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En attendant Amar Ghoul: Ould Abbas et Barkat renoncent à leur immunité parlementaire

Melissa NAIT ALI

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Les deux anciens ministres et sénateurs du tiers présidentiel, Djamel Ould Abbas et Saïd Barkat n’ont pas voulu attendre pour qu’ils soient déchus de leur immunité parlementaire. Ils décident de s’en séparer de leur plein gré pour se mettre à la disposition de la justice qui les a réclamés.

En effet, après plusieurs semaines de résistance et au moment où le bureau du conseil de la Nation s’apprêtait, suite à l’épuisement de la procédure légale, à soumettre leur cas à la plénière, les deux membres du tiers présidentiel décident de renoncer à leurs immunité parlementaire.

L’information a été annoncé aujourd’hui par les concernées en informant les instances du conseil de la Nation. Ils devront ainsi répondre des accusations de détournement de l’agent du ministère de la solidarité nationale lorsqu’ils étaient chargés, entre 2008 et 2012, de la gestion de ce département.

Pour rappel, le ministère de la justice avait adressé une correspondance au bureau de la chambre basse du parlement lui demander de procéder à la levée de l’immunité parlementaire des deux sénateurs pour que leurs dossiers soient traités par la justice.

Amar Ghoul réclamé aussi par la justice  

Mais la procédure, enclenchée, a beaucoup tardé à se concrétiser. Ce n’est qu’au début de la semaine en cours que le Bureau du Conseil de la chambre haute du parlement a décidé de trancher la question. L’instance présidée par Salah Goudjil a programmé une réunion en vue de convoquer une plénière qui devra voter sur la levée de l’immunité parlementaire de ces deux membres. Cette rencontre était programmée pour le 19 juin prochain.

« Après avoir examiné le rapport transmis par la Commission des Affaires  juridiques, administratives, des droits de l’homme, de l’organisation locale, de l’aménagement du territoire et du découpage territorial, sur la demande du ministre de la Justice concernant l’activation de la procédure de la levée de l’immunité parlementaire des deux sénateurs, Saïd Barkat et Djamel Ould Abbès, le Bureau a décidé de se réunir à huis clos, le mercredi 19 juin, pour statuer sur cette question, et ce conformément aux dispositions de l’article 125 (alinéa 04) du Règlement intérieur du Conseil de la nation », indique le bureau du sénat dans un communiqué, rendu public il y a quelques jours.

Outre les deux sénateurs et cadre du FLN, le Conseil de la nation (Sénat) a reçu aussi la demande de la justice relative à la levée de l’immunité parlementaire de l’ex-ministre des travaux publics et actuel sénateur du tiers présidentiel Amar Ghoul. L’annonce a été faire par un sénateur du FLN, Abdelouahab Benzaim. « La demande de levée immunitaire parlementaire d’Amar Ghoul est arrivée au Sénat », annonce-t-il sur sa page Facebook.

 

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: “Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir”

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer “une fin de non-recevoir”. “Dawla madania, machi askaria”, “Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance !”, a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse “makanch intikhabat m3a l’issabat” (pas d’élections avec la bande),  “les généraux lazam ytirou”, crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. “Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance”, témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. “Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat”. “Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter”, scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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