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Politique

DIRECT | Procès du journaliste Said Boudour et du lanceur d’alerte Noureddine Tounsi

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Le procès du journaliste Said Boudour et Noureddine Tounsi s’ouvre ce mercredi 10 mars au tribunal d’Oran. Said Boudour est poursuivi par trois chef d’inculpation qui sont «outrage à corps constitué», articles 144 et 146 du code pénal, «diffamation» articles 296 et 298, et «chantage» par l’article 371 du même code. Nourddine Tounsi est poursuivi pour «chantage» comme stipulé dans l’article 371 du code pénal. Les deux prévenus seront re-jugés après l’opposition introduite contre le jugement par défaut prononcé en novembre dernier. En effet, Said Boudour et Noureddine Tounsi ont été condamnés en leur absence à un an de prison ferme.

20H23

Le juge accorde le dernier mot aux deux détenus. Noureddine Tounsi réclame la protection de ses enfants face aux menaces de mort qu’il reçoit. Said Boudour quant à lui plaide pour une presse libre et indépendante.

Le verdict sera prononcé dans quelques instants

20H03

Les plaidoiries se poursuivent.

20h00

Maitre Si Amor a dénoncé dans sa plaidoirie l’inaction du procureur général face aux déclarations de Noureddine Tounsi concernant les menaces de mort.

19H30

Le juge déclare que le verdict sera rendu ce mercredi 10 mars.


19H15

Dans sa plaidoirie maitre Mostefa Bouchachi rappelle que les poursuites judiciaires contre Said Boudour et Noureddine Tounsi sont une atteinte au droit à l’information.

« Dans des pays respectés ces deux là seront l’oeil de la société afin de faire respecter la loi. Croyez-vous qu’en tant qu’avocats on se serait solidarisés avec deux personnes poursuivies pour des faits punis par la loi? » ,
s’est questionné l’avocat.

Sur l’accusation d’atteinte à corps constitué, l’avocat dénonce l’absence d’une plainte qui devrait être introduite par le corps concerné.

« Quand on parle d’un colonel, d’un général ou d’un ministre on parle d’un grade mais pas d’un corps constitué. Cette affaire ne devrait même pas vous atteindre »
, a argué Mostefa Bouchachi.

19H05

L’avocat Bakouri Amirouche objecte lui aussi contre l’accusation d' »atteinte à corps constitué ». « Les deux détenus ne sont pas des criminels mais un journaliste et un lanceur d’alerte », s’écrie l’avocat face au juge.

Et d’ajouter sur le même ton : « Ce dossier n’est pas à débattre, il a été préparé à un moment précis quand une personne précise gouvernait le pays. Où est le corps constitué auquel on a porté atteinte? ».

« Ce jugement sera prononcé au nom du peuple. Il restera même après le départ du juge et de Zeghmati ».

18H53

Maitre Nabila Smail repasse à la barre pour plaider à la place de Me Allili et Razazgui. Elle commence par remettre en question l’accusation d' »atteinte à corps constitué« .

«Est-ce que le vice ministre de la Défense est un corps constitué ? Ou est la plainte du trésor public qui doit dans ce cas, se constituer en partie civile ? Dans cette affaire, il y’a deux corps constitués et ils sont tous les deux des particuliers ! » s’étonne l’avocate. A l’époque, nous n’avons pas de président de la république mais nous avions un chef d’Etat, donc il n’y a pas de corps continuité.

Consternée, l’avocate se demande «où est la preuve qu’il y’a une menace pour l’accusation de chantage? Nous avons le listing de la ligne de Saïd Boudour et nous n’avons pas trouvé le numéro de la partie civile ! Comment on peut retenir une telle accusation sans preuve ?« .

L’avocate joint sa voix à celle de ses confrères et demande la relaxe pour les deux inculpés.

18H33

Le procureur de la république requiert six mois de prison ferme et 20.000 DA d’amende contre Said Boudour et Noureddine Tounsi.

18H25

Les deux détenus ont rejeté les accusations portées contre eux en réponse aux questions du Juge

18H22

Le juge auditionne Noureddine Tounsi qui en détention à la maison d’arrêt d’Oran dans une seconde affaire. Ce dernier dit être victime de menaces de mort « pour avoir été le principal dénonciateur dans l’affaire des 700 kilos de cocaïne interceptés au port d’Oran en 2018 ».

18H06

Le problème de son est résolu. Alors que le juge commence à citer les accusations qui sont portées contre lui, Said Boudour prend la parole pour émettre trois plaintes.

« Je n’ai pas pu me défendre depuis 7 mois, donnez moi 10 minutes pour me défendre. Mon affaire est celle d’un Journaliste et d’un défenseur des droits de l’homme, c’est pour ça que je veux avant tout exprimer des protestations »


Il dénonce en premier lieu les conditions de détention. « Même les animaux ne méritent pas ces conditions de détention« .

« Je ressens le froid que ressentent les harragas dans les barques », dénonce le journaliste avant de fondre en larmes.

Le journaliste dénonce en second lieu les conditions de jugement « nous attendons, debout, depuis cinq heures du matin jusqu’à l’instant ». Le journaliste présente une troisième doléance, à travers laquelle il dénonce l’agression contre son avocat qui est « une atteinte à un corps constitué et à la Justice ».

18h03

Le juge commence à auditionner le journaliste Said Boudour qui est actuellement en détention à la maison d’arrêt d’Oran. Un problème de son est survenu.

17h59

C’est l’avocate Nabila Smail du barreau de Tizi-Ouzou qui prend la parole en second. Elle demande la libération de Said Boudour car les accusations qui lui sont portées ne nécessitent pas une mise sous mandat de dépôt.

17H53

L’avocat Abdellah Hebol est le premier à plaider. Il demande au président de l’audience d’annuler le procès verbal établi par la brigade de la cybercriminalité contre Said Boudour lors de sa période en garde à vue car « ils n’ont pas eu une autorisation de perquisition délivrée par le procureur de la république« .

17h45

L’audience dans l’affaire du journaliste Said Boudour et du lanceur d’alerte Noureddine Tounsi vient de débuter.

17h30

Le président demande à la greffière de noter que la partie civile est présente à la salle et qu’elle a quitté l’audience.

17h05

Au vu du grand nombre d’avocats qui vont plaider, le juge a décidé d’auditionner Said Boudour et Noureddine Tounsi en dernier.

15h10

L’épouse de Noureddine Tounsi a été empêchée d’assister à l’audience avant l’intervention des avocats.

15h00

32 avocats de 10 bâtonnats présents à Oran pour défendre Le Journaliste Saïd Boudour et son co -inculpé Noureddine Tounsi. L’audience n’a pas encore commencé.

14H00

Plusieurs avocats ont fait le déplacement à la wilaya d’Oran. Il seront plus d’une trentaine à défendre les deux détenus qui seront jugés par visioconférence.

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