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Politique

Distribution des dons : Djerad veut mettre fin à la médiatisation des opérations

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Le Premier ministre Abdelaziz Djerad

 Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a instruit hier dimanche des membres de son gouvernement et des walis, de bannir les regroupement “anarchiques” et “dangereux” provoqués lors des opérations de distribution de dons et de mettre fin à la médiatisation de ces opérations, et ce en vue “d’assurer les meilleures conditions d’encadrement et de gestion des dons”.

“En application des directives de Monsieur le Président de la République, le Premier ministre, Monsieur Abdelaziz Djerad, a émis une instruction à l’adresse des membres du gouvernement et des walis, à l’effet d’assurer les meilleures conditions d’encadrement et de gestion des dons issus de l’élan de solidarité exprimé par les particuliers, les opérateurs économiques ainsi que par diverses parties intéressées, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger”, précise un communiqué des services du Premier ministre.

En “partant du constat que la distribution des dons en nature renvoie parfois des images attentatoires à la dignité des citoyens nécessiteux en provoquant des regroupements aussi anarchiques que dangereux pour leur santé, les walis ont été instruits en vue de sensibiliser les autorités locales, ainsi que toute la chaîne de solidarité impliquée, à l’effet de bannir ce genre de pratiques”, indique le communiqué.

Dans ce sens , “il appartient aux responsables locaux de privilégier, en toutes circonstances, le mode de distribution directe, sur les lieux de résidence des familles ciblées”.

A cet égard, et “pour éviter toute forme de stigmatisation des personnes, des familles et notamment des enfants en situation de précarité sociale, ces mêmes responsables sont appelés à mettre fin à la médiatisation des opérations de distribution de produits”, ajoute le communiqué des services du Premier ministre.

En outre, le Premier ministre précise que la distribution des dons en nature se fera, “en priorité, au profit des familles nécessiteuses préalablement identifiées au moyen du dispositif initié sous le contrôle des ministères de l’Intérieur et de la Solidarité nationale et associant les comités locaux installés conformément à l’instruction du Premier ministre précédemment émise à cet effet”.

“Par ailleurs, à titre exceptionnel, le ministère du Commerce et les responsables des services de sécurité ont été instruits en vue de mettre les produits alimentaires, d’entretien et d’hygiène non périmés et ayant fait l’objet de saisie à la disposition des walis dans le cadre du même dispositif”, précise la même source.

En outre, le Premier ministre a donné des instructions quant à la gestion des dons en provenance de l’étranger ou effectués à l’intérieur du pays.

Concernant les ressortissants algériens à l’étranger, les partenaires économiques de l’Algérie, les associations et Organisations non gouvernementales (ONG) étrangères souhaitant effectuer des dons, ils seront orientés vers les postes consulaires et diplomatiques qui auront pour missions de recenser ces dons et d’arrêter les modalités de leur acheminement après en avoir informé le Ministère des Affaires Etrangères”, ajoute la même source.

Par ailleurs, le communiqué souligne qu‘”outre les contributions en numéraires qui seront versées sur les comptes dédiés à cet effet, les dons en nature se verront orientés en priorité pour satisfaire les besoins exprimés par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, notamment pour les matériels et équipements médicaux dont une liste est portée en annexe à l’instruction”.

S’agissant des dons à l’intérieur du pays, et “après avoir encouragé les initiatives engendrées par l’élan de solidarité exprimé par l’ensemble des composantes de la société, l’instruction s’attache, précise-t-on, à définir les règles devant présider à l’harmonisation, sur le terrain, de l’actiondes pouvoirs publics et de tous les acteurs impliqués”, conformément à une démarche claire.

Au sujet des matériels et équipements médicaux, “tous les dons relevant de cette catégorie doivent être acheminés vers la Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH) qui en assurera le stockage et la comptabilité sous la supervision du ministère de la Santé. Ce dernier communiquera aux wilayas les lieux de stockage et veillera à la distribution des dons selon les priorités nationales arrêtées”, précisent les services du Premier ministre.

Concernant les autres dons en nature, “l’encadrement de l’opération de recensement de ces dons, leur stockage et leur distribution au niveau local est du ressort, indique le communiqué, du wali territorialement compétent qui mettra en place un module dédié au sein de la commission de wilaya”.

“Les départements ministériels recevant des dons en nature doivent aviser la cellule nationale de crise à travers son module dédié qui en fixe la destination”, poursuit la même source.



Politique

Coronavirus en Algérie: 191 nouveaux cas et 10 décès supplémentaires

Yasmine Marouf-Araibi

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191 nouveaux cas d’infection par le coronavirus ont été recensés au cours des dernières 24h, annonce mardi le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie en précisant que 10 décès s’ajoutent au bilan total.

Avec ces nouveaux chiffres le bilan national s’élève à 50214 cas d’infection et 1689 décès.

Concernant le nombre de guérisons, le comité scientifique fait état de 127 nouveaux cas et un total de 35307.

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Politique

Saïd Sadi: « le pays n’a pas encore connu de loi fondamentale aussi incohérente »

Melissa NAIT ALI

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© DR | L'ancien secrétaire général du RCD, Said Sadi
© DR | L'ancien président du RCD, Said Sadi


Les critiques du projet de la révision constitutionnelle qui sera soumis à référendum, le 1er novembre prochain, se multiplient. Des acteurs de l’opposition, toujours interdit de parole dans les médias publics, ont choisi de s’exprimer sur les réseaux sociaux. C’est le cas de l’ancien président du RCD, Saïd Sadi qui donne, depuis plus d’une année, ses réflexions sur sa page Facebook.

Dans un texte publié aujourd’hui sous le titre « Régression : mode d’emploi », cette homme politique chevronné n’est pas allé par le dos de la cuillère pour charger le pouvoir en place et sont projet de révision de la Constitution. Un texte qui, estime-t-il, « digne des folklores constitutionnels des républiques bananières ». «On ne sait trop s’il faut rire, s’emporter ou rester de marbre devant la dernière – pour l’instant – constitution. Le pays qui en a vu d’autres n’a pas encore connu de loi fondamentale aussi incohérente.

L’hyperprésidentialisme est digne des folklores constitutionnels des républiques bananières et la confusion des pouvoirs constituent la trame et l’esprit d’un texte qui n’aura qu’une finalité : paralyser davantage une administration incapable de curer les caniveaux à chaque automne », écrit-il.

Et de s’interroger : « Quel courtisan a conseillé pareille mouture dans une phase politique marquée par un déficit chronique de légitimité du pouvoir, une situation sociale explosive – les retraités peinent à percevoir leurs pensions à la fin du mois – une pandémie dont, en vérité, nul ne connaît l’étendue devant l’incapacité à tester, tracer et isoler sur une large échelle ? ».

Saïd Sadi précise que « nul n’a le droit de s’adonner à l’autostop politique pour faire endosser au premier novembre cette mauvaise farce ». « Le potentiel humain a été dévitalisé par le népotisme et l’exode massif, les ressources naturelles ont été asséchées par une prédation stratégique. Il restait le capital symbolique : il vient d’être bradé dans un scandaleux bazar », dénonce-t-il.

L’ancien président du RCD démontre comment le nouveau pouvoir reproduit les mêmes pratiques de son prédécesseur. « Pour le reste, les dernières décisions concrètes sont édifiantes en matière d’inconscience et d’aveuglement : les relances de recrutement de clientèles financées par l’argent public témoignent de l’incapacité et du refus du pouvoir de mettre son horloge politique à l’heure de l’Histoire. Une information insistante et ubuesque, pour l’instant non officielle circule : c’est au moment où le Soudan se dote d’une constitution laïque que le gouvernement algérien s’apprêterait à délivrer des diplômes pour les adeptes des Zaouias… Fabriques d’associations casse-croûtes, dopages des zaouias… Quelqu’un s’y est essayé pendant vingt ans avec un baril à 130 dollars. On connaît la suite », indique-t-il.

Ce faisant, le pouvoir en place est entrain de « scier la branche sur laquelle il est assis ». « Au lieu de saisir la perche du pacifisme tendue par un peuple qui avait toutes les raisons de crier revanche, les responsables se persuadent qu’ils peuvent encore domestiquer « l’Algérie nouvelle » par les recettes médiévales de la corruption, la répression et la censure. Rien ne peut arrêter la régression quand elle est inspirée par l’ignorance et la suffisance », lance-t-il.

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Politique

Le PAD rejette le référendum constitutionnel, appelle à une journée de mobilisation le 10 octobre

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Les forces du pacte de l’alternative démocratique, “le PAD”, qui regroupent plusieurs partis politiques de l’opposition, ont réaffirmé, lundi, leur rejet du référendum constitutionnel dont “le but principal est le sauvetage du système”. Les forces du PAD ont aussi appelé à une journée de mobilisation le 10 octobre à Alger.

“Abordant la question du référendum constitutionnel, les forces du PAD réaffirment leur position de principe de rejet de cette démarche dont le but principal est le sauvetage d’un système rejeté par les Algériennes et les Algériens qui n’ont cessé de réclamer son départ par millions plus d’une année durant”, ont écrit les forces du PAD dans un communiqué diffusé lundi sur Facebook.

“Conscient de sa fragilité extrême et de son illégitimité, le pouvoir en place est sur le point de contrôler quasiment tous les médias qu’il veut transformer en vulgaires organes de propagande pour le « OUI » au référendum plébiscite du 1er novembre prochain”, estiment-elles

Les forces du PAD ont relevé que “la nature antidémocratique du régime est non seulement préservée mais elle a aggravée le pouvoir personnel comme jamais auparavant”. Pour les partis de l’opposition, “la révision constitutionnelle octroie et concentre tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme, le président de la république”.

Les forces du PAD se sont également “interrogées sur la signification du changement radical de la doctrine de défense nationale, introduite par la constitutionnalisation de la participation de l’armée nationale populaire aux guerres à l’extérieur des frontières du pays”.

“Ceci vient rappeler l’adoption de la loi sur les hydrocarbures, hypothéquant la souveraineté nationale, adoptée quelques semaines seulement avant la présidentielle du 12 décembre 2019 pour acheter le silence des grandes puissances et le lobby des multinationales du pétrole et gaz”, rappellent les forces du PAD.

“La constitution ne peut être légitime que si elle est l’émanation du peuple qui débat et choisit librement de son contenu et de la forme des institutions qu’il souhaite mettre en place pour satisfaire toutes ses aspirations dans le domaine politique, économique, social, culturel…”, estiement-elles.

Par ailleurs, le regroupement de partis politique a appelé à l’organisation d’une journée de mobilisation le 10 octobre 2019, date d’anniversaire des événements du 10 octobre 1988.

“Face aux incessantes atteintes aux libertés démocratiques et afin de contribuer au regroupement le plus large des forces attachées aux revendications de liberté et de souveraineté exprimées par la révolution du 22 février 2019, les forces du PAD décident d’appeler à l’organisation d’une journée de mobilisation unitaire pour la défense des libertés démocratiques le 10 octobre 2020 à Alger”, indique le communiqué.

En outre, les forces du PAD ont exigé que “cesse immédiatement la politique de répression tous azimuts qui frappe la jeunesse, les travailleurs, les journalistes…Elles exigent le respect effectif des libertés démocratiques dont les libertés syndicales bafouées tous les jours avec le silence complice des autorités”.

Elles ont aussi exigé “le respect effectif des libertés démocratiques dont les libertés syndicales bafouées tous les jours avec le silence complice des autorités”.









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