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Dix partis politiques appellent la libération de Louisa Hanoune: “Nous exigeons le respect des libertés démocratiques”

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La secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune crée la surprise. Après trois participations consécutives aux présidentielle de 2004, 2009 et 2014, la patronne du PT veut faire l’impasse sur le prochain rendez-vous.

Dix partis politiques, en l’occurrence, PT, FFS, JIL Jadid, PLJ, UCP, PST, RCD, PNSD, MDS et PLD ont publié une déclaration commune, ce mercredi 29 mai, dans laquelle ils exigent la libération « immédiate et sans condition » de la présidente du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune.

 

“Nous, responsables des partis politiques nous nous adressons aux tenants du pouvoir pour exiger la libération immédiate et sans condition de Louisa Hanoune. Ne pas prendre une telle mesure inaugurerait mal des développements à venir en Algérie“, écrivent les partis. “Nous rejetons toute solution de force. Nous exigeons le respect des libertés démocratiques et donc la libération de Louisa Hanoune”, indiquent les partis.

“Depuis près d’un mois, sur décision du tribunal militaire de Blida, Louisa Hanoune est maintenue en détention provisoire. Rien ne peut justifier le maintien en détention de Louisa Hanoune, responsable d’un parti politique, c’est la première fois depuis la fin de la tragédie nationale qu’un premier responsable national d’un parti politique est incarcéré”, contestent les partis signataires.

Evoquant le motif principal de l’incarcération de Louisa Hanoune, à savoir sa volonté de “changer le régime”, les partis signataires affirme que “changer le régime” c’est également leur “position commune et c’est celle de l’écrasante majorité du peuple algérien”.

“L’incarcération de Louisa Hanoune est donc un avertissement et une menace pour tous ceux, responsables politiques ou citoyens, qui réclament le changement de régime”, estiment les partis.

Les dix partis signataires ont également évoqué dans leur communiqué la mort du militant politique Kamel Eddine Fekhar, décédé mardi 28 mai, appuyant « la demande d’une enquête indépendante sur les circonstances de cette tragique disparition ».

« Malgré les alertes incessantes de ses avocats et sa famille sur la détérioration de son état de santé, les pouvoirs publics l’ont laissé mourir. Ils en portent donc l’entière responsabilité de sa mort », affirment les partis.

“Devant l’effondrement des institutions obsolètes et illégitimes, du fait de la mobilisation révolutionnaire du peuple algérien, des multiples tentatives du régime pour chercher à se préserver, celui-ci pratique une politique de fuite en avant et de répression comme constaté lors de la marche des étudiants et le vendredi 24 mai avec l’empêchement d’accès à Alger pour manifester et l’arrestation de plusieurs centaines de manifestants”, dénoncent les partis estimant que “c’est la mise en application des déclarations/menaces de Gaïd Salah à l’encontre des manifestations populaires”.

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