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Politique

DIRECT l Tribunal de Sidi M’hamed : Procès des détenus du Hirak

Bouzid ICHALALENE

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© DR |

Vingt manifestants arrêtés lors des marches populaires contre le pouvoir en place seront jugés, ce lundi, par le tribunal de Sidi M’hamed. Parmi les détenus figurent Ghimouz Akram, Abdelkader Toufik Bacha, Khiredine Benzine, Fazil Dechicha, Derouiche Alaa, Agouazi Mohamed, Azoug Arezki, Batlis Bakir, Bareche Hafid, Dahmani Nour Elhouda Yasmine.

Neuf autres personnes placées sous contrôle judiciaire devront également comparaître devant le juge dudit tribunal. Il s’agit en l’occurrence de Fatiha Belaifa, Razane Bouanane, Yakoub Ayad, Karim Belkacem, Zineddine Kacimi, Aala Ghimouz, Islam Ihaddadene, Ilyes Saradoudi et Djilali Amad.

Pour rappel, 28 manifestants arrêtés en possession de drapeau amazigh ont été condamnées le 11 et 12 novembre dernier à six mois de prison ferme et à des amendes de 20 000 à 30 000 DA.

15H15

Fin du procès.

15H10

Le procureur près le tribunal de Sidi M’hamed a requis deux ans de prison ferme et une amende de 100 000 DA à l’encontre des prévenus. Le verdict sera rendu le 25 novembre prochain.

14H30

Les familles ainsi que les personnes présentes dans la salle scandent “Etat civil et pas militaire”, “Justice du téléphone et Gaid est devenu un Pharaon”.

14H26

Les avocats quittent la salle d’audience sous les applaudissements des personnes présentes lors de ce procès sous les cris de “merci les avocats”.

14H25

Le juge demande aux avocats s’ils vont tous boycotter la plaidoirie. Le collectif de la défense à répondu “OUI” en entonnant l’hymne national.

14H23

“On ne vous (juge) pas personnellement mais on boycotte l’appareil judiciaire car nous constatons aujourd’hui que les verdicts diffèrent d’un tribunal à un autre. Le tribunal de Sidi M’hamed est une exception”, a dit le collectif d’avocat au juge.

14H22

Le bâtonnier de Béjaia dit au président du tribunal de Sidi M’hamed : “Nous sommes la voix du peuple et nous avons décidé de l’accompagner. Monsieur le président, la Justice n’est plus assurée dans ce tribunal. Nous avons donc décidé de boycotter cette plaidoirie“.

14H20

Le bâtonnier de Béjaia prend la parole au nom du collectif de la défense.

14H00

Début de l’audience. Les détenus comparaissent en ce moment même devant le juge du tribunal de Sidi M’hamed

13H55

Les avocats décident de boycotter le procès des détenus du Hirak.

12H18

Forte présence des étudiants dans la salle d’audience en guise de soutien à leurs camarades maintenus en détention provisoire depuis plusieurs semaines.

12H10

Les manifestants rassemblés devant le tribunal de Sidi M’hamed réclament la libération des détenus du Hirak. “Libérez les détenus, ils n’ont pas vendu la cocaïne !”, crient à tue-tête les protestataires. 

12H00

Des dizaines de citoyens tiennent un rassemblement devant le tribunal de Sidi M’hamed en guise de soutien aux détenus du Hirak qui devraient être jugés ce lundi 18 novembre.

Crédit photo : Interlignes Algérie

11H15

Des avocats continuent à arriver au tribunal de Sidi M’hamed. Plus d’une quarantaine d’avocats sont sur place. On note également la présence de plusieurs personnalités politiques à savoir Ali Laskri, coordinateur de l’instance présidentielle du FFS, Ramdane-Youcef Taâzibt, député démissionnaire du PT et Fetta Sadat, député du RCD.

11H08

Le procès prévu initialement à 10h00 se déroulera finalement à 12h30. Les avocats ont demandé à ce que les affaires de droits communs soient traitées séparément des affaires liées au Hirak.

11H00

La salle d’audience est archi-comble. Les avocats ont du mal à y accéder vu le nombre important des personnes présentes pour le procès des vingt détenus.

10H30

Forte présence des familles des détenus et avocats au tribunal de Sidi M’hamed.

10H25

La défense est assurée par l’union nationale des barreaux d’Algérie, représentée par 4 bâtonnats régionaux (Tizi, Béjaia, Blida, Bouira et des représentants du barreau d’Alger)

10H20

Le collectif national des avocats des détenus d’opinion ont décidé de recourir à “la défense de rupture”.

Politique

Constitution: Makri appelle à faire barrage “au courant laïc”

Melissa NAIT ALI

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Le mouvement de la société pour la paix (MSP) se prépare à participer à la prochaine présidentielle avec son propre candidat.


Le président du MSP, Abderrazak Makri clarifie l’arrière-pensée de l’opposition de son parti au projet de la révision constitutionnelle. Il ne s’agit pas d’un souci de démocratie et de l’édification d’un État de droit, comme le réclament les Algériens depuis le 22 février 2019.

La position du parti islamiste est purement idéologique. Il l’a confirmé clairement lors d’une conférence de presse animée, aujourd’hui au siège de son parti. L’unique inconvénient relevé dans le texte adopté par le Parlement avant sa soumission à référendum, le 1er novembre, est qu’il ne reflète pas “l’orientation badissia-novembria”.

Le document, affirme-t-il, “traduirait une orientation laïque de ses rédacteurs ». « Il faut voter ‘’non’’ pour rejeter le courant laïc », appelle-t-on en s’adressant à ses partisans et ses militants.
Celui qui soutient directement la laïcité en Turquie pense aussi que « ce texte contient une orientation laïque, c’est pourquoi il faut aller aux urnes pour le faire tomber ».

C’est ainsi qu’il justifie d’ailleurs le choix de voter « non » au lieu de lieu de boycotter le référendum. « Il y a un courant dont toutes les idées sont dans ce projet, mais il appelle au boycott du référendum. Il y a aussi des lobbys qui se retrouvent dans cette constitution. Pour nous, puisque il y a une possibilité de passer par les urnes, nous allons l’exploiter pour faire tomber ce texte », soutient-t-il.

Poursuivant le leader de ce parti islamiste regrette le rejet de ses propositions par la commission d’Ahmed Laraba, tout en énonçant des critiques d’un certain nombre de disposition liées à la « nature du régime », à « l’indépendance de la justice » et au « respect de la majorité parlementaire ».

Parmi les propositions du parti rejetées, il cite celles portant sur la ” consécration de la charia comme une des sources de la loi » et «la prohibition du français dans les administrations et institution Abderrazakpubliques ».« Le français est l’ennemi de la langue arabe“, soutient-il.

Abderrezak Makri axe sa diatribe sur certains articles en lien avec toujours l’idéologie, tout en s’offusquant du fait que « la déclaration du 1er novembre 1954 ne soit pas intégrée dans la listes des articles intangibles».

« Il y a des articles nocifs. Concernant l’identité, l’article 65 qui stipule que ‘’l’Etat veille à la neutralité des institutions éducatives et à la préservation de leur vocation pédagogique et scientifique en vue de les protéger de toute influence politique ou idéologique’’ veut instaurer une école laïque », estime-t-il, affirmant que son parti est « pour la protection de l’école de l’influence des partis, mais pas du rejet des références à l’islam et l’arabité».

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Politique

Covid-19: 146 nouveaux cas et 5 décès supplémentaires

Yasmine Marouf-Araibi

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146 nouveaux cas de coronavirus et 5 décès supplémentaires ont été signalés sur le territoire national au cours des dernières 24h, selon le dernier bilan du comité scientifique.

Ainsi, le bilan national s’élève à 51213 cas confirmés et 1719 décès depuis l’apparition de la pandémie au pays en février dernier.

Les cas de guérisons ont eux atteint un total de 35962 après le recensement de 102 nouveaux cas de guérison.

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Politique

6e sit-in: ” l’affaire de Khaled Drareni est celle de toute la presse”

Yasmine Marouf-Araibi

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Le sixième sit-in de soutien et de solidarité avec le journaliste Khaled Drareni depuis sa condamnation le 10 août a eu lieu ce lundi à Alger. Les sympathisants du journaliste incarcéré réclament toujours sa libération et ” la libération de la presse algérienne”.

Des dizaines de personnes se sont mobilisées cet après-midi à la maison de la presse Taher Djaout à Alger. Journalistes, activistes, avocats, militants politiques et plusieurs figures du Hirak sont venus marquer leur solidarité avec le journaliste.

Avant de commencer leur protestation, et en formant des petits groupes, les présents ont abordé plusieurs sujets, parmi eux ” l’amendement de la constitution”, ” grève des avocats” , ” le procès de Mustapha Bendjama ” et ” les victimes de la décennie noire ” .

” Libérez Khaled Drareni”, “libérez la presse”, ” libérez la Justice “, ” Nous sommes les enfants de Amirouche nous ne faisons pas marche arrière” ou encore ” Algérie libre et démocratique” et plusieurs d’autres slogans du Hirak ont été entonnés lors de cette protestation qui a duré plus d’une heure.

Zeghmati dans le viseur des contestataires

Le ministre de la Justice, Belkacem Zaghmati a été visé. Il a été attaqué via le slogan ” Zaghmati abandonnez, la Justice est plus grande que vous”.

Par ailleurs, les manifestants ont également exprimé leur solidarité avec les détenus d’opinion et ont réclamé leur libération à travers les slogans ” libérez les détenus ” ou encore ” libérez les détenus, ils n’ont pas vendu de la cocaïne”. Les portraits de ces derniers ont été portés tout au long de la mobilisation.

L’affaire de Khaled est une cause juste et c’est l’affaire de toute la presse” nous déclare maître Abdelghani Badi et ajoute ” Il faut soutenir les causes justes et tous les opprimés “.

La reprise du Hirak

Vers la fin de la mobilisation, les protestataires ont promis de reprendre la rue en scandant ” nous allons revenir à la rue, nous allons revenir” et aussi ” il n’y a ni peur ni terreur, la rue appartient au peuple”.

A ce sujet maître Badi estime que “ce n’est qu’une question de temps pour que le Hirak reprenne afin d’affirmer la nécessité d’une vraie transition politique “.

Le journaliste Khaled Drareni, rappelons-le, a été condamné en première instance, le 10 août 2020, à 3 ans de prison ferme. Il avait comparu, le 8 septembre, devant la cour d’appel, en même temps que Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, qui ont été condamnés en première instance à deux ans de prison dont quatre mois ferme. Tous les trois sont poursuivis pour «incitation à un attroupement non armé» et «atteinte à l’unité nationale». Le verdict a été prononcé le 15 septembre. Il condamne le journaliste à deux ans de prison ferme et ses co-prévenus à quatre mois de prison ferme.

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