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Politique

Elle dénonce une « répression généralisée » en Algérie: une ONG appelle au respect des libertés

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT) a dénoncé, ce mercredi 9 octobre 2019, une « répression généralisée » du mouvement de contestation en Algérie insistant, par la même, sur l’impératif de rétablir « au plus vite » la liberté d’expression, de réunion et de manifestation. 

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Crédit photo: Khaled Drareni

« Dans un contexte de répression croissante des manifestations pacifiques par les forces de l’ordre algériennes, des centaines de personnes ont été arbitrairement arrêtées depuis début septembre, dont de nombreux défenseurs des droits humains », a indiqué l’Observatoire dans un communiqué.

L’observatoire a appelé à la libération immédiate et inconditionnelle des défenseurs des droits humains ainsi qu’au respect des libertés d’expression, de réunion et de manifestation qui sont, à deux mois des élections présidentielles, grandement menacées en Algérie », précise-t-on dans le même communiqué.

« A deux mois des élections présidentielles du 12 décembre, cette vague d’arrestations arbitraires, qui a clairement pris pour cible les défenseurs des droits humains, est un très mauvais signal pour une éventuelle transition vers la démocratie en Algérie », regrette l’ONG estimant que « le régime en place tente par tous les moyens de se maintenir au pouvoir et d’étouffer le mouvement de contestation pacifique en cours, instaurant un climat de peur par la répression ».

« Les libertés d’expression, de réunion et de manifestation doivent être rétablies au plus vite à travers le pays », insiste l’ONG.

Politique

L’ONM appelle le Hirak à désigner son candidat pour la prochaine présidentielle

L’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) a appelé, mardi dans un communiqué, les participants au Hirak à plébisciter la personne qu’ils jugent apte à répondre à leurs aspirations, soulignant l’importance de « réunir les conditions favorisant une participation nationale constructive » à la prochaine échéance présidentielle.

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Lors de sa réunion périodique tenue lundi, l’ONM a évoqué la scène politique nationale et les préparatifs de l’élection présidentielle du 12 décembre. Après avoir mis en évidence « l’importance que revêt l’institution présidentielle dans la pyramide de l’Etat », l’ONM a appelé les participants au Hirak à « plébisciter la personne qu’ils jugent apte à répondre à leurs aspirations », précise le communiqué cité par l’agence officielle.

Pour réunir les conditions favorisant une participation nationale constructive à l’accomplissement de ce devoir, il importe de saisir et de traiter ce que d’aucuns estiment être des entraves susceptibles de les détourner de cette échéance, estime l’organisation.

L’ONM a, par ailleurs, affirmé qu’elle était pleinement convaincue que « l’intelligence nationale et la volonté sincère à préserver la place du pays dans le concert des nations amènera ceux qui assument la responsabilité à faire tout ce qui est à même de permettre de dépasser cette épreuve et d’atteindre les objectifs escomptés », conclut le communiqué.

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Politique

Placé en « isolement » à la prison de Koléa, Karim Tabbou « subit une torture morale »

Karim Tabbou, coordinateur de l’Union démocratique et sociale et figure du mouvement de protestation populaire contre le pouvoir en place a été est placé « en isolement à la prison de Koléa ». Ses avocats ont fait part de leur inquiétude quant aux conditions de son incarcération, rapporte le quotidien El Watan.

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Crédit photo: DR. Karim Tabou, porte-parole de l'UDS

Maintenu en détention provisoire mercredi dernier, Karim Tabbou fervent opposant au régime en place, a été « placé en isolement et dans le couloir réservé aux condamnés à mort », révèle la même source.

Pour ses avocats, Maîtres Aïssa Rahmoune, Zoubida Assoul et Mustapha Bouchachi, le placement en isolement de Tabbou est une « condamnation avant l’heure ».

«La procédure judiciaire veut que Karim Tabbou soit placé avec les autres détenus dès lors qu’il y a présomption d’innocence. On n’isole pas quelqu’un qui n’est pas encore jugé. Lorsque l’on met quelqu’un en isolement dans ce genre de procès, on assimile cela à une première peine, il s’agit d’une condamnation qui ne dit pas son nom», explique Me Rahmoune cité par le journal El Watan ajoutant que Karim Tabbou s’est plaint à ses avocats des conditions intenables et insupportables de son incarcération. «Il est mis en isolement dans une cellule au rez-de-chaussée. Un couloir que fréquentent les condamnés à la peine capitale », dénonce le collectif d’avocats.

Me Zoubida Assoul précise que Tabbou « subit en prison une torture morale, alors qu’il avait déjà subi, lors de son arrestation par les services de sécurité, des violences verbales et physiques, en plus des injures et des insultes ».

«Karim Tabbou a été malmené, il a été privé pendant sa garde à vue d’un droit légal prévu dans le code de procédure pénale, à savoir un coup de fil à ses proches », ajoute-elle.

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RCD: l’escalade dans la répression « renseigne sur la panique du régime »

Dénonçant la répression policière qui ont ciblés les manifestants ce mardi lors de la 33e marche des étudiants contre le système, notamment, à Alger et à Bordj Bou Arreridj, le RCD estime que « cette escalade renseigne sur la panique du système et son incapacité à asseoir un dialogue pour sortir le pays de la crise actuelle ».

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« Des marches pacifiques hebdomadaires des étudiants viennent d’être réprimées brutalement par la police, notamment à Alger et Bordj-Bou Arreridj. Des dizaines d’arrestations parmi les manifestants et de nombreux blessés ont été enregistrés », relève le RCD dans un communiqué rendu public ce mardi.

Le parti souligne que « face à la détermination de la communauté universitaire à continuer la mobilisation jusqu’au départ du système et de ses symboles, le pouvoir recourt, une fois de plus, à la violence ».

« Cette escalade renseigne sur la panique du régime et son incapacité à asseoir un dialogue pouvant sortir le pays d’une crise que seul le peuple algérien peut dénouer par son choix souverain en dehors des agendas déclarés ou cachés du vice-ministre », estime le RCD.

Le parti dénonce dans la foulée « l’usage de la violence contre des manifestants pacifiques et exige la libération de toutes les personnes interpellées par les forces de répression.il renouvelle son appel à la libération sans condition de tous les détenus d’opinion », appelant les Algériens « à demeurer mobilisés et à intensifier et diversifier les luttes pacifiques pour l’avènement d’une transition démocratique ».

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