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Politique

Droits de l’homme : « 1000 interpellations » et « 200 mandats de dépôt » alerte la ligue algérienne

La ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, LADDH, a dressé un tableau exhaustif sur la situation des droits de l’Homme en Algérie. La ligue fait état d’un bilan négatif et alarmant en cette matière pour l’année 2019.

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© DR | Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme

Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des droits de l’homme, l’organisation établit un bilan sombre sur la question des libertés publiques et d’expression « depuis le mois de février les différents dispositifs policiers mis a Alger et aux entrées pour empêcher les citoyen(ne)s d’accéder à la capitale et de participer aux marches pacifiques » , rapporte le communiqué et d’ajouter « certaines de ces marches ont été même violemment réprimées, notamment celles des étudiants, nous avons même noté le décès des manifestants Yettou et Benkhedda ».

Le communiqué souligne également que « Plusieurs réunions publiques ont été non autorisées ou carrément interdites, de la société civile et des partis politiques ».

Toujours dans ce volet des droits publiques, la LADDH, dénombre les victimes de la répression qui s’est abattue sur les manifestants du Hirak. Les interpellations atteignent un nombre digne des plus grandes dictatures « nous avons enregistré près de 1000 interpellations » et « 200 mandats de dépôt, détenus d’opinion et politique, qui se retrouve dans la majorité a la prison d’El Harrach », est-il annoncé.

Les principales cibles de la répression selon la LADDH sont « Plusieurs Hommes politiques sont arrêtés pour leurs opinions : Louisa Hanoune secrétaire du PT , Karim Tabbou secrétaire de l’UDS, en font partie », « L’association RAJ fait l’objet d’une campagne d’arrestation qui a ciblée tous ses responsables et militants, dont son président Fersaoui Abdelouhab » et « D’autres organisations subissent les contraintes de l’administration, la dernière en date le syndicat SNAPAP qui a vu son bureau scellé ».

L’organisation que préside l’avocat Noureddine Benissad, aborde également le volet « Indépendance de la Justice et procès équitables » en affirmant que « Des centaines de procès ont eu lieu a travers les juridictions nationales. Plusieurs manquements aux normes de procès équitables ont été signalés ».

Il est également fait état de « recours abusif à la détention préventive, notamment par le tribunal de Sidi M’hamed ». L’ONG ne manque pas de relever le traitement réservé aux détenteurs de l’emblème amazigh par ce tribunal en précisant que « tous les tribunaux ont prononcé l’acquittement des prévenus a l’exception du tribunal de Sidi M’Hamed à Alger qui prononce une peine d’un an assortie de 06 mois de prison ferme. Ce tribunal a défrayé la chronique au point qu’il est qualifié de tribunal d’exception », lit-on.

Enfin, pour la liberté d’expression et des médias, la LADDH dit avoir « avons noté la fermeture des espaces médiatiques et tout le travail de désinformation exercé par la majorité des médias publics et privés. Nous avons aussi enregistré les cas du harcèlement exercés contre les journalistes de la radio chaîne 3, les 21 journalistes du journal le temps, sans aucun respect à la clause de conscience. Beaucoup de blogueurs et activistes sur les réseaux sociaux sont poursuivis juste pour de simples commentaires ».

Politique

Corruption : Report du jugement d’Abdelghani Hamel et Noureddine Berrachdi au 3 mai

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© DR | L'ancien DGSN Abdelghani Hamel

Le tribunal de Blida a décidé, jeudi, le report au 3 mai prochain, pour la 3ème fois consécutive, du jugement dans l’affaire impliquant Abdelghani Hamel, ancien Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), et Noureddine Berrachdi, ancien chef de Sûreté de la wilaya d’Alger, avec la proposition d’un procès à distance.

Le juge près le tribunal de Blida a annoncé le report du procès au 3 mai prochain, pour proposer un jugement à distance des deux accusés (en détention), avec leur accord, et ce en raison de la propagation du nouveau coronavirus (Covid-19).

A noter l’absence des accusés à cette audience, au même titre que des témoins, en application de l’instruction du ministère de la justice, dictée par la conjoncture difficile traversée par le pays. Seuls étaient présents, les juges de l‘audience et le collectif de défense des accusés, qui n’a émis aucune observation concernant cette décision de report et la proposition d’un procès à distancé.

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République portant sur la prise de mesures préventives pour lutter contre la propagation du Covid-19, le ministre de la Justice et Garde des sceaux a décidé, à partir du 16 mars dernier, de suspendre les audiences du tribunal criminel, en première instance et en appel, ainsi que les audiences correctionnelles, à tous les niveaux à l’exception de celles déjà engagées.

Le public ne sera pas autorisé à assister aux procès qui se dérouleront désormais, à distance, dans la mesure du possible, au moment où il a été, aussi, décidé la suspension de la sortie des détenus des prisons à la demande du juge d’instruction, sauf en cas de nécessité absolue liée à la détention provisoire, ainsi que la rationalisation du recours à la citation directe par les procureurs de la République.

A noter que les deux accusés Abdelghani Hamel et Noureddine Berrachdi, sont poursuivis pour “abus de fonction pour l’obtention d’indus privilèges à caractère professionnel en vue de la préservation du poste de Directeur générale de la Sûreté nationale (DGSN) ou d’un poste supérieur en vertu de l’article 33 de la loi relative à la prévention et la lutte contre la corruption”.

Ce même procès avait été reporté lors de l’audience du 19 mars à la demande du collectif de défense des accusés, qui avait invoqué l’absence de tous les témoins, à leur tête l’ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh (détenu actuellement), en raison de son état de santé nécessitant une intervention chirurgicale, selon une attestation médicale présentée au tribunal, outre la “non réunion des conditions d’un procès public, à cause de la situation sanitaire traversée par le pays”.

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Politique

Tribunal de Sidi M’hamed : Le procureur fait appel du verdict de Fersaoui

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Président du RAJ Abdelouahab Fersaoui

Le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a fait appel du verdict prononcé dans l’affaire d’Abdelouahab Fersaoui, a annoncé ce jeudi le comité national pour la libération des détenus (CNLD)

Le président de l’association rassemblement action jeunesse été condamné lundi 06 avril, par le tribunal de Sidi M’hamed, à une année de prison ferme pour “atteinte à l’intégrité du territoire national” et ’“incitation à la violence”.

Le procureur de la République près le même tribunal avait requis deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 100.000 DA.

Rappelons par ailleurs que le président du RAJ a été placé sous mandat de dépôt en octobre 2019. Sa détention a fait l’objet d’une première prolongation après expiration des délais légaux le 10 février dernier.

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Opinion

Crise Libyenne : La candidature de Lamamra au poste d’émissaire de l’ONU dérange Washington

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Ramtane Lamamra

Les Etats-unis se sont opposés à la nomination de Ramtane Lamamra au poste d’envoyé spéciale de l’ONU en Libye, a annoncé le site d’information américain, The Hill.

Il y a un mois l’ancien chef de la diplomatie algérienne semblait être le profil adéquat pour remplacer l’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé qui a démissionné le 02 mars dernier.

Aujourd’hui, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gueterres, est à la recherche de nouveaux profils pour assurer cette mission. Ce retournement de situation a eu lieu après l’opposition de la Maison-Blanche à la candidature de Ramtane Lamamra.

En effet, selon le site d’information américain The Hill., parmi les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU, Les USA étaient les seuls à s’opposer à la candidature de Lamamra, pourtant recommandé par plusieurs spécialistes pour son expérience dans les conflits africains.  

D’après la même source l’opposition de la Maison-Blanche a été motivée par les doléances des Emirats arabes unis et de l’Egypte qui épaulent le maréchal Khalifa Haftar dans son opposition contre le gouvernement d’union nationale (GNA).

En fonction depuis juin 2017, l’émissaire de l’ONU en Libye, le Libanais Ghassan Salamé, a démissionné le 2 mars pour des « raisons de santé ». Le 11 mars le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a annoncé la désignation de l’Américaine Stephanie Turco Williams pour assurer l’intérim « jusqu’à la nomination d’un successeur à Ghassan Salamé ».



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