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Politique

Direct acte 41 : Le Hirak maintient son rejet de la présidentielle

Deux semaines nous séparent seulement de l’élection présidentielle du 12 décembre. Aujourd’hui, 29 novembre, c’est l’avant-dernier vendredi avant ce rendez-vous. Les appels à une grande mobilisation étaient lancés par plusieurs militants afin “d’avorter le scrutin du pouvoir”.

Achour Nait Tahar

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© INTERLIGNES | Algérie. 27e vendredi de manifestation populaire contre le pouvoir en place.
© INTERLIGNES | Algérie. 27e vendredi de manifestation populaire contre le pouvoir en place.

18 H 50

La journaliste Leila Beratto relâchée.

16H30

Arrestation de Leila Beratto, correspondante de la Radio France Internationale (RFI) à la Grande poste par des agents en civil, selon le vice président de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de L’Homme.

16H12

La police a fermé le jardin de la Grande poste pour empêcher les citoyens de faire leur prière sur place, ce qui a contraint ces derniers de prier sur le trottoir.

16H10

A la Grande poste, le point culminant de mobilisation, érigé en lieu où convergent tous les manifestants depuis le début du mouvement populaire, les manifestants ne ratent jamais l’occasion de passer par ce lieu à chaque marche.

15H58

Les manifestants ne manquent pas d’innovation à l’occasion de cette journée de marche. Les manifestants de Bab El Oued ont composé une nouvelle chanson dédiée à la résistance contre la répression qui s’abat sur les citoyens lors des manifestations.

15H10

Les manifestants scandent “ma tekhawfounach b l’ouchria ( vous ne nous faites pas peur en nous rappelant la décennie noire)”.

14H20

Les candidats à l’élection présidentielle sont descendus en flamme par les manifestants qui réitèrent leur rejet à la présidentielle qu’ils qualifient de “mascarade”. Sur une pancarte montrant l’un des candidats à la présidentielle, en l’occurence Abdelmadjid Tebboune, on peut lire son CV d’enfant du système.

© INTERLIGNES | pancarte représentant Abdelmadjid Tebboune avec son CV d’enfant du système

14H08

La rue Hassiba Ben Bouali à la Capitale est bondée de monde, les manifestants y scandent des slogans anti-élection et revendiquent un “état Civil et Non militaire”.

© INTERLIGNES | 41e vendredi, Rue Hassiba Ben Bouali bondé de monde

13H47

Un manifestant porte un piège à gibier avec des cartes d’électeurs à la place de l’appât. Toute une symbolique sur le danger que représente cette élection pour le devenir de l’Algérie.

© INTERLIGNES | Un manifestant avec un piège à gibier

13H45

A Alger, coup d’envoi de la 41e marche consécutive depuis le 22 février. Juste après la fin de la prière du vendredi, les manifestants ont commencé a entonner les chants révolutionnaires et c’est parti pour toute l’après midi. Les manifestants battent le pavé dans les différentes artères de la Capitale et s’en donnent à coeur joie de dire haut ceux que les tenants du pouvoir feignent d’ignorer.

13H10

A Alger la tension a monté d’un cran entre les manifestants et les forces de l’ordre suite à l’arrestation de 5 manifestants à la rue Didouche Mourad.

12H53

A Tizi-ouzou , la mobilisation est au rendez vous pour ce 41e Vendredi de marche pour venir à bout du système qui règne en maitre absolu sur le destin de toute une nation depuis l’indépendance.

12H30

Dans les rues d’Alger, les manifestants scandent “h’na ouled Aâmirouche marche arrière ma newalouch (Nous sommes les fils de Amirouche et ne ferons pas marche arrière)”.

12H15

Trois manifestants ont été arrêtés par la police alors qu’ils rejoignaient la marche à la rue Didouche Mourad.

12H00

A Alger, la détermination ne faiblit pas quelque soit la couleur du ciel. Les Algériens sont décidés à mener leur révolution jusqu’au bout.

11H15

Sortie des premiers manifestants dans le centre de la capitale.

Politique

Pour son travail sur la situation sanitaire : Amar Belhimer menace Liberté

Melissa NAIT ALI

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© DR | ministre de la Communication Ammar Belhimer

Une réaction disproportionnée! Le ministère de la communication s’en prend à nouveau à un journal. Cette fois-ci en raison du traitement de la crise sanitaire engendrée par la propagation de la Covid-19.

En effet, le département d’Amar Belhimer n’a pas digéré la Une du quotidien Liberté qui qualifié « d’échec total » la gestion de la situation sanitaire du pays.

Dans un long communiqué, diffusé intégralement par l’agence APS, le ministère qui cite nommément le journal met en garde « contre ce qu’il appelle la désinformation et le discours alarmiste de certains médias ».

« Le Président de la République, premier engagé et en première ligne dans la lutte contre la propagation et la prégnance du Coronavirus dans le pays a, lui-même, et sur la base de rapports documentés et consolidés, critiqué sévèrement la gestion gouvernementale du risque épidémiologique dans le pays. La critique présidentielle, tout comme la critique spécialisée ou citoyenne, fondée sur des faits tangibles et prouvés, est même un devoir citoyen », écrit le ministère dans ce communiqué.

Et d’ajouter : « Sauf quand elle est un prétexte facile pour certains journaux, et au premier chef pour le quotidien privé Liberté, pour jouer les Cassandre ». Pour le ministère, ce quotidien francophone « a joué aux Prophètes de mauvais augures en sur-dramatisant une situation épidémiologique déjà grave en soi dans un pays en guerre contre un ennemi invisible qui provoque partout dans le monde des dégâts incommensurables, comme en témoignent ailleurs des statistiques nettement plus dramatiques par rapport à la situation réelle en Algérie ».

« Dans son édition de ce samedi, le journal Liberté s’est distingué du reste de la presse nationale en consacrant sa ‘’Une’’ et trois pages en appui à la recrudescence des cas de la Covid-19 dans de nombreuses wilayas. Démarche choisie pour mieux adopter un ton alarmiste et catastrophiste de nature à faire peur à l’opinion publique et à la démoraliser outre mesure », estiment les rédacteurs de ce communiqué.

Le ministère se dit aussi choqué par le titre choisi par la rédaction de Liberté « échec total ». « Pis encore, le journal tire lui-même un bilan d’échec total et sans appel, alors même que les spécialistes, qui sont les mieux placés car les plus crédibles, n’ont pas encore tiré le bilan définitif de la stratégie nationale de lutte contre le Coronavirus », lit-on dans ce communiqué. Comme à son habitude quand il s’agit de tirer sur la presse, le département d’Amar Belhimer invoque « leur souci de faire de l’audience à tout prix » comme s’il s’agissait d’un crime ou d’un délit.

Poursuivant son réquisitoire contre le journal, le ministère cite aussi « l’éditorialiste du journal, directeur de publication par intérim, qui utilise des vocables, des concepts et des mots propres à décrire un film d’épouvante ! ».

« Des mots tels que ‘’catastrophe’’, «chaotique », « hécatombe », sont utilisés pour mieux dénigrer, à l’extrême limite de la diffamation, la gestion gouvernementale de l’évolution du risque pandémique. Et le journal, qui publie des chiffres de décès sans les attribuer à des sources sanitaires dignes de foi et crédibles, bafoue allégrement les règles de l’éthique professionnelle.

Cette dernière oblige à publier des faits avérés, sourcés, donc fiables, et sur la base de ces mêmes faits réels, expliquer, éclairer et par conséquent critiquer sans dénigrer et sans diffamer », ajoute le même communiqué.

Il invite le journal « à respecter scrupuleusement ce qui représente l’essence même du métier de journaliste : à savoir que informer ne signifie pas déformer, et critiquer ne veut pas dire diffamer ». Encore moins assombrir davantage une situation épidémiologique déjà grave et démoraliser encore plus une opinion publique déjà éreintée par des mois de restrictions et de privations”.

Le communiqué du ministère de la communication est conclu avec une menace « d’appliquer la loi contre le journal ».




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Politique

Benbouzid se réunit avec des gestionnaires des hôpitaux publics d’Alger

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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a donné vendredi des instructions fermes à l’ensemble des gestionnaires des hôpitaux publics de la wilaya d’Alger concernés par la prise en charge des cas affectées par le coronavirus (Covid19).

La réunion avec ces gestionnaires vise à “redynamiser le dispositif mis en place et anticiper sur les capacités de prise en charge des cas de Covid-19”, a-t-il indiqué lors de cette réunion à laquelle ont pris part les gestionnaires des Centres hospitaliers universitaires Mustapha Bacha, Beni-Messous, Bab-El-Oued, Hussein Dey et Douéra, et les directeurs d’établissements publics hospitaliers de Zéralda, Birtraria, Kouba, Ain Taya, Rouiba, El-Harrach et Bologhine, ainsi que les directeurs des Etablissements hospitaliers spécialisés d’El Kettar, du CPMC (Centre Pierre et Marie-Curie), de Ben Aknoun et de Salim Zemirli.

Parmi les principales directives qui ont été données aux gestionnaires, figurent notamment le renforcement du dispositif sur le terrain afin d’augmenter les capacités de prise en charge et anticiper sur la saturation des services dédiés au Covid-19, l’augmentation des capacités des lits d’hospitalisation et des lits de réanimation au niveau des structures en les renforçant en équipements et personnels et l’ouverture éventuelle d’autres services et d’autres établissements dans ce cadre. Il s’agit aussi de renforcer les équipes médicales et paramédicales qui, selon le ministre, “sont souvent épuisées”.

Le ministre a exhorté également les gestionnaires des hôpitaux publics de la wilaya d’Alger à l’effet de mobiliser l’ensemble du personnel médical et paramédical, toutes spécialités confondues, pour renforcer les équipes de praticiens au niveau des services dédiés à la prise en charge des malades du Covid 19, en associant les praticiens volontaires du secteur para-public et libéral, ainsi que les professionnels de santé retraités qui se proposent pour intégrer le dispositif de lutte.

Il a appelé, en outre, à “veiller à l’application des instructions concernant le soutien psychologique du personnel et l’organisation de rotations continues de repos des effectifs pour éviter l’épuisement du personnel soignant“.

M. Benbouzid a souligné aussi la nécessité de solliciter éventuellement le secteur privé pour le renforcement en lits d’hospitalisation, équipements et personnels, tout en veillant à la continuité de l’activité des services essentiels et la prise en charge des citoyens pour les autres pathologies. Le ministre a, enfin, rendu un hommage appuyé aux différentes équipes de la santé qui “ne ménagent aucun effort sur le terrain”.




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Politique

Suspension de la circulation automobile : Alger accorde un délai aux citoyens

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Suite à la décision du gouvernement, jeudi soir, de suspendre la circulation automobile de et vers 29 wilayas, la wilaya d’Alger a accordé une autorisation exceptionnelle aux citoyens se trouvant loin de leurs lieux de résidence, indique un communiqué des services de la wilaya.

Ainsi, les personnes résidentes à Alger et qui se trouvent actuellement bloquées dans d’autres wilayas aussi bien que les citoyens bloqués à Alger ont jusqu’à aujourd’hui 20h pour rejoindre leurs lieux de résidence.

Selon le même document, les transporteurs de marchandises ainsi que les fournisseurs des marchés ne sont pas concernés par les restrictions de circulations.

Les taxis sont autorisés à poursuivre leur activité, précise la même source.

Pour rappel, le gouvernement a décidé, jeudi soir, l’interdiction pour une semaine, à compter de ce vendredi, de la circulation routière, y compris des véhicules particuliers, de et vers les 29 wilayas suivantes : Boumerdes, Souk Ahras, Tissemsilt, Djelfa, Mascara, Oum El Bouaghi, Batna, Bouira, Relizane, Biskra, Khenchela, M’sila, Chlef, Sidi Bel Abbes, Médéa, Blida, Bordj Bou Arreridj, Tipaza, Ouargla, Bechar, Alger, Constantine, Oran, Sétif, Annaba, Bejaia, Adrar, Laghouat et El Oued.

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