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Politique

Dissoute en octobre 2021: RAJ et «l’espoir» de se réapproprier les espaces de libre débat

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Ce mercredi 16 mars 2022, l’association Rassemblement-action-jeunesse (RAJ), devait célébrer le 29e anniversaire de sa création. Mais, c’est la première fois que cette commémoration passe sans l’organisation d’une quelconque activité.

L’association créée un certain 16 mars 1993, a, en effet, été dissoute le 13 octobre 2021 par une décision du Tribunal administratif d’Alger, après une requête déposée par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.

Après 28 ans d’existence, de combat et de militantisme, RAJ a été réduit au silence par une décision  qualifiée à l’époque par Amnesty international de « terrible coup dur pour les droits humains en Algérie ». « La décision de dissoudre le RAJ (…) est un indicateur alarmant de la détermination des autorités à durcir leur répression contre le militantisme indépendant », avait écrit l’ONG.

Malgré l’absence de cette année, Abdelouhab Fersaoui, dernier président de RAJ en exercice et ancien détenu d’opinion durant le Hirak, garde espoir qu’un jour, l’association reprenne ses activités. « Nous célébrons cette année le 29ème anniversaire de l’association RAJ dans un contexte particulier et triste marqué par le recul sans précédent des libertés fondamentales », écrit Fersaoui, dans une tribune sur sa page facebook.

En attendant le Conseil d’Etat

Les espoirs du militant restent désormais accrochés à ce que décidera le Conseil d’Etat qui devra statuer sur l’appel déposé par les avocats de l’association. «Nous souhaitons que justice soit rendue au RAJ et à ses militants et militantes par le Conseil de l’Etat en annulant la discision de dissolution de l’association prononcée par le tribunal administratif d’Alger», espère Abdelouhab Fersaoui, pour que le RAJ, dit-il, «reste un espace de libre débat et de formations pour la jeunesse algérienne et une force de proposition et d’actions».

Affichant son «optimisme», le dernier président en exercice de RAJ affirme qu’au sein de cette association, l’on a appris «à garder espoir pour un lendemain meilleur».

Défendant le parcours de RAJ, l’ancien détenu du Hirak estime que « les 29 ans d’existence, de résistance et de lutte sans relâche pour la liberté, la citoyenneté, la démocratie, pour un État des droits et de la justice sociale, ont permis de former et de forger des générations de militants et de militantes sur les principes et les valeurs de la citoyenneté agissante, des libertés, de la dignité, de la paix et de la tolérance, de prospérité, d’engagement, de vivre ensemble, et d’amour du pays ».

Un parcours, soutient-il, « très honorable dont nous sommes fiers », puisque ce « ce noble combat est porté aujourd’hui avec détermination par une grande partie de nos concitoyens et concitoyennes ».

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