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Droits de l’homme: quatre organisations appellent au respect des libertés

Amnesty International et trois autres organisations de défense des droits de l’homme lancent un appel commun pour le respect des libertés fondamentales. Rendu public, aujourd’hui, l’appel est adressé aux autorités.

Melissa NAIT ALI

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Amnesty International et trois autres organisations de défense des droits de l’homme lancent un appel commun pour le respect des libertés fondamentales. Rendu public, aujourd’hui, l’appel est adressé aux autorités.

Les organisations signataires de ce document sont, en plus d’Amnesty, la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme (LADH), la LADDH (aile Zehouane) et du bureau d’Oran de la LADDH.

L’appel a été lancé à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) coïncidant avec le 10 décembre de chaque année. Les organisations signataires expriment leur inquiétudes suite aux violations des droits à la liberté d’expression, d’association, de manifestation pacifique et au libre exercice du droit syndical.

« Et cela en dépit des garanties constitutionnelles concernant ces droits :  harcèlement et arrestations arbitraires de militants associatifs, de blogueurs et de journalistes, répression et interdiction de manifestations pacifiques à Alger et dans d’autres wilayas et interdictions ou restrictions imposées à un certain nombre d’associations, refus d’enregistrement des organisations syndicales et licenciement de syndicalistes », lit-on dans ce document.

 Ces organisation appellent ainsi à la libération immédiate et sans condition toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression. Ils suggèrent aussi la révision des dispositions qui érigent en infraction le droit à la liberté d’expression et la modification des textes qui érigent en infraction le droit à la liberté de réunion, notamment les articles 97 et 98 du Code pénal, les articles 15, 17, 19 et 23 de la Loi n° 89-28 relative aux réunions et manifestations publiques ainsi que la sur les associations.

Une conférence de la LADDH interdite à Bejaia

Les organisations en question demandent aussi à faire participer les organisations syndicales à l’élaboration du nouveau code de travail et l’enregistrement des syndicats ayant déposé leur dossier et réintégrer des syndicalistes licenciés et suspendus.

« Aujourd’hui, le 9 décembre 2018, 20e anniversaire de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme, les organisations de défense des droits humains exhortent les autorités algériennes à renforcer la légitimité et la reconnaissance des défenseurs des droits humains, journalistes, avocats, militants associatifs et syndicaux », lit-on dans ce document.

Pour célébrer le 70ème anniversaires de la DUDH, la LADDH avait prévu d’organiser, demain à Bejaia, une conférence-débat. Mais le wali en a décidé autrement. Il vient de notifier un refus à la demande d’autorisation de cette rencontre, prévue au théâtre régional de la ville.

« La journée mondiale des droits de l’Homme qui devait être célébrée au niveau du Théâtre Régional de Bejaia (TRB) par une conférence de la LADDH a été interdite encore une fois sans avoir évoqué le motif. 70 ans après la DUDH la nature du régime Algérien n’a pas changé malgré la ratification de tous les textes et conventions. Le CDDH dénonce ses pratiques inqualifiables de violations des droits humains et condamne avec force toutes les interdictions de réunions, de manifestations et d’expression », dénonce la LADDH dans un communiqué.

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