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Politique

DIRECT l 47e vendredi : le Hirak maintient la flamme de la résistance

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©Meriem Nait Lounis |46e vendredi du Hirak à Alger

Les Algériens devraient investir la rue pour le 47e vendredi contre le régime politique en place, qui malgré le rejet massif de la population d’une élection présidentielle sous le férule de ce dernier, a réussi tout de même à imposer sa feuille de route. Mais pour la quasi majorité des Algériens “la caque sent toujours le hareng” et le pouvoir en place, bien qu’il promette un changement “dans le fond” du système politique et la fin de l’ancien mode de gouvernance, demeure au regard des Algériens, -ou du moins pour ceux qui maintiennent la flamme de la résistance- un pouvoir despotique dont l’objectif est d’assurer sa pérennité.

Les hirakistes qui promettent de maintenir le Cap, devraient aujourd’hui répliquer pour exiger, encore une fois, le départ de tous les symboles de l’ancien système en place. Ce vendredi, le mouvement populaire devrait exprimer son avis sur le premier chantier lancé pour Tebboune portant sur la révision de la Constitution. La réponse des manifestants sera donnée aujourd’hui.

16H35

Alger : Abdelmadjid Tebboune et Chanegriha, le chef d’Etat-major intérimaire de l’ANP, sont l’objet de slogans dérisoires. Les manifestants font référence aux déclarations qui ont encensé l’armée qui “n’a pas tiré sur les manifestants”. Ecoutez le son de la vidéo :

16H30

Alger : Réapparition de l’emblème amazigh, un peu partout dans les rues d’Alger, en cette veille de Yennayer. Les manifestants l’arborent en scandant “Allah Akbar Dhimazighen” et se souhaitent une bonne année “Asseggas Ameggas, El Hirak Rahou Labass (Bonne année, le Hirak se porte bien)”.

16H00

Tizi Ouzou : Forte mobilisation pour ce 47e vendredi des marches de contestation contre le pouvoir en place. Les manifestants dénoncent appellent à la l’indépendance de la justice et la libération des détenus du Hirak.

15H45

Alger : Des manifestants brandissent l’emblème Amzigh lors de la marche de ce 47e vendredi.

15H25

Mila : les manifestants continuent d’exiger le démantèlement du pouvoir et revendique un “véritable” changement démocratique.

15H17

La rue Asselah Hocine (Alger-centre) est noire de monde. Des milliers de citoyens scandent “les Algériens khawa khawa, echaâb mwahad yel khawana”, (les Algériens sont des frêres, et le peuple est uni bande de traitres).

15H00

Tizi Ouzou. la mobilisation citoyenne contre le pouvoir en place est toujours intacte. Des milliers de manifestants scandent “« Djazair horra démocratia « Algérie libre et démocratique ».

14H38

Les deux journalistes, Latifa Abada et Ghada Hamrouche viennent d’être relâchées.

14H35

Des milliers de manifestants marchent dans la rue Hassiba Ben Bouali. La determination des hirakistes demeure inébranlable.

14H25

Bordj Bou Arréridj la mobilisation été au rendez vous pour ce vendredi, les manifestant scandent “ma tekhawfounach b el ouchria h’na rabatna el mizirya” vous n’allez pas nous faire peur avec la décennie noire, on a été elevé dans la misère.

14H20

Annaba les citoyens ont investi la rue pour ce 47e vendredi. déterminés plus que jamais, les entonnent le slogan phare du Hirak “Dawla madania machi 3askaria” (état civil et non militaire).

14H05

Bouira la mobilisation a été au rendez vous pour ce 47e vendredi du Hirak. malgré le froid et la pluie battante les citoyens de cette ville n’ont pas hésité à battre le pavé une énième fois pour réclamer le départ du système et ses symboles et laisser le peuple prendre son destin en main.

14H00

Malgré les tentations de l’empêchement du mouvement populaire par les intimidations, les dispersions et les interpellations, les manifestants affichent une grande détermination et poursuivent leur marche populaire.

13H40

Début de la manifestation à Alger.

13H34

L’atteinte à la liberté de la presse continue à sévir. Après l’arrestation du journaliste Khaled Drareni hier, c’est au tour de la journaliste Latifa Abada d’être interpellée par les forces de l’ordre à la Rue Didouche Mourad (Alger) en ce 47e vendredi de mobilisation populaire.

12H45

Alger : les manifestants résistent à la police qui tentent de disperser la foule. Ces derniers se sont repliés au niveau de la mosquée El Rahma à Khelifa Boukhalfa scandant des slogans dénonçant la brutalité de la police et appelant les citoyens à rester pacifiques.

12H25

“Bravo à vous et à ceux qui chargent avec vous”, entendue dans un message radio de la police déployée à la rue Hassiba Ben Bouali après la dispersion et l’interpellation des manifestants

11H45

Alger-centre : La police a dispersé brutalement les manifestants pour les empêcher de marcher vers la rue Didouche Mourad. Plusieurs interpellations ont lieu en ce moment. (Bouzid Ichalalene)

11H32

Alger : les forces de l’ordre présentes en force pour ce 47e vendredi, tentent de disperser les manifestants.

11H15

Les premiers manifestants arrivent sur Alger, ils scandent “daoula madaniya machi 3askariya” (Etat civil et non militaire).

Politique

L’Union européenne “préoccupée” par la condamnation du journaliste Khaled Drareni

Yasmine Marouf-Araibi

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L’Union européenne suit avec “préoccupation” la situation du journaliste Khaled Drareni qui a été condamné le 10 août à trois ans de prison ferme, a déclaré vendredi une porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, assurant que l’UE appelle l’Algérie à “œuvrer à l’apaisement et au dialogue”.

“Nous suivons avec préoccupation la situation du journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme pour “incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale”, a déclaré la porte-parole Nabila Massrali.

“Nous traitons des cas individuels et des questions relatives aux droit de l’Homme à différents niveaux dans le cadre du dialogue entre l’UE et l’Algérie”, a-t-elle assuré, ajoutant que l’UE appelle l’Algérie à “œuvrer à l’apaisement et au dialogue”.

Arrêté le 07 mars dernier alors qu’il couvrait une manifestation populaire à Alger-centre, le journaliste Khaled Drareni est en détention depuis le 29 mars pour “incitation pour attroupement non armé” et “atteinte à l’unité nationale”.

Lors du procès qui s’est déroulé le 03 août, le procureur de la république a requis une peine de quatre ans d’emprisonnement, 100.000 DA d’amende et une privation des droits civiques pendant quatre ans contre le journaliste et ses co-accusés: les activistes Samir Belarbi et Slimane Hamitoche.

Le 10 août, le tribunal de Sidi M’hamed rend son verdict condamnant le journaliste à trois ans de prison ferme et 50.000 DA d’amende. Les deux activistes, placés sous mandat de dépôt le 10 mars et libérés le 02 juillet, ont été condamnés à deux ans de prison dont quatre mois ferme.

La condamnation du journaliste Khaled Drareni a généré une large campagne de solidarité en Algérie comme à l’étranger où plusieurs ONG et associations ont réclamé sa libération. Ses avocats, qui ont dénoncé un “procès politique”, ont fait appel du verdict.

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Politique

Pétrole: Le Brent à 44,57 dollars le baril

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Les cours du pétrole étaient en baisse vendredi, dans le sillage de la veille, lestés par les perspectives moroses de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à propos de la demande mondiale de pétrole pour 2020 et 2021.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 44,57 dollars à Londres, en recul de 0,87% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre lâchait 0,88% à 41,87 dollars.

“La hausse déclenchée par les données sur les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis mercredi s’est éteinte aussi vite qu’elle avait commencé”, ont constaté des analystes de Oanda.

“Les prix ont subi des pertes en raison de l’inquiétude renouvelée (des investisseurs) concernant l’évolution de la demande de pétrole dans le monde”, ont-ils expliqué, faisant référence aux données publiées la veille par l’AIE.

L’AIE prévoit que la demande de brut chute cette année à 91,9 millions de barils par jour (mbj), soit 140.000 de moins que prévu jusqu’alors, avant de rebondir à 97,1 mbj en 2021, soit 240.000 de moins que prévu.

Elle impute ce repli à la faiblesse persistante du secteur des transports, notamment aérien, avec la crise sanitaire.

Mercredi, c’est l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui avait déjà légèrement abaissé son estimation de la demande mondiale de pétrole en 2020.

Par ailleurs, la Chine, qui est restée un moteur pour les marchés pétroliers pendant la pandémie, pourrait bientôt ralentir ses importations car les stocks continuent d’augmenter à des niveaux records, prévoient des observateurs du marché.

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Politique

Condamnation de Khaled Drareni : L’étrange réaction de Belhimer

Melissa NAIT ALI

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© DR |
© DR | Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme

Le ministre de la communication Ammar Belhimer contenue son acharnement contre le journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme. Alors que les réactions condamnant la lourde peine infligé au directeur du site Casbah Tribune, le porte-parole du gouvernement, tente de le charger à nouveau arguant qu’il n’est pas en possession de la carte du journaliste professionnel.


« Drareni n’a jamais été détenteur de la carte de presse professionnelle prévue par l’article 76 de la loi organique 12-05 relative à l’information du 12 janvier 2012», lance-t-il, dans un communiqué diffusé intégralement par l’agence APS.

Selon lui, « aucune demande n’est parvenue à cet effet aux services compétents du ministère de la part de Khaled Drareni ». Drôle de justification. Khaled Drareni qui a commencé sa carrière de de journaliste au quotidien La Tribune, a fait un passage à la radio chaîne III, avant de travailler pour les chaînes privées, Dzair TV et Echourouk. Tous des médias algérien.

A-t-il besoin d’avoir une carte provisoire du journaliste professionnel pour être reconnu comme tel ? Pourtant, de nombreux journalistes confirmés n’ont pas fait une demande pour l’obtention de ce sésame, qui, faut-il le souligner, a été accordé à des personnes n’ayant aucun lien avec la presse.

Ce qui est encore malheureux est qu’Amar Belhimer passe sous silence la décision de la justice. Bottant toujours en touche, le ministre de la communication revient à nouveau sur l’absence d’accréditation des correspondants des chaînes étrangères.

« Aucun organe ni institution indépendante ayant diffusé ses couvertures et commentaires n’a sollicité des autorités compétentes la délivrance de l’accréditation préalable requise à l’effet de l’employer, en application de l’article 81 de la loi organique (12-05)», dit-il.

Et d’ajouter : « Comme nous avons déjà eu l’occasion de le rappeler s’agissant de l’ambivalence de la relation de travail avec certains organes employeurs étrangers, certains journalistes s’installent comme « correspondants de fait » – non accrédités selon les procédures en vigueur – d’organes étrangers, et entretiennent une sorte de « loi du fait accompli » qui les expose à plusieurs risques dont le premier, et non des moindres, est qu’ils ne sont pas reconnus comme correspondants », explique-t-il.

Le ministre estime que « les journalistes en question doivent savoir que les pays des médias qui les emploient n’auraient jamais toléré de telles pratiques sur leurs sols respectifs », souligne-t-il.
« Les voies de recours, cadre idoine et exclusif d’un traitement juste du dossier, permettent à la défense de faire appel de la décision prononcée en première instance, loin de toute ingérence, de toute politisation et de toute manipulation d’une affaire qui, selon les qualifications retenues des faits, ne relève pas du libre exercice du métier de journaliste», soutient encore Amar Belhimer.

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