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Emprisonnement de Rabah Kareche : des journalistes exigent sa libération

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© DR | Sit-in en solidarité au journaliste incarcéré Rabah Kareche
© DR | Sit-in tenu le 25 avril 2021 à Alger en solidarité au journaliste incarcéré Rabah Kareche

Des dizaines de journalistes, personnalités politiques et d’avocats se sont rassemblés aujourd’hui devant le siège du journal Liberté pour « exiger la libération » du journaliste Rabah Kareche placé en détention préventive la semaine précédente à Tamanrasset suite à la publication d’articles de presse.

Munis de pancartes sur lesquelles on pouvait lire « libérez Rabah Kareche », « libérez la presse, ou « la presse n’est pas un crime », les journalistes scandent notamment « presse libre et justice indépendante ».

L’avocat Hakim Saheb regrette le recours à ces pratiques pourtant « interdites par la constitution ». « Les décideurs utilisent des lois parallèles pour contourner la constitution afin d’emprisonner les journalistes », nous a-t-il déclaré.

Le même avis est partagé par les collègues du journaliste au journal Liberté qui estiment que le pouvoir « pense que ses collègues vont le lâcher parce qu’il est à 2000 kilomètres d’Alger » nous déclare le journaliste Mohamed Iouanoughene qui regrette le recours du pouvoir à ce genre de pratiques « après deux ans du déclenchement de la révolution du sourire ».

Ramdane Youcef Taazibt, membre du bureau des partis des travailleurs dénonce quant à lui « l’instrumentalisation de la justice pour traquer les journalistes libres et indépendants ».

Le même avis est partagé par Groussel Abdelkader, président du bureau d’Alger au Rassemblent pour la culture et la démocratie (RCD), qui « dénonce ces pratiques anciennes et apporte son total soutien au journalistes Rabah Kareche ».

Le président de l’association Rassemblement Action Jeunesse (RAJ) Abdelouahab Fersaoui dénonce « des pratiques d’un ancien âge et exige la libération immédiate du journaliste » tout en soulignant que « la révolution du sourire ( Hirak Ndlr) a été enclenchée justement pour mettre fin à ce genre de pratiques qui doivent cesser immédiatement”.

Des pancartes revendiquant aussi la libération de Saïd Boudour arrêté encore une fois le vendredi passé lors de la manifestation du Hirak à Oran, ont été brandies.

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