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Société

Dzair TV: l’entreprise ferme ses portes

Melissa NAIT ALI

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Le producteur de audiovisuel Youcef Goucem, originaire de Tizi Ouzou, à la tête de la société de production GoFilm, s'est immolé aujourd'hui, Lundi, au siège de la chaine Dzair TV. Le producteur se trouve actuellement en salle de réanimation dans un hôpital à Douera. 
© DR | Logo de la chaine de télévision Dzair TV

La chaîne de télévision privée, Dzair TV n’émettra plus. L’entreprise appartenant à l’homme d’affaires, Ali Haddad, actuellement en détention, vient d’annoncer la nouvelle à ses employés.

Vu la coupure du signal de diffusion, nous informons l’ensemble du personnel que l’entreprise ferme ses portes jusqu’à nouvel ordre“, lit-on dans un communiqué du groupe Média Temps Nouveaux rendu public, aujourd’hui.

La société, ajoute-t-on dans le même communiqué, ” demande à l’ensemble du personnel de rester chez eux et de ne pas se déplacer car il n’y a pas de travail“. “En cas de reprise, l’administration se chargera d’informer le personnel qui était en activité“, précise la même source.

Est ce la fin du groupe médiatique d’Ali Haddad ? Les journaux appartenant au même groupe, en l’occurrence le Temps d’Algérie et Wakt El Dazair, ont cessé de paraître depuis plusieurs mois déjà en raison d’une crise financière et d’un conflit interne opposant le collectif des journalistes à l’administration du journal.

L’Expression se plaint de “difficultés financières”

Pour sa part, le quotidien francophone, l’Expression, vient d’informer ses employés qu’il est dans l’incapacité de payer les salaires du mois de Mai dernier.

En raison de la situation financière du journal, fortement impactée par la crise sanitaire, se traduisant par des recettes suffisant à peine à régler la facture de l’imprimerie, l’entreprise n’est pas en mesure de verser les salaires du mois de mai 2020. Cette décision vaut pour tout le personnel du journal, sans exception“, écrit le directeur du journal, Ahmed Fattani dans une note adressée à son personnel.

Selon lui, “la survie de l’entreprise dépend de l’effort que devra fournir chaque employé”. “L’objectif de cette mesure difficile est de redresser les finances de l’entreprise. Le directeur du publication espère que chacun de nous comprenne l’importance du moment. Des signes de normalisation de la situation financière commencent à peine se faire jour. Il y a espoir que le redressement des recettes se confirme avec le temps. Au quel cas, pour les prochains mois, les salaires seront versés normalement“, justifie-t-il.

Tout en invitant les travailleurs à faire des sacrifices, Ahmed Fattani menace de licencier ceux qui refusent sa demande.

Ce sacrifice que demande l’entreprise aux employés n’est pas une injonction. Les employés sont libre d’accepter ou de refuser la proposition de suspension des salaires du mois de mai 2020. De fait, ceux qui n’adhèrent pas à cette démarche recevront leurs salaires et leur solde de tout compte et ne feront plus partie de l’entreprise“, menace-t-il. Pour de nombreux observateurs de la scène nationale, l’Expression a été l’un des journaux les mieux servi en matière de la publicité institutionnelle durant les 20 dernières années. Où est cette manne ?

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