus des mêmes matrices et marginalisés à la fin du règne de Bouteflika est vouée à l’échec ».

« Elle porte les germes de l’aggravation de la corruption. La répression et l’instauration d’un état d’urgence contre toutes les libertés sont le signe que cette politique ne peut être menée sans l’instrumentalisation des services de sécurité et de la justice pour faire taire toute voix discordante en semant la peur et la terreur », affirme la même source.

Pour le RCD, « l’impasse politique de la façade civile imposée par les tenants du système peut ouvrir la voie à tous les dérapages graves ». « En effet quand une équipe gouvernementale ne mesure pas la portée d’endosser l’interdiction d’une réunion d’un parti légal dont les militants siègent au parlement et dirigent de nombreuses assemblées élues, les interrogations sont légitimes », indique-t-on.

Et d’ajouter : « Le peuple algérien a un aperçu sur les dégâts occasionnés par une gestion nocturne arrosée, l’histoire nous révélera, bientôt, au miracle de quelle sauce des journalistes deviennent des khbardjia et d’authentiques patriotes sont transformés en parias de la ‘’nouvelle Algérie’’ ».

Selon le parti de Mohcine Belabbas, l’insurrection citoyenne, pacifique de Février 2019 n’est pas une « demande de reformes ». « Elle met au centre l’accomplissement de la révolution démocratique avec une charge sociale et de justice qui font écho au contenu de la révolution libératrice de Novembre et de la Soummam », souligne la même source, rappelant que « seul un processus constituant conduit par le biais d’instances issues d’un large consensus est à même de jeter les bases de la construction de l’Etat démocratique revendiqué et tant espéré ».

L’avènement d’un tel consensus ou compromis démocratique suppose, au préalable, précise le RCD, l’exercice effectif de toutes les libertés individuelles et collectives dont le droit de réunion, de rassemblement et de manifestions.

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