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Politique

DIRECT l 39e vendredi : Le Hirak face à un pouvoir toujours plus « sourd » et « répressif »

L’élection présidentielle que le pouvoir s’obstine à imposer contre le volonté populaire avance à grands pas aussi bien que la compagne électorale des cinq candidats qui débutera samedi prochain. Pendant ce temps, les vendredis de contestation populaire contre le régime ne faiblit pas et gagne davantage en force.

Kenza Ait Bachir

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Les manifestants qui ont affirmé leur determination à aller jusqu’au bout de leur engagement, n’obtempèrent pas. Ainsi, l’annulation des élections organisées sous la férule du système en place et le départ de ses résidus, ainsi que « la libération de tous les détenus d’opinion », sont des revendications “sans compromis” que les hirakistes s’attelleront à répéter ce 39e vendredi encore.

La semaine qui s’achève a été marquée par la condamnation de 28 détenus d’opinion à la prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed, alors que cinq autres ont été remis en liberté par le tribunal de Bab El Oued. Les deux verdicts « contradictoires » suscitent bien des interrogations d’autant que les détenus sont poursuivis pour des faits similaires et pour les même griefs et viennent, une fois de plus, confirmer la « déstabilisation » de l’appareil judiciaire et l’impuissance des magistrats à arracher l’indépendance de la Justice.

Par ailleurs, avec l’approche de la date fatidique du 12 décembre, plusieurs manifestations pro-élections ont eu lieu cette semaine, au niveau de quelques wilayas, notamment Sétif, Tlemcen, Ouargla, Touggourt, Annaba et Constantine. Mais, à chaque fois, elles n’arrivent à réunir que quelques dizaines de personnes. Ces marches de soutien à l’élection présidentielle, fortement contestée par la population, ont été également marquées par des contre-manifestations spontanées, aboutissant sur des arrestations musclées notamment à Annaba et Constantine.

17H00

Tizi Ouzou : le rejet des élections du 12 décembre est exprimé sous différentes formes.

Crédit photo: DR

16H40

Alger : la forte pluie n’a pas entamé la détermination des centaines de milliers de protestataires à poursuivre leur marche. L’avocat et militant des droits de l’homme, Me Mustapha Bouchachi, manifeste lui aussi, comme chaque vendredi, en compagnie de plusieurs membres du Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Crédit photo: DR

16H30

Un tsunami humain déferle sur Alger pour ce 39e vendredi de manifestation contre le pouvoir en place.

Crédit photo: DR

16H04

Une mobilisation monstre à Tizi Ouzou pour ce 39e vendredi. Des centaines de milliers de manifestants défilent dans le Centre-ville pour dire non aux élections du 12 décembre.

39ème vendredi, Tizi-Ouzou.

Opublikowany przez Djef Chatbi Piątek, 15 listopada 2019

15H50

A Mostaganem, la détermination des hirakistes est inébranlable.

#Mostaganem : Acte 39.

Opublikowany przez Mostaganem Aujourd'hui Piątek, 15 listopada 2019

15H40

Alger centre : la rue Asselah Hocine est noire de monde

Crédit photo: DR

15H35

Les journalistes se mobilisent également en ce 39e vendredi du hirak pour dénoncer la censure et l’atteinte à la liberté d’expression.

15H30

Bordj Bou Arréridj est le théâtre, ce vendredi, d’une forte mobilisation contre le régime politique en place. Les manifestants scandent des slogans hostiles au chef de corps d’armée Gaid Salah, exprimant ainsi leur rejet de l’élection présidentielle qui devrait avoir lieu le 12 décembre prochain.

البرج الآن

Opublikowany przez ‎برج بوعريريج / bordj bou arreridj‎ Piątek, 15 listopada 2019

15H15

A Oran, la mobilisation populaire est toujours intacte. Les marcheurs scandent des slogans en faveur d’un Etat civil.

Début Oran vendredi 39

Opublikowany przez ‎منبر حرية وهران‎ Piątek, 15 listopada 2019

15H00

A Sidi Bel Abbès, des centaines de manifestants sont dans la rue pour protester contre le régime politique appelant de tous leur voeux à son départ. Pour les manifestants, il n’est pas question de voter le 12 décembre tant que cette « Issbaba » est toujours au sommet de l’Etat. Les marcheurs ont également exigé la libération de tous les détenus du hirak pris en otage par un pouvoir despotique.

Début du rassemblement des personnes en vue de la 39eme marche contre le régime.En direct de sidi bel abbes

Opublikowany przez INTERLIGNES Algérie Piątek, 15 listopada 2019

14H50

Les parapluies ont décoré ce vendredi les rues d’Alger. Ni la pluie, ni le dispositif policier n’ont réussi à entamer la détermination des manifestants à sortir manifester pour ce 39e vendredi de hirak.

14H40

Alger : malgré la pluie, les manifestants maintiennent leur mobilisation et réitèrent leur rejet de la feuille de route du pouvoir qui s’obstine à ignorer les revendications populaires exprimées depuis le début du Hirak.

Crédit photo: Interlignes

 

14H30

Bouira : les centaines de manifestants qui battent le pavé pour le 39e vendredi de mobilisation contre le pouvoir en place réitèrent leur rejet de l’élection présidentielle et demandent la libération immédiate de tous les détenus du Hirak.

Crédit photo: El Khabar

14H15

Ni la pluie ni la grêle n’ont pu arrêter l’impressionnante mobilisation à Alger. Les manifestants scandent  » les généraux à la poubelle et l’Algérie gagnera son indépendance  » exprimant par la même, sous une pluie battante, leur rejet de l’élection présidentielle.

14H00

Alger : Les manifestants déploient une immense banderole sur laquelle sont inscrits les noms et les photos de tous les détenus d’opinion.

Crédit photo : Interlignes

13H57

La forte pluie qui s’abat sur la Capitale n’a pas entamé la mobilisation de ce 39e vendredi. Les manifestants poursuivent leur marche.

13H52

Une pancarte d’un manifestant résume parfaitement la principale revendication du peuple.

Crédit photo: Interlignes

13H49

A Béjaia, des milliers de manifestants sont dans la rue pour ce 39e vendredi de mobilisation populaire contre le pouvoir en place. Les marcheurs rejettent la présidentielle du 12 décembre et exigent la libération des détenus d’opinion.

#مباشر #بجاية #الجمعة_39مسيرة شعبية سلمية حاشدة الآن ببجاية للمطالبة بالتغيير الجذري للنظام.المشاركون يرفعون شعارات رافضة للنظام ومطالبة بالتغيير الجذري له ورافضة للانتخابات الرئاسية المزمع إجراؤها في 12 ديسمبر 2019 ، ضف لذلك شعارات تطالب بتكريس عدالة القانون وسلطة الشعب، وإطلاق سراح جميع المعتقلين السياسيين وجميع معتقلي الرأي وحرية التعبير.

Opublikowany przez ‎بجاية كن المراقب Béjaia Sois l'observateur‎ Piątek, 15 listopada 2019

13H41

La determination des manifestants est toujours intacte

13H38

Pour ce manifestant, ceux qui iront voter le 12 décembre sont des traitres

Crédit photo: Interlignes

13H35

Le Moudjahid Lakhdar Bouregaâ est toujours omniprésent dans les marches populaires contre le pouvoir.

Crédit photo: Interlignes

13H20

Début de la marche à Tizi Ouzou. Les manifestants réclament d’emblée la libération de tous les détenus qui croupissent depuis plusieurs mois dans les geôles.

Tizi ouzou 39ème vendredi

Opublikowany przez INTERLIGNES Algérie Piątek, 15 listopada 2019

13H15

Gaid Salah subit une violente algarade de la part des manifestants.

13H05

Les manifestants arrivent à la place Audin. « Pouvoir assassin« , scandent les marcheurs.

13H00

Les manifestants tirent à boulets rouges sur l’APN scandant à gorges déployées « le parlement des traitres » comme pour dénoncer la validation par les députés des deux principaux projets de loi, en l’occurence le PLF 2020 et celui des hydrocarbures.

12H45

« Tebboune El Cocaine, hab ywali Rais« , scandent les manifestants à Didouche Mourad (Alger centre)

12H30

Gaid Salah est, comme à chaque vendredi, la cible des manifestants.

12H15

plusieurs centaines de hirakistes manifestent dans les rues de la Capitale. « Ce Hirak est un devoir national« , scandent les manifestants comme pour exprimer leur détermination à poursuivre le mouvement jusqu’au bout.

11H30

Alger ; les manifestants disent « non » au vote. « Ulac el vote Ulach« , scandent les protestataires dont le nombre ne cesse de grossir.

11H00

Alger : les premiers manifestants marchent à Alger scandant « 1,2,3 viva l’Algérie, wel Gaid Salah dictatori » (« 1,2,3 viva l’Algérie, et Gaid Salah est un dictateur) ».

Et c'est parti pour ce #Vendredi_39 Video/ Khaled Drareni

Opublikowany przez Chouf-Chouf Piątek, 15 listopada 2019

10H30

Rassemblement des premiers manifestants à côté du siège du RCD à Didouche Mourad scandant « Dawla Madaniya machi 3askariya« , « Etat civil, pas militaire »

Crédit photo: DR

39e vendredi de mobilisation à Alger.

Opublikowany przez INTERLIGNES Algérie Piątek, 15 listopada 2019

Politique

Election présidentielle : Abdelmadjid Tebboune, un président déjà affaibli

La présidentielle de jeudi dernier n’a rien réglé. Elle n’a fait qu’accentuer le fossé séparant le mouvement populaire qui réclame un réel changement des tenants du pouvoir réel, plus que jamais isolés.

Melissa NAIT ALI

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© INTERLIGNES | 43e vendredi du Hirak qui a coïncidé avec l'élection de Abdelmadjid Tebboune
© INTERLIGNES | 43e vendredi du Hirak qui a coïncidé avec l'élection de Abdelmadjid Tebboune

Plus de 60% des électeurs, selon des chiffres officiels communiqués aujourd’hui par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), ont boudé les urnes. Une victoire pour le Hirak qui prouve, ainsi, qu’il est majoritaire, mais dont la volonté n’a pas été respectée par les artisans de cette élection.

En effet, le président déclaré élu, Abdelmadjid Tebboune, a obtenu moins de 10% des voix du corps électoral, soit 4,9 millions sur les 8,5 millions d’électeurs qui se sont exprimées. Un handicap de taille pour le nouveau président qui fera, et pendant longtemps, d’une grave crise de légitimité. C’est un président affaibli qui sera investi dans les prochains jours à la tête de l’Etat.

Ce dernier aura ainsi beaucoup de mal à convaincre la majorité des algériens qui ont rejeté, massivement, cette élection et qui sont sortis, aujourd’hui, aussi massivement pour lui dire « qu’il ne les représente pas ». Du jamais vu dans l’histoire de l’Algérie. Même les supporters du candidat n’ont pas exprimé, jusqu’à présent, leur joie après « cette victoire ». 

Des milliers de personnes ont envahi les rues d’Alger, au moment même où le président de l’ANIE annonçait les résultats préliminaires du scrutin de jeudi, ainsi que ceux de plusieurs autres villes du pays, pour dénoncer « cette mascarade ».

Ils étaient, effectivement, des milliers de personnes à brandir, à nouveau, le carton rouge face au régime en place, qui n’a finalement rien changé à sa stratégie de « fabrication » des présidents. Dans la Capitale, la manifestation a drainé des foules immenses qui se sont ébranlées de différents quartiers d’Alger en direction d’Alger-centre, lieu de convergence de tous les manifestants.

Ils reprennent les mêmes slogans opposés à « l’Etat militaire » et réclament le départ de tous les symboles du système, dont Abdelmadjid Tebboune qui était ministre et premier ministre du président déchu, Abdelaziz Bouteflika. Les protestataires ont également rendu hommage à la Kabylie qui a carrément empêché la tenue de cette élection. « Y a leqbayel, bravo 3likoum wa el djazair teftakhar bikoum (bravo les kabyles, l’Algérie est fière de vous) », lancent les manifestants.

Idem qu’à Alger, la mobilisation était tout aussi record à Annaba, à Constantine, à Jijel, à Tizi Ouzou, à Bouira et à Bejaia. Toujours avec la même détermination, les protestataires affirment dans ces villes ne pas céder au fait accompli du pouvoir en place qui se réjouit de la tenue de son élection, malgré le rejet populaire.

Contrairement aux villes citées où tout s’est déroulé dans le calme et le pacifisme absolu, dans l’Ouest du pays et selon des témoins, les forces de l’ordre ont violemment réprimé les marches organisées à Oran, à Sidi Belabbès et à Aïn Témouchent. Dans ces villes, selon ces témoins, plusieurs arrestations ont été opérées parmi les manifestants pour empêcher le déroulement des marches hebdomadaires habituelles du Hirak.

A Tlemcen, les manifestants ont réussi à tenir leur marche dans l’après-midi et ont dénoncé l’organisation de cette élection. En tout cas, la tension politique risque de s’accentuer encore davantage dans les jours à venir. Le nouveau président devra négocier avec la majorité et tenter d’absorber sa colère. L’acte II du Hirak a commencé

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Politique

Hirak : La police réprime la manifestation à Oran

La police a réprimé violemment la marche prévue pour le 43e vendredi du Hirak à Oran. Les arrestations se comptent en centaines selon la Ligue Algérienne des Droites de L’homme (LADDH).

Bouzid ICHALALENE

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Répression des étudiants
© INTERLIGNES | Répression lors de la manifestation des étudiants à Alger (archives)

Juste après l’annonce des résultats du vote qualifié par les manifestants de « mascarade », les manifestants sont sortis dans les rues d’Oran pour manifester dans le calme comme à leur habitude.
Mais, à leur surprise, la police s’est lancée dans une véritable chasse à l’homme.

Les policiers déployés en centaines, pas loin de la place ou se rassemblent les manifestants d’habitudes, interpellent violemment les manifestants. Selon plusieurs témoignages, il y’a eu plusieurs dizaines de blessés.

Le vice président de la Ligue Algérienne des Droits de L’homme (LADDH), Said Salhi, a dénoncé l’arrestation « de près de 400 manifestants. La LADDH dénonce et rappelle au respect du droits et des libertés publiques ».

Pour rappel, il n y’a jamais eu de de violence lors des manifestations du Hirak à Oran, mais les manifestations nocturnes étaient réprimées violemment par la police.

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Politique

Présidentielle : Macron « prend note » de l’élection de Tebboune et appelle au « dialogue » avec le peuple

Achour Nait Tahar

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C’est la première réaction, venant de l’étranger, à l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la tête de l’Etat. Le président français Emmanuel Macron a réagi, peu de temps après l’annonce des résultats du vote, soulignant qu’il a « pris note » ce vendredi de l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la tête de l’Algérie et a appelé les autorités à engager un « dialogue » avec le peuple algérien, rapporte l’AFP.

« J’ai pris note de l’annonce officielle que Monsieur Tebboune a remporté l’élection présidentielle algérienne dès le premier tour », a dit le président français lors d’une conférence de presse à Bruxelles, qui insiste sur « le dialogue qui doit s’ouvrir entre les autorités et la population », a ajouté la même source.

Le président français a rappelé que « comme vous le savez, que je suis très attentif à la situation en Algérie et aux aspirations que le peuple algérien exprime avec beaucoup de responsabilité, de civisme et dignité depuis plusieurs mois. Et je n’ai pas de la ou je suis et en ma capacité à commenter ou à donner des bons ou des mauvais points ou faire des pronostics. Je souhaite simplement que ces aspirations par le peuple algérien trouvent une réponse dans le dialogue qui doit s’ouvrir entre les autorités et la population ».

Et d’ajouter : » Il appartient aux Algériens de trouver les voies et les moyens dans le cadre d’un véritable dialogue démocratique. Et avec respect mutuel je leur dis en ce moment crucial dans leur histoire que la France se tient à leurs cotés » .

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