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Éducation : le rattrapage du retard dans le programme est-il «impossible »?

« Le plan anti grève de Benghabrit est insuffisant » Même si le spectre de l’année blanche est totalement écarté avec le plan de recrutement de remplaçants des enseignants grévistes, des inquiétudes pèsent sur l’efficacité du plan.

Inès Bara

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Éducation : le rattrapage du retard dans le programme est-il « impossible »

La fermeté du ton utilisé par le gouvernement estimant que le conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) n’a, semble-t-il, pas eu l‘effet escompté, puisque la grève du Cnapeste déclenchée depuis le 27 novembre à Blida et à Béjaia et du 30 janvier dernier à l’échelle nationale se poursuit toujours.

Impossible

Le ministre du travail, estimant que le Cnapeste a franchi les « lignes rouges » a proféré des menaces à peine voilées sur le sort de l’action « illégale » de ce syndicat. Celles-ci d’ajoutant aux sanctions décrétées par le département de Nouria Benghabrit avec la radiation de plus de 500 enseignants sont ainsi ignorées par les grévistes qui campent sur leur positions. Les parents d’élèves qui dénoncent le syndicat « qui a pris en otage la scolarité de nos enfants », expriment leur inquiétude face à « l’impossibilité de récupérer le retard découlant de la grève » . L’association nationale des parents d’élèves estimant que le retard accusé à Blida « est énorme » , et  « sera difficile, voire impossible à récupérer dans cette wilaya », selon Khaled Ahmed, président de ladite association que nous avons contacté hier.

Mauvaise qualité

Une marche est programmée pour cet après midi à partir de la direction de l’éducation de Blida vers le siège de la wilaya et le palais de la justice, afin de dénoncer « l’entêtement du Cnapeste qui entrave le droit à la scolarité de nos enfants », selon le même représentant des parents d’élèves. Les mesures d’urgence lancées par le ministère de l’éducation, consistant en le remplacement des enseignants grévistes par des contractuels et en réaménagement des emplois du temps seront insuffisantes : « nos enfants seront privés de leurs vacances du printemps, et seront appelés à se rendre à l’école les samedis et mardis après midi, avec le risque d’épuisement qu’ils encourent et la mauvaise qualité des cours qui seront réduit au bourrage», dénonce M.Khaled.

Sous la pression

Les parents d’élèves rappellent qu’au niveau des établissements de la wilaya de Blida, les évaluations du premier trimestre ne sont pas encore faites. « Aucun plan de rattrapage ne sera à la hauteur pour récupérer le retard », s’inquiètent-t-ils. Le remplacement des enseignants grévistes s’est fait au niveau des établissements concernés « il y a cependant des enseignants sollicités qui n’ont pas encore rejoint leur postes, mais l’opération est administrativement réglée », rassure-t-on au niveau du ministère de l’éducation. Pour rappel, Le Cnapeste, exige la concrétisation des procès verbaux signés par les directeurs de l’Education de Blida et de Béjaïa. Ces procès verbaux sont relatifs au droit de mobilité. La ministre de l’éducation estime que ces procès verbaux ne sont pas conformes à la réglementation, et « ont été signés sous la pression du syndicat », avait révélé la ministre de l’éducation dans une déclaration récente.

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: “Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir”

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer “une fin de non-recevoir”. “Dawla madania, machi askaria”, “Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance !”, a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse “makanch intikhabat m3a l’issabat” (pas d’élections avec la bande),  “les généraux lazam ytirou”, crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. “Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance”, témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. “Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat”. “Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter”, scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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