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Politique

Emblème Amazigh : Le procès de six détenus programmé

Le procès des cinq détenu.e.s d’opinion « est programmé pour le lundi 11 Novembre 2019 au tribunal de Sidi M’hamed » a annoncé le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD).

Bouzid ICHALALENE

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Emblème Amazigh
© INTERLIGNES | Plusieurs drapeaux Amazighs bandits devant la grande poste à Alger

Il s’agit respectivement de Samira Messouci, Elhadi Kichou, Amokrane Challal, Aouissi Mustapha Hocine et Smail Chebili qui sont arrêtés lors des marches du « Hirak ». Ils sont accusés d’ « atteinte à l’unité nationale » en vertu de l’article 79 du code pénal.

C’est le troisième procès des manifestants arrêtés pour port de l’emblème Amazigh qui se déroulera, après un groupe de six manifestants à Sidi M’hamed et un autre groupe de cinq manifestants à Bainem.

Pour rappel, la prononciation des verdicts des deux procès qui se sont déjà déroulés sont reportés pour la deuxième fois après la grève des magistrats, et les jugements seront prononcés les 12 et 13 novembres prochains.

Politique

Les partisans des élections malmenés : le pouvoir pris dans son propre piège.

Des marches de soutien à l’élection présidentielle, prévue pour le 12 décembre, sont organisées par le pouvoir à travers le pays. A chaque fois, des rassemblements populaires naissent spontanément pour chasser les pros-élection.

Melissa NAIT ALI

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@DR/ marche de soutien à la présidentielle.

Les tenants du régime tombent dans leurs propres pièges. Voulant donner l’illusion que les Algériens sont favorables à la présidentielle du 12 décembre prochain, ils ont eu droit à l’effet contraire. En dépit des moyens déployés et de la propagande menée via les chaines de télévision, publiques et privées, le pouvoir ne parvient toujours pas à mettre en place un rapport de force en faveur de cette élection. Pis encore, les marches qu’ils tentent d’organiser tournent au ridicule. Elles sont désormais empêchées par les citoyens pros-hirak, comme ce fut le cas aujourd’hui dans plusieurs villes du pays.

Voulant reproduire le même scénario que celui de la semaine dernière où des marches et des rassemblements de quelques dizaines de personnes ont été organisées dans certaines régions, les partisans des élections ont été sérieusement mis en difficulté, ce samedi 16 novembre. N’ayant pu mobiliser un nombre suffisant les manifestants, les organisateurs de ces actions de soutien à Gaïd Salah ont dû battre en retraite, malgré la protection policière importante dont ils ont bénéficié.

En effet, à Oran, à Sidi Belabbes, à Tebessa, à Constantine ainsi qu’à Bordj Bou Arreridj, les manifestations de partisans des élections ont été écourtées. Et pour cause, la présence massive des activistes du Hirak qui les ont hués, raillés et même chassés. « Djabouhoum men zaouia, aâtawelhoum teltemya (Ils les ont ramené des Zaouia et leur ont donné 3000 DA) » et « makench el vote ya shab l’casse-croute (il n’y aura pas de vote espèce de vendus) », lancent notamment les anti-élection à Oran. Dans cette ville, comme il est possible de le voir sur plusieurs vidéos postées sur les réseaux sociaux, le nombre de manifestants anti-élection était largement supérieur à ceux des partisans du pouvoir qui ont été contraints de quitter les lieux, sitôt arrivés. Les agents de police ont ensuite procédé à de nombreuses arrestations parmi les contestataires.

Mêmes scènes à Tebessa et dans d’autres villes.

Dans cette ville, les pros Gaid Salah ont même jeté les drapeaux qu’on leur a donné, avant de prendre leurs jambes à leurs cous. « Nous avons récupéré ces drapeaux. Les cachiristes les ont jetés par terre », affirme un citoyen de cette wilaya, fier d’avoir participé à faire échouer « l’action » des partisans des élections.

Même scénario dans les autres villes où les activistes pros-hirak ont démenti les allégations de leurs adversaires qui tentent de faire croire que le Hirak est contre l’institution militaire. « Non, l’armée nous appartient. Ce sont ses chefs que nous dénonçons », affirment les manifestants qui s’expriment dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux.

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Politique

Arrestations musclées à Oran

La répression était au rendez vous à Oran où une soixantaine de personnes ont été arrêtées par la police, lors d’une marche en faveur de l’élection présidentielle vite désavouée par un imposant rassemblement de citoyens hostiles au scrutin.

Achour Nait Tahar

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@DR/arrestations musclées à Oran

la répression s’abat sur les contestataires qui expriment leur rejet de l’élection présidentielle, prévue pour le 12 du mois prochain par les tenants du pouvoir, et qu’ils qualifient de « mascarade ». Après Annaba et Constantine, c’est au tour d’Oran de connaitre une vague d’arrestations de manifestants et citoyens qui se sont rassemblés dans la matinée de ce samedi 16 novembre, à la place d’Arme, au centre ville d’Oran, pour exprimer leur rejet de l’élection présidentielle imposée par les tenants du pouvoir.

A l’origine, une poignée de personnes était venue pour marcher en faveur de l’élection présidentielle à la place d’arme d’Oran, escortées par un important dispositif de sécurité. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que des citoyens hostiles au scrutin se rassemblent et forment une impressionnante contre marche, scandant des slogans entonnés dans les marches du Hirak tels que :  » dégage Gaid Salah, had el aam makach l’vot (dégage gaid salah, cette année il n’y aura pas d’élection) « . La tension monte peu à peu, avant que la police n’intervienne et procède à l’arrestation d’une soixantaine de personnes, a alerté le comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page facebook.

Il convient de rappeler que la ville de Chlef est également touchée par la vague d’arrestations dans les rangs des manifestants et activistes du Hirak, au vu des 14 personnes arrêtées ce week end et qui devraient être présentées demain, dimanche 17 novembre, devant le procureur de la République, toujours selon les informations publiées par le CNLD sur les réseaux sociaux.  » Il s’agit de : Amar Ali, Khelil Youcef, Halimi Fayçal, Ali Mokrane, Fehas Mohamed, Hamouda Tayeb, Youcef Bouzina, Ghachi Yazid, Chachou Ali, Benyoucef Djilali Samet « , est-il écrit. A signaler qu’il manque les noms de 4 personnes, parmi les interpellés, qui ne sont toujours pas identifiées.

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Politique

La confédération syndicale des forces productives (COSYFOP) appelle à une grève générale

La confédération syndicale des forces productives (COSYFOP) a lancé un préavis de grève et demande l’annulation de l’élection présidentielle.

Achour Nait Tahar

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@DR/ confédération syndicale des forces productives.

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la confédération syndicale dévoile les revendications adressées au conseil constitutionnel, entre autres le « respect des libertés fondamentales des personnes garantis par la constitution, notamment le droit à la manifestation, à l’expression, à la circulation ainsi que le droit syndical » .

Le même document exige la « libération immédiate de tous les détenus du Hirak, tout en tenant pour responsables tous les juges et procureurs de la république impliqués dans l’arrestation ou l’emprisonnement arbitraire de citoyens, pour exercice de droits fondamentaux garantis conformément aux conventions internationales ».

Les auteurs du communiqué revendiquent également la « destitution d’Abdelkader Bensalah et de Nourreddine Bedoui de la chefferie de l’Etat et du gouvernement et leur remplacement par des personnalités nationales consensuelles ».

Les syndicalistes poussent encore plus loin leurs revendications, en demandant la dissolution de l’autorité nationale indépendante des élections (ANIE) ainsi que « l’annulation de toutes les lois proposées par le gouvernement provisoire en violation des dispositions de la constitution ». Pour affirmer leur détermination, ils lancent un préavis pour une grève générale de 4 jours, du 8 au 11 décembre prochain, au conseil constitutionnel.

A l’approche du rendez vous électoral rejeté par l’écrasante majorité des algériens, la pression sur les tenants du pouvoir monte de jour en jour.

 

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