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Economie

En hausse de 34,81% : Le déficit de la balance commerciale se creuse davantage

Melissa NAIT ALI

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© DR |Le déficit de la balance commerciale se creuse

Le déficit de la balance commerciale de l’Algérie continue de se creuser. Selon les statistiques, rendues publiques aujourd’hui par la direction générale des Douanes (DGD), il s’est établi, en 2019, à 6,11 milliards de dollars, contre un déficit de 4,53 milliards de dollars en 2018, soit une hausse annuelle de 34,81%.

Cela s’explique par la différence importante entre les revenus des exportations algériennes sur l’année précédente et le montant des importations durant la même période. Selon la DGD, les exportations algériennes ont atteint 35,82 milliards de dollars (mds usd) en 2019, contre 41,79 mds usd en 2018, enregistrant une baisse de 14,29%.

Certes, la facture des importations a sensiblement baissé, mais l’économie nationale souffre de sa dépendance des hydrocarbures, dont les prix ont connu une chute sensible. Les importations, explique la même source, ont, pour leur part, totalisé 41,93 mds usd, contre 46,33 mds usd, en baisse de 9,49%.

 En 2019, les exportations ont ainsi assuré la couverture des importations à hauteur de 85,43%, contre 90,22% en 2018. « Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des exportations algériennes l’année dernière, soit 92,80% du volume global des exportations, en   s’établissant ainsi à 33,24 mds usd, contre 38,87 mds usd, en 2018, enregistrant un recul de 14,48% », note encore la DGD.

Faible volume des exportations hors hydrocarbure

Parallèlement au recul des recettes des hydrocarbures, celles des exportations hors hydrocarbure ne décollent pas. Les revenus en dehors de l’Or noir restent toujours marginaux, avec 2,58 mds usd, ce qui représente 7,20% du volume global des exportations.

Ils ont même régressé de 11,80% par rapport à 2018, où ils étaient de 2,92 milliards de dollars. Les exportations hors hydrocarbures étaient composées des demi-produits,   avec 1,95 md usd contre 2,33 md usd, en baisse de (6,21%), des biens alimentaires avec 407,86 millions usd contre 373,77 millions usd (+9,12%) et des biens d’équipement industriels avec 82,97 millions usd contre 90,1   millions usd (-7,92%).

Pour combler ce déficit, l’Etat continue de puiser dans les réserves de change, dont le volume a aussi fondu. Cette situation augure, en tout cas, des lendemains sombres pour l’économie algérienne. L’on se demande d’ailleurs quelle sera la recette du gouvernement pour éviter un retour rapide à l’endettement extérieur à court terme.

Economie

Revenu par habitant : l’Algérien perd 90 dollars en 2020, selon la banque mondiale

Melissa NAIT ALI

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© DR | Banque Mondiale

L’Algérie dégringole dans le classement des pays en fonction de leur revenu (2020-2021) établi par la banque mondiale. Selon le document publié, aujourd’hui sur le site de l’institution monétaire internationale, l’Algérie est passée dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire inférieur, après avoir été classé l’année dernière dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur.


Selon le tableau de classification, le revenu national par habitant a baissé de 90 dollars, passant ainsi de 4 060 dollars en juillet 2019 à 3 970 dollars au 1er juillet 2020. « Le chiffre du RNB par habitant pour 2018 a été révisé à la baisse ; il s’établit à 840 dollars au lieu de 1 560 dollars (chiffre publié précédemment et figurant dans le tableau). L’Algérie, l’Indonésie, Maurice, le Népal, le Sri Lanka et la Roumanie étaient très proches de leurs seuils respectifs l’année dernière », souligne cependant la banque mondiale.

Selon la même, l’institution de Bretton Woods répartit les économies du monde en quatre groupes : faible revenu, revenu intermédiaire de la tranche inférieure, revenu intermédiaire de la tranche supérieure et revenu élevé. Cette classification est actualisée chaque année le 1er juillet. Elle repose sur le RNB par habitant de l’année précédente (2019 dans le cas présent) en dollars courants, selon la méthode dite « de l’Atlas » pour le lissage des fluctuations de taux de change.

La banque mondiale a relevé deux facteurs déterminent l’évolution de la classification des pays. Il s’agit du RNB par habitant, qui évolue en fonction de la croissance du revenu du pays concerné, de l’inflation, des taux de change et de la démographie, sachant en outre qu’il peut aussi changer à la suite des révisions apportées aux données et aux méthodes de comptabilité nationale.

« Pour que les seuils de classification des revenus restent fixes en termes réels, ils sont ajustés chaque année en fonction de l’inflation. Nous utilisons pour cela le déflateur du droit de tirage spécial (DTS), qui est une moyenne pondérée des déflateurs du PIB de la Chine, du Japon, du Royaume-Uni, des États-Unis et de la zone euro », lit-on dans le même communiqué.

La banque mondiale souligne, cependant, que les « chiffres du RNB utilisés pour cette actualisation ne reflètent pas encore l’impact de la pandémie de COVID-19 ». Selon toujours le même document, « les révisions des comptes nationaux ont joué un rôle important dans l’actualisation à la hausse concernant le Bénin, Nauru et la Tanzanie ». « Pour le Soudan, la valeur du RNB sur la période 2009-2018 a été adaptée à la suite des révisions des taux de change », indique la même source.

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Economie

Energie-coronavirus : le prix du pétrole de l’Opep à son plus haut niveau depuis le début de la crise sanitaire

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Le panier de l’Opep, constitué de prix de référence de 13 pétroles bruts, s’est établi à plus de 42 dollars, son plus haut niveau depuis le début de la crise du Covid-19, selon les données publiés jeudi par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Ce panier de référence de l’Opep (ORB), qui comprend le pétrole algérien (le Sahara Blend), avait a atteint mercredi, 42, 66 dollars, contre 38,22 dollars le baril mardi dernier, précise la même source sur son site web. Il s’agit de son importante hausse mensuelle depuis la crise de la pandémie du Coronavirus qui a eu de graves conséquences sur la demande de l’or noir et les prix qui avaient chutés à 16 dollars.

La première augmentation mensuelle de l’ORB , depuis décembre 2019 a été enregistrée en mai dernier ,avec le début de l’application de l’accord de baisse de production des pays de l’OPEP + signataires de la déclaration de coopération.

Sur une base mensuelle, l’ORB avait augmenté de 7,51 dollars à 25,17 dollars/b, en hausse de 42,5%, avait indiqué l’Opep dans son dernier rapport mensuel.

Cette hausse reflétait des gains dans les principaux repères, car l’offre mondiale de pétrole a diminué et la demande de pétrole brut a commencé à s’améliorer progressivement au milieu de l’assouplissement des contraintes liées au COVID-19, avait expliqué également l’Organisation.

Pour ce début de mois du juillet, la progression du prix moyen de pétrole brut de l’Opep intervient dans le moment ou les 23 pays de l’Opep+ entament la seconde phase de baisse de production pour soutenir les prix de l’or noir.

Pour ce mois de juillet, ces pays sont tenus d’appliquer une baisse de leur production de l’ordre de 9,6 mb/ j durant le juillet 2020, selon les décisions prises lors des réunions de l’Opep et l’Opep + ,tenues le 6 juin dernier.

Mardi, le secrétaire général de l’Organisation du pétrole (Opep), Mohamed Barkindo a salué les décisions historiques prises lors des récentes réunions ministérielles de l’OPEP et des pays non membres de l’OPEP tenues en avril et juin, qui, a-t-il dit, apportent un ‘’soutien indispensable au processus d’équilibrage des marchés et à l’économie mondiale’’.

“Il y a de la lumière à l’horizon alors que certaines des plus grandes économies du monde ont commencé à supprimer progressivement leurs fermetures nationales, ce qui a provoqué une poussée très bienvenue de la demande de pétrole”, a-t-il ajouté.





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Economie

Sonatrach-ENI : signature de plusieurs accords de coopération principalement dans le secteur gazier

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© DR | Sonatrach

 La Compagnie nationale des Hydrocarbures Sonatrach et le groupe italien ENI ont signé mercredi à Alger plusieurs accords de coopération dans le secteur du gaz et un mémorandum d’entente portant sur les possibilités d’investissement dans l’exploration et la production d’hydrocarbures.

En présence du ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar et des P-dg des deux compagnies respectivement MM. Toufik Hakkar et Claudio Descalzi, les deux parties ont signé un mémorandum d’entente (MoU) pour identifier les possibilités d’investir conjointement dans l’exploration et la production d’hydrocarbures en Algérie dans le cadre de la nouvelle Loi sur les hydrocarbures.

Le MoU couvre aussi l’examen des opportunités d’exploration et de production à l’international.

Il a été également procédé à la signature de trois (03) accords gaz portant sur la commercialisation par Sonatrach, pour le compte des parties, du gaz sec issu des périmètres Ourhoud II, Sif Fatima II et Zemlet El Arbi, d’un volume annuel de près de 1,5 milliards m3, et ce jusqu’en 2049.

De plus, un avenant du contrat de vente de gaz signé entre Sonatrach et ENI, fixant les conditions commerciales pour l’année gazière 2020-2021. Ledit contrat, datant de 1977, a été renouvelé en mai 2019 pour l’approvisionnement du marché italien pour une durée de huit (8) années fermes jusqu’en 2027, plus deux années optionnelles supplémentaires.

Lors d’un point de presse en marge de cette cérémonie de signature, le ministre de l’Energie a salué la poursuite des relations de partenariat entre les deux groupes énergétiques rappelant qu’ENI possède plus de 12 contrats de coopération avec Sonatrach dans l’exploration et l’exploitation.

“C’est (ENI, Ndlr) un partenaire historique et de premier plan pour l’Algérie dans le secteur de l’énergie”, a réaffirmé M. Attar, soulignant l’intérêt de développer la coopération entre les deux parties dans les secteurs de l’amont, de l’aval et en matière de commercialisation dans un intérêt commun.

Pour le P-dg de Sonatrach, le MoU permettra de renforcer les relations entre les deux parties dans les domaines de l’exploration et de l’exploitation en Algérie.

“Il y a beaucoup d’opportunités que nous devons examiner ensemble. Il s’agira également d’évaluer les opportunités à l’international et de développer les projets d’énergie solaire au niveau des gisements de l’association Sonatrach-ENI”, a indiqué M. Hakkar.

Pour M. Descalzi, malgré la conjoncture internationale du secteur énergétique qui a nécessité la baisse des investissements de la compagnie italienne de près de 35 %, “ENI a décidé de continuer et de rester avec un budget intégral en Algérie”.

“Cela montre que nous travaillons bien avec nos associés en terme de temps, de procédures”, a estimé le représentant italien.

Selon un communiqué de Sonatrach, “cette rencontre confirme la volonté des deux parties de développer leur partenariat dans divers segments de l’industrie pétrolière et gazière ainsi que dans le domaine des énergies renouvelables”.

Des études pour la réalisation de nouveaux projets de centrales photovoltaïques à l’instar de celui réalisé au niveau du site de production de BRN, seront incessamment entamées, selon le même document.

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