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Éducation: un syndicat appelle à la suppression du français au primaire!

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À peine la décision d’adopter, «après une étude approfondie menée par des experts et des spécialistes»,  l’enseignement de l’anglais au primaire a été prise par les hautes autorités, que l’eternel débat sur la suppression du français dans le même cycle refait surface.

Un syndicat de l’éducation nationale a appelé «à la suppression du français du cycle primaire», justifiant sa position par «l’allègement (du programme) de l’élève». L’Organisation algérienne des professeurs de l’éducation (Oape), en l’occurrence, plaide, dans un communiqué à l’issue de la réunion de son Bureau national, pour que «le français soit uniquement maintenu, comme toutes les autres langues, au Moyen et Secondaire».

Le 19 juin dernier, lors d’une réunion du Conseil des ministres, le président Abdelmadjid Tebboune appelé le gouvernement à «adopter la langue anglaise à partir du cycle primaire». Seulement, rien n’indique que ce sera pour l’année scolaire prochaine. Son application devra être précédée par une «étude approfondie menée par des experts et des spécialistes», selon les termes du communiqué de la réunion. Un processus qui, sans doute, sera très long.

L’anglais après une «étude approfondie» 

Mais, pour l’Oape qui «salue» la décision, c’est chose facile apparemment, puisqu’elle appelle le ministère de l’Education nationale «à adopter l’enseignement de l’anglais à partir de la prochaine année scolaire».

Une question s’impose: ce syndicat a-t-il pensé aux moyens humains et financiers que nécessiterait l’adoption de l’anglais dans le programme ? Sûrement pas ! Des spécialistes affirment que pour couvrir les 20100 écoles primaires réparties à travers le territoire national, il faut environ 30000 enseignants, sans parler du budget qui devra être mobilisé.

Précipitation

Aussi, lorsqu’on appelle à supprimer l’enseignement du français au primaire, a-t-on pensé à l’avenir des enseignants de cette langue actuellement en poste ? À moins que ce genre d’appels n’obéisse à des considérations purement idéologies, la logique fait que toute révision doit être incluse dans une vision globale de réforme du système éducatif. La vraie question a toujours été et reste, selon les pédagogues : «de quelle école voudrons-nous ?».

L’école otage de l’idéologie ?

Cependant, force est de constater que l’école demeure otage de visions idéologiques, particulièrement chez le courant islamo-conservateur en Algérie (partis et associations), qui ne rate aucune occasion pour s’exprimer sur les questions liées au programme scolaire.

C’est à ce titre que le syndicat Oape appelle «à supprimer tout ce qui touche aux principes de la société du livre scolaire » et surtout «à réhabiliter les matières de l’identité nationale, à leur tête les sciences islamiques».

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