Connect with us

Accueil

En attendant la réaction du pouvoir : le peuple dit « non » au 5ème mandat

Melissa NAIT ALI

Published

on

Les Algériens viennent d’administrer une véritable leçon politique aux tenants du pouvoir. Une réponse historique qui signe définitivement l’échec d’un régime qui a tout tenté, cette fois-ci, pour faire avorter les appels à manifester contre le 5ème mandat du chef de l’Etat : invocation « de la main étrangère », des « ennemis de l’intérieur », « les risques de retour à la décennie noire ».

Les Algériens viennent d’administrer une véritable leçon politique aux tenants du pouvoir. Une réponse historique qui signe définitivement l’échec d’un régime qui a tout tenté, cette fois-ci, pour faire avorter les appels à manifester contre le 5ème mandat du chef de l’Etat : invocation « de la main étrangère », des « ennemis de l’intérieur », « les risques de retour à la décennie noire ».

 

Cette propagande officielle s’est avérée nulle. Le peuple, d’une maturité extraordinaire, a donné, de fort belle manière sa réponse à Ahmed Ouyahia et consort. Comme un seul homme, les Algériens se sont levés pour s’en prendre au régime et ses symboles : le président Bouteflika, son frère Saïd et le premier ministre, Ahmed Ouyahia.

Partout en Algérie, le mot d’ordre est le même. De l’est à l’ouest, en passant par le centre et le sud, les manifestants ont prononcé leur verdict : « non au 5ème mandat ». Le 22 février est incontestablement une journée historique.

Elle l’est par la mobilisation et par le comportement pacifique des manifestants. En effet, mis à part quelques incidents enregistrés à Akbou dans la wilaya de Bejaia, les marches et rassemblements organisés, partout dans le pays, se sont déroulés sans heurts et sans violence.

En effet, la mobilisation contre la nouvelle mandature du président Bouteflika a commencé avant l’heure. Alors l’heure fixée pour le début du mouvement était 14h00, des manifestants se sont affichés dès le début de la matinée. A Annaba, à Bouira, à Boumerdes, à Oran, à Tiaret, plusieurs marches et rassemblements, ont été organisés au début de la matinée.

Quadrillé par la police, Alger était dans l’attente. Un important dispositif policier a été mis en place très tôt. Voulant dissuader les manifestants, des chasses neiges, des canaux à eau et des fourgons de police ont été placés au niveau des principales places de la ville. Comme la réaction des habitants était imprévisible, la police a été surprise par l’ampleur de la mobilisation. En effet, des milliers de personnes ont pris d’assaut la place du 1er mai vers 14h00.

Alger renoue avec les marches

Des jeunes et des moins jeunes, des femmes et des hommes se sont rassemblés dans la place, scandant des slogans hostiles au président Bouteflika qui a eu pour son grade. « Bouteflika Ya Lmaroki, makench 3ouhda Khamsa (Bouteflika le marocain, vous n’aurez pas un 5ème mandat) », et « Echaab la yourid Bouteflika wa Saïd (le peuple ne veut pas de Bouteflika et Saïd) », scandent en chœur les manifestants qui ont repris les mêmes slogans entendus déjà dans les précédentes manifestations enregistrées dans la semaine.

Des milliers d’autres manifestants ont occupé la place de l’émir Abdelkader avant d’entamer une imposante marche en empruntant le boulevard Larbi Ben M’Hidi (Ex-rue d’Esly) vers le palais du gouvernement.

La procession composée, majoritairement de jeunes, a été stoppée à quelques encablures de l’édifice abritant le siège du gouvernement. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de disperser la foule.

Selon des témoins sur place, on dénombre même des blessés parmi les manifestants. Une autre marche a pris la direction d’El Mouradia. Mais les manifestants ont été stoppés à quelques 300 mètres du siège de la présidence. La mobilisation n’a pris fin qu’en début de soirée.

Parallèlement à la manifestation d’Alger, des marches ont eu aussi lieux dans de nombreux chefs-lieux de wilayas, donnant ainsi une réponse claire à ceux qui « prétendent que le 5ème mandat est une demande populaire ».

Silence radio des chaînes TV

Malgré l’importance de l’évènement, les médias lourds algériens l’ont carrément zappé. Les chaînes privées, promptes à assurer des live sur tout et n’importe quoi, étaient absentes durant toute la journée. L’ENTV n’a pas dérogé à la règle. Aucun mot n’a été soufflé sur l’évènement au journal télévisé de 20h00. Le seul média publique à avoir donner l’information est l’APS. Mais la dépêche évoquant des manifestations dans tous les pays ont été expurgés de toute référence au rejet du 5e mandat du président Bouteflika.

Dans un communiqué, la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) .a précisé “que ses services ont procédé, vendredi 22 février 2019, à l’interpellation de quarante et une (41) personnes pour troubles à l’ordre public, actes de vandalisme, dégradation des biens, violence et voies de fait.”

Accueil

Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

Avatar

Published

on

L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

Continue Reading

Accueil

Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

Avatar

Published

on

Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

Continue Reading

Accueil

28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: “Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir”

Avatar

Published

on

Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer “une fin de non-recevoir”. “Dawla madania, machi askaria”, “Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance !”, a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse “makanch intikhabat m3a l’issabat” (pas d’élections avec la bande),  “les généraux lazam ytirou”, crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. “Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance”, témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. “Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat”. “Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter”, scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

Continue Reading

Tendances

INTER-LIGNES

GRATUIT
VOIR