Suivez-nous

Economie

Economie : « on efface tout et on recommence » en guise de stratégie

Melissa NAIT ALI

Publié

le

La facture d'importation des collections CKD destinées à l'industrie de montage des véhicules de tourisme a atteint près de 3 milliards de dollars en 2018 contre 1,67 milliard de dollars en 2017, a appris l'APS auprès du Centre national des transmissions et du système d'information des Douanes (Cntsid).
© DR | Usine de montage de vopitures Algérie

Fermeture des usines de montage automobile, suppression des importations des kits SKD-CKD menaçant l’existence même de l’embryon industriel existant et rejet de tout ce qui a été mis en place par les gouvernements dits de la « issaba » (la bande)… Le pouvoir en place, dans une tentative de prouver à l’opinion qu’il « est capable » de changer l’ordre établi précédemment, veut « jeter le bébé avec l’eau de bain ».

Effacer tout pour engager un éternel recommencement. C’est du moins ce que l’on peut déduire, des déclarations et des décisions du président Abdelmadjid Tebboune et des membres du gouvernement d’Abdelaziz Djerrad.

A chacune de leurs sorties, de mesures sont annoncées. Et elles inquiètent plus qu’elles ne rassurent. La première mesure concerne d’abord la suspension de l’importation des kits SKD-CKD pour les usines de montage automobile.

Sous le prétexte, justifié ou non, d’absence de valeur ajoutée de ces unités de montage appartenant à des hommes d’affaires, actuellement en détention, le nouvel exécutif envisage visiblement d’enterrer toute cette industrie.

Mais sans tenir comptes des investissements engagés depuis plus de quatre ans et des emplois qui seront définitivement perdus, propulsant ainsi des centaines de milliers de personnes au chômage. « C’est tout le tissu industriel qui risque d’être détruit. Si cela se poursuit, on se retrouvera avec plus de 1 million de nouveaux chômeurs », s’alarme une source proche du milieu de l’industrie. 

Des conséquences désastreuses

L’industrie de l’automobile n’est pas la seule à subir les inconséquences des décisions à la hussarde de l’actuel pouvoir. L’annulation des avantages accordés à la filière électroménager et le blocage de la matière première importée par les différents opérateurs activant dans ce domaine pénalise, de plus en plus, cette industrie.

Au début du mois de février en cours, le Forum des chefs d’entreprise (FCE) affirme l’électroménager a déjà perdu 20% des emplois.   

« Plus de 20% des employés de la filière ont été mis au chômage et ce taux est appelé à augmenter dans le cas où des mesures urgentes ne sont pas prises par les pouvoirs publics, au moins, pour stopper la dégradation de la situation en attendant de redynamiser le secteur productif dans le cadre d’un plan de redressement économique ambitieux et réaliste », alerte la même source.

 Le FCE cite l’ensemble des entreprises en difficulté, dont l’ENIEM, Condor, Iris, Sacomi-Thomson, Bya Electronics, Brandt, Starlight et Géant. « Le Forum constate avec inquiétude la dégradation de la situation des entreprises nationales publiques et privées et exprime sa préoccupation quant à l’avenir de leur situation et de celle de leurs employés. La dégradation s’est accentuée au cours des derniers jours selon les déclarations des entreprises », précise le FCE.

L’agroalimentaire pourrait être le prochain secteur qui sera frappé de plein fouet par les décisions déjà annoncées, notamment par le chef de l’Etat. En tout cas, le dernier communiqué du FCE, rendu public aujourd’hui, rappelle les errements économiques du pays de 1988 à 2016.

« En moins de trois décennies, 7 cadres juridiques régissant l’investissement ont été adopté. De 1988 à 2016 cinq dispositifs d’investissements et deux réformes lourdes dont celui ayant précédé le cadre actuel, ont été essayés. Tous ont été déclarés insatisfaisants au motif qu’ils n’auraient pas produit les effets escomptés en termes de volume d’investissements, de nombre de projet, de transfert de technologie, de création d’emploi ou de croissance et, d’avoir, pour certains, été à l’origine de pratiques négatives », souligne le FCE.

Selon la même source, les dispositifs juridiques ont été, à chaque fois, abrogés et remplacés par un nouveau dispositif « censé être plus efficient et porteur de la réponse la plus adéquate aux préoccupations de l’heure ». Mais en 30 ans, aucune solution n’est imaginée pour lancer, sur des bases sérieuses, la machine économique. Visiblement, le nouvel exécutif est en passe de lancer une nouvelle formule dans ce champ d’expérience infertile. 

Publicité
1 commentaire

1 commentaire

  1. Avatar

    Mellah hocine

    5 mars 2020 à 17:05

    Effectivement, on effacé Bouteflika on recommence par Tebboun ,avec les mêmes pratiques.
    Personne , alors personne ne demande des comptes et des résultats sur différentes politiques industrielles et économiques.
    On effacé tout , yetnahaw gaa et on refait une autre Algérie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

Algérie Télécom a un nouveau président du Conseil d’administration

Yasmine Marouf-Araibi

Publié

le

© DR |Algérie Télécom; l'entreprise publique algérienne de télécommunications.

Un nouveau président du Conseil d’administration et un nouveau directeur général par intérim ont été nommés au sein d’Algérie télécom. Il s’agit respectivement de Hamid Bessalah et Mounir Djaouahe a annoncé hier, jeudi le ministère de la de la Poste et des Télécommunications dans un communiqué rapporté par la Radio Algérienne.

Cette désignation, précise le communiqué, entre dans le cadre du renouvellement des membres du Conseil d’administration de l’entreprise publique économique sous tutelle du secteur de la poste et des télécommunications.

Selon la même source, Hamid Bessalah a occupé le poste de ministre de la Poste et des télécommunications et de directeur du Centre de Développement des Technologies Avancées (CDTA), outre d’autres hautes fonctions de l’Etat.

Mounir Djaouaher est détenteur d’un diplôme de post-graduation en gestion des entreprises et des sciences commerciales et est conseiller formateur, jouissant de plusieurs années d’expérience en matière de gestion, informe le communiqué

“La compétence et la grande expérience de M.Hamid Bessalah ainsi que le dynamisme et la créativité d’un jeune cadre de l’entreprise permettront de donner un nouveau souffle au développement des télécommunications en Algérie”, souligne le communiqué.

Lire la suite

Economie

Covid-19 : Le Groupe Sonatrach en “état d’alerte maximale”

Avatar

Publié

le

Par

Hydrocarbures : Sonatrach explore du pétrole dans le Nord

Le Président directeur général (P-dg) du Groupe “Sonatrach”, Toufik Hakkar a affirmé que la direction générale du groupe était “en état d’alerte maximale” contre la pandémie du coronavirus, indiquant que “l’entreprise travaille avec discernement même si elle est parfois appelée à durcir les procédures pour protéger la santé de ses employés et contribuer aux efforts nationaux consentis pour protéger la santé publique.

“En cette circonstance sanitaire difficile que traverse notre pays, à l’instar de tous les pays du monde, en raison de la propagation du coronavirus (Covid-19), déclarée comme pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), je tiens à m’adresser à l’ensemble de nos travailleuses et travailleurs”, lit-on dans le message adressé par le P-dg du groupe à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs à propos du renforcement des mesures de sensibilisation et de prévention contre le Covide-19, et publié sur la page Facebook de Sonatrach.

Il a également ajouté que “même si la contamination en Algérie reste relativement modérée, cela n’a pas empêché Sonatrach de prendre, dès le début, toutes les mesures préventives nécessaires en application des directives et recommandations des autorités sanitaires nationales”.

Depuis l’apparition des premiers cas en Algérie, précise M. Hakkar, “nous avons suspendu les voyages des étrangers envers nos installations et procédé à la prise d’une série de mesures préventives sur le terrain”.

Ces mesures consistent en l’intensification des opérations de nettoyage et de désinfection au niveau de tous les sites, la mise en place de gels hydro-alcooliques à l’accès des bases, et l’obligation pour les agents de nettoyage de porter des tenues de sécurité.

La direction générale a veillé à la continuité de la production en préservant uniquement les employés principaux, soit au niveau des unités opérationnelles ou des sièges de l’administration et à l’arrêt des permanences dans les unités du Sud.

Le Groupe Sonatrach a en outre procédé à la restriction d’accès aux unités et bases de vie, la fermeture des réfectoires pour les remplacer par d’autres, demandant aux personnels qui ont des congés de les prendre sans toucher au fonctionnement des structures où ils travaillent.

La direction générale a également suspendu tous les stages au niveau de la direction et l’unité de travail jusqu’à nouvel ordre, décidant la réduction des réunions pour se limiter uniquement aux réunions principales.

La Sonatrach a interdit les visites spéciales aux sièges du travail, appelant les structures de l’administration générale et des unités opérationnelles à informer la direction de la sécurité interne de planifier les visites, d’allonger la pause déjeuner.

Les départements supervisant les entreprises de construction ont été également invités à étudier la possibilité de réduire la main d’œuvre ou de suspendre les chantiers temporairement.

Le P-DG de la compagnie nationale des hydrocarbures a exhorté l’ensemble des travailleurs à faire preuve de vigilance, à rester mobilisés et à faire confiance à l’efficacité des mesures prises pour contrer toute éventuelle évolution.

Saluant le rôle sensible des départements de la santé, de l’administration et de la sécurité de la Sonatrach, ainsi que la mission des fonctionnaires et cadres du secteur de la Santé, M. Hakkar a estimé que ces responsables “sont appelés à se serrer les coudes pour rehausser l’efficacité des interventions et faire face aux retentissements de cette situation épidémiologique”.

Face à cette conjoncture critique que “nul ne peut nier”, M. Hakkar a invité les travailleurs à avoir le sens du devoir et l’esprit patriotique en réduisant au maximum les risques de contamination. Une démarche qui ne saurait se concrétiser, a-t-il poursuivi, sans le recours à la discipline, collective et individuelle, au calme et à l’assiduité, mais avant tout, “au respect impératif par chacun de nous aux recommandations et consignes des autorités sanitaires, seules habilitées à nous renseigner sur les pratiques à entreprendre en cette conjoncture et aux éventuels risques de l’évolution du virus”.

A noter que la Sonatrach a pris, dimanche, une batterie de mesures préventives pour juguler le Cornavirus, à l’instar de “la mise en congé spécial payé” des femmes travailleuses, à l’exception de celles activant dans le médical, des femmes enceintes et de tous les travailleurs souffrant de maladie chronique, et le renforcement du plan de communication et de sensibilisation au niveau des unités du complexe”, a appris l’APS d’une source responsable.

Lire la suite

Economie

Coronavirus : Cevital affirme que ses produits seront disponibles, sans augmentation des prix

Yasmine Marouf-Araibi

Publié

le

© DR | le groupe cevital rassure que ses produits seront disponibles

Flambée des prix, forte demande et grande affluence sur les produits alimentaires, face à ses agitations que connait le marché à cause de la propagation du coronavirus, Cevital a rassuré ses consommateurs que ses produits seront disponibles et sans aucune augmentation.

“Dans le contexte de la crise du coronavirus que traverse l’Algérie, nous tenons à rassurer l’ensemble de nos concitoyens de la disponibilités en quantités suffisantes de nos différents produits, notamment les huiles et le sucre, sans aucune augmentation de prix”, rassur le groupe Cevital dans un communiqué.

“En n plus des stocks importants réservés aux cas de fortes demandes, notre usine de Bejaia continue à fonctionner à pleine capacité. Sa production à elle seule couvre les besoins du marché algérien à 200% . Cela sans compter les volumes produits par les trois autres opérateurs qui permettent de couvrir 100% des besoins de notre marché”, poursuit le communiqué.

Concernant la distribution de leurs produits alimentaire sur le territoire national, Cevital assure que “tous nos moyens logistiques sont déployés pour assurer l’acheminement de nos produits à travers le tout territoire algérien”.

“A l’instar de toutes les forces vives de la nation, nous sommes pleinement mobilisés pour aider notre pays à surmonter cette épreuve et en sortir victorieux” affirme le groupe.

Dans le même contexte, le Président du Groupe Cevital, Issad Rebreb,  s’est dit disponible à apporter sa contribution dans la lutte contre la crise provoquée par la propagation du  Covid-19, dans le pays.

«L’Algérie traverse des moments difficiles en raison de l’épidémie du Covid-19. Le Groupe Cevital est prêt à apporter sa contribution aux efforts consacrés à la lutte contre cette crise que connaît notre pays», a indiqué le président du groupe Isaad Rebreb, dans un post diffusé sur les réseaux sociaux hier, 18 mars.

Lire la suite

Tendances

INTER-LIGNES

GRATUIT
VOIR