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DJEZZY : des investisseurs du Golfe saisissent le gouvernement pour le rachat des parts de VEON

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Un groupe d’hommes d’affaires des pays du Golfe ont fait part de leur intention de racheter les actions de Veon dans Omnium Télécom Algérie, propriétaire de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy. Dans une correspondance adressée au Premier ministre Aymen Benabderrahmane, ils ont également annoncé leur volonté de racheter 10% des actifs d’OTA détenus par l’Etat algérien à travers le Fonds national d’investissements (FNI).

Après le groupe chinois China Mobile, c’est au tour d’un consortium d’investisseurs du Golfe de faire part de son intérêt pour la reprise des actions du groupe hollandais Veon dans Omnium Télécom Algérie (OTA). 

Tout a débuté mercredi 9 février par une correspondance adressée au Premier ministre Aïmene Benabderrahmane à travers l’ambassade d’Algérie à Riyad. La lettre d’intention porte la signature du Dr Abdulaziz Ben Athmane Ben Sager, le président de Gulf Research Centre, un think tank saoudien créé en 2000. «GRC, à travers son réseau, est en relation avec de potentiels investisseurs qui ont manifesté leur intérêt pour investir dans le domaine des télécommunications en Algérie. D’après nos informations, l’entreprise non-algérienne VEON, souhaite vendre ses actions qui atteignent 46,5% (elles sont de 45,57%, ndlr) du capital de l’entreprise. Allant de ce principe, il est possible qu’un tel investissement suscite l’intérêt d’investisseurs potentiels de la région du Golfe », lit-on dans cette correspondance que nous avons pu consulter.

Abdulaziz Ben Athmane Ben Sager est lui-même un homme d’affaires puisqu’il dirige Sager Group, une holding qui active dans plusieurs secteurs. Dans cette lettre, il précise que le consortium d’hommes est intéressé par la reprise des actifs détenus par Veon en plus de «10% des 51% de la part de l’Etat algérien ».

Pour ce qui est du montage financier, le président du think tank saoudien propose l’établissement d’une lettre de garantie bancaire et la désignation, par l’Etat algérien, «d’une banque locale » afin d’accompagner cette opération d’achat. «Une fois que la valeur finale des actions de l’opérateur étranger sera déterminée, les investisseurs proposent d’établir une garantie bancaire de 8 à 10 ans pour la totalité du prix de vente vers une banque algérienne locale. Ces fonds seront crédités en monnaie locale et transférés vers une banque locale algérienne en dollars américains ou en euros au profit de la partie étrangère ».

Abdulaziz Ben Athmane Ben Sager indique qu’une «lettre de garantie bancaire internationale reste une caution de premier ordre prévenir pour les risques de défaut de paiement ». Le chef de file de ce consortium soulève un certain nombre de questions au sujet de la licence de téléphonie mobile- qui avait été attribuée en juillet 2001 au groupe égyptien Orascom Telecom Holding- et sur la valeur des parts détenues par Veon.

Une question concerne également les procédures en matière de transfert des dividendes vers l’étranger. Pour cette première prise de contact, l’homme d’affaires n’a pas donné plus de précision sur les membres du consortium d’investisseurs ni-même sur le groupe de téléphonie mobile auquel sera affilié l’opérateur algérien Djezzy. Une chose est certaine : les actions de Veon ne peuvent être acquises que par l’Etat algérien. En effet, cette disposition avait été inscrite dans le pacte d’associés lors de l’entrée du Fonds national d’investissement qui a pris le contrôle de 51% du capital d’Omnium Télécom Algérie. Aucun groupe international ne peut se substituer directement au FNI pour reprendre ces actifs. Leur vente à un nouveau partenaire se fera par la suite.

L’avantage de parvenir à un accord avec un potentiel actionnaire permettra aux autorités algériennes d’avoir une garantie de reprise et évitera d’importantes pertes financières. La problématique n’est pas seulement financière : si le FNI prend seul les commandes de Djezzy, l’Etat se retrouvera propriétaire de deux opérateurs de téléphonie mobile et le placera en situation de monopole face à Ooredoo. Pour l’heure, le processus n’en est qu’à la première étape qui consiste à évaluer la valeur des actifs détenus par Veon. Une phase cruciale qui se déroule encore dans la plus totale discrétion. 

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