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Politique

Education : Rencontres et propositions pour sauver l’année scolaire 2019-2020

Yasmine Marouf-Araibi

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Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, a tenu ce mardi à Alger une rencontre de concertation avec des syndicats agréés du secteur de l’éducation “afin de réfléchir et débattre de toutes les mesures envisageables” concernant les cours du troisième trimestre et l’organisation des examens nationaux.

“Nous sommes là pour écouter toutes les propositions et je suis convaincu que nous parviendrons, après parachèvement des concertations avec tous les partenaires, à des résultats satisfaisants pour les élèves et les parents et rassurants pour tous les membres de la famille éducative”, a déclaré le ministre lors de cette réunion.

“L’objectif de cette réunion est de réfléchir et de débattre de toutes les mesures envisageables pour ce qui reste de cette année scolaire concernant les cours et l’organisation des examens nationaux, en fonction du taux d’avancement dans l’application des programmes dans les trois cycles de l’enseignement, et ce en cas de prolongation du confinement ou en cas de déconfinement”, a-t-il expliqué.

“L’année scolaire 2019-2020 ne sera pas déclarée blanche, au vu du taux d’avancement dans l’application des programmes, tous cycles confondus, jusqu’au 12 mars 2020, d’une part, et la période restante du 3e trimestre, fixée entre quatre et cinq semaines de cours effectifs au maximum, d’autre part », a rappelé Mohamed Ouadjaout.

La réunion, a regroupé des représentants de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE), de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE), du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST) , du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), du Syndicat national des corps communs et des ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN),du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), ainsi que du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement primaire (SNAPEP).

Le président de l’Union nationale des personnels de l’enseignement et de la formation (Unpef) , Sadek Dziri, a de son coté fait part des propositions de six syndicats réunis hier par visio-conférence, lors de son passage à la Chaîne Une de la Radio nationale. Cette série de propositions vise à sauver l’année scolaire 2019-2020, suspendue dans le cadre des mesures préventives pour endiguer la propagation du coronavirus.

Pour commencer, le président de l’Unpef a déclaré que six syndicats nationaux, réunis hier par visio-conférence, écartent le retour des élèves à l’école après le 15 mai. Pour eux, la décision de prolonger le confinement jusqu’au 15 mai rend impossible le retour des élèves à l’école. Cette date marque pratiquement la fin de l’année scolaire, a-t-il fait remarqué.

Dans ce sens, ces syndicats proposent de sauver l’année scolaire en comptabilisant les moyennes du 1er et 2e trimestre pour toutes les classes jusqu’en deuxième année secondaire.

En ce qui concerne les classes d’examens, les syndicats proposent de comptabiliser les moyennes des deux premiers trimestres pour passer en classe supérieure, dans le cas où il sera impossible d’organiser l’examen du 5e année et le BEM.

En outre, Sadek Dziri informe qu’ils ont proposé de rabaisser les moyennes de passage à 4.5 au lieu de 5 pour les élèves de 5e année et à 9 au lieu de 10 pour les élèves de 4e année moyenne.

En ce qui concerne l’examen du BAC Sadek Dziri, explique que les syndicats de l’Education ont proposé de le repousser à la mi-septembre prochain.

Politique

Condamnation de Khaled Drareni: le comité de soutien charge Tebboune et Ammar Belhimer

Melissa NAIT ALI

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“Les geôliers de Khaled Drareni devant leurs responsabilités”. C’est ce qu’a affirmé, ce mercredi, le comité de soutien au journaliste, condamné le 15 septembre dernier, à deux ans de prison ferme.


Dans un communiqué rendu public, le comité charge le président, Abdelmadjid Tebboune et le ministre de la communication, Ammar Belhimer, qui ont tout fait, à travers leurs interventions, à justifier l’emprisonnement du journaliste avant de l’enfoncer.

Le directeur de casbah tribune a subi un traitement spécifique. Celui d’un otage personnel de Abdelmadjid Tebboune. Le président de la République a conduit une charge personnelle contre le détenu provisoire, le 02 mai 2020 en le traitant de « Khebardji » pour justifier son incarcération le 27 mars précédent“, explique le comité dans un communiqué.

Selon la même source, l’appareil de la justice, la cour d’Alger, après le tribunal de Sidi M’hamed ne “s’est pas « libéré » de cet épisode unique dans les anales où un chef d’Etat se transforme en procureur général dans une affaire en cours, ajoutant une accusation inventée par son entourage et ne figurant ni dans le rapport de l’enquête préliminaire ni dans le dossier de l’instruction judiciaire“.

Le verdict, ajoutent les rédacteur de ce communiqué, “a suivi le réquisitoire assumé au sommet de l’État” . “C’est un précédent d’une gravité monumentale dans la vie de la république s’agissant d’un journaliste protégé par l’article 50 de la constitution pour exercer sa mission d’information“, précisent-ils également.

Rappelant que les seuls faits pour lesquels Khaled Drareni est poursuivi “sont liés à l’exercice de son métier de journaliste”, le comité dénonce avec force contre la tentative honteuse du ministre de la communication Amar Belhimmer d’ôter à Khaled Drareni sa qualité de journaliste.

Notre collègue est reconnu par ses pairs, par le public algérien par les auditoires des médias étrangers, par les organisations mondiales de défense de la presse, et surtout par les centaines de milliers de manifestants du Hirak à Alger, comme un grand témoin professionnel de son temps, le cœur même de la mission de journaliste“, soulignent-ils comme rappeler à Ammar Belhimer ces réalités qu’il semble vouloir nier à tout prix.

L’entêtement de l’appareil sécuritaire et du président de la république à priver khaled drareni de sa liberté pour qu’il ne témoigne plus, indique-t-on dans le même communiqué, a déclenché la plus grande compagne de soutien pour un détenu en Algérie et la plus au monde pour un détenu algérien.

C’est une source de fierté pour la profession, mais un immense gâchis pour les énergies du pays et pour les promesses de liberté portées par le mouvement populaire. L’Algérie est au bancs des nations pour la politique répressive des ses gouvernants. Elle subit une dégradation sans précédent de son image”, précise la même source, réitérant l’engagement du comité à “poursuivre sans relâche la formidable compagne en cours pour la libération et la réhabilitation de Khaled Drareni dont le courage et la ténacité ont irradié le projet, aujourd’hui populaire, d’une Algérie libre et démocratique”.

Le comité a intégré dans ses revendications la libération des autres journalistes et éditeurs de presse détenus : Abdelkrim Zeghilèche, Abdessamia abdelhai.
Il est solidaire et converge, ajoute-t-on, avec tous les autres comités en lutte pour la libération des détenus du Hirak et des détenus d’opinion.

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Le Président Tebboune insiste sur la nécessité d’accélérer la réforme de l’ONU

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Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a prononcé, mercredi, par visioconférence, une allocution à l’occasion du débat général marquant les travaux de la 75e session ordinaire de l’Assemblée général de l’Organisation des Nations Unies, dans laquelle il a notamment insisté sur la nécessité d’accélérer la réforme de l’ONU et en particulier le Conseil de sécurité.

Cette session se tient cette année sous le thème “L’avenir que nous voulons, les Nations Unies dont nous avons besoin de réaffirmer notre engagement collectif en faveur du multilatéralisme/Faire face au Covid19 grâce à des actions multilatérales efficaces”.

Abordant l’action de l’Organisation des Nations Unies à la lumière des évolutions actuelles, le Président de la République a insisté sur la nécessité d'”accélérer sa réforme, et en particulier celle du Conseil de sécurité, et à renforcer le multilatéralisme pour faire face aux multiples défis, tels que la pauvreté, le développement, les maladies, la traite des personnes, le changement climatique et la lutte contre le terrorisme”.

Le Président de la République a également rappelé les principes doctrinaux de la politique extérieure de l’Algérie, son soutien aux causes justes, palestinienne et sahraouie, ainsi que ses positions sur les questions régionales et internationales d’intérêt, notamment les crises en Libye et au Mali où l’Algérie déploie d’importants efforts pour leur règlement pacifique.

Au plan interne, le président de la République a indiqué, en particulier, que l’Algérie est “pleinement engagée dans une ère nouvelle, au lendemain d’un mouvement pacifique, civilisé et béni du peuple algérien, qui se traduira par l’organisation, le premier novembre 2020, d’un referendum sur la révision de la Constitution qui posera les fondements d’un système démocratique et de l’Etat de droit, garantissant l’équilibre des pouvoirs, le respect des libertés et droits et la moralisation de la vie publique”.

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Prévu ce vendredi à Alger : la réunion du conseil national du RCD empêchée

Melissa NAIT ALI

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©DR | Siège de l'RCD à Alger centre
© DR | Siège de l'RCD à Alger centre


Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) est décidément dans le viseur des autorités. Il n’y a pas une autre explication. Après la fameuse mise en demeure qui lui a été adressée, il y a quelques semaines, par le ministère de l’Intérieur, le parti vient d’être interdit de tenir, vendredi prochain, la réunion de son conseil national.

Prévue à l’hôtel à Erriadh d’Alger, cette rencontre a été interdite par la wilaya d’Alger sans fournir de justification. « Suite à votre demande introduite en date du 9 septembre pour la tenue d’une session ordinaire du conseil nationale, nous avons le regret de vous annoncer que votre demande n’est pas acceptée », notifie la wilaya d’Alger.

Cette décision fait réagir le parti qui dénonce « une remise en cause du multipartisme ». « La remise en cause du multipartisme se confirme. En effet, la réunion statutaire du conseil national du RCD programmée pour le vendredi 25 septembre 2020 à l’hôtel EL Riadh vient d’être officiellement interdite par le gouvernement. Cette interdiction d’une réunion de la direction nationale du RCD est une première depuis la création du parti », note la formation présidée par Mohcine Belabbas, dans un communiqué rendu public.

Par cette attitude de vouloir mettre des entraves au débat dans la société, y compris à l’intérieur des structures des partis, explique la même source, « le pouvoir semble avoir choisi la politique du pire ». « Le RCD dénonce cet état de fait et assure ses militants et, au-delà, toutes Algériennes et tous les Algériens qui se battent pour l’avènement de la démocratie de son engagement sans faille contre tous les autoritarismes », lit-on dans le même communiqué.

Le RCD rappel avoir « déposé une demande de tenue de cette session du Conseil national auprès de l’administration de la wilaya d’Alger en date du 09 septembre, après un accord préalable de la direction de la structure hôtelière, en date du 02 septembre ».

Quel est l’argument du pouvoir ? On n’en sait rien pour l’instant. En tout cas, la crise sanitaire liée au Covid-19 ne peut être avancée comme justification, puisque plusieurs rassemblements partisans ont été autorisés récemment à Alger. Durant le week-end dernier, une rencontre de la « société civile maison » soutenant le projet de la révision de la Constitution a été autorisée à Alger.

©DR | La réponse de l’hôtel à la demande du RCD de tenir la réunion de la session de son conseil national .


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