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Politique

DIRECT. 38e vendredi: le Hirak à l’épreuve d’une présidentielle “imposée”

Ce vendredi, les Algériens marcheront encore dans toutes les grandes villes du pays pour le 38e vendredi contre le pouvoir en place. Faisant fi des revendications populaires réclamant son départ, le régime campe toujours sur sa position en insistant sur une élections présidentielle pourtant refusée par la quasi majorité du peuple. Le mouvement populaire demeure intacte et s’affiche déterminé à aller jusqu’au de son engagement. Les manœuvres florentines du pouvoir qui l’ont ciblé, depuis le 22 février, ont été de nul effet sur lui.

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© INTERLIGNES | Des centaines de milliers de manifestants dans les rues de la Capitale ce vendredi 1er Novembre 2019

Les manifestants devraient être nombreux, ce vendredi dans la rue. Ces dernières semaines, la mobilisation a regagné en intensité à l’approche de la présidentielle prévue le 12 décembre que le pouvoir veut imposer en dépit du rejet massif de la part de la population.

La marche de ce vendredi intervient aussi au lendemain du discours du chef de corps d’armée, Ahmed Gaid Salah qui a tiré une nouvelle fois sur ceux qu’il qualifie de “bande” l’accusant sans feinte de vouloir “exploiter la conjoncture actuelle que traverse le pays, pour détruire les fondements de l’Etat national, à travers le slogan «Etat civil et non militaire”.

Pour le premier militaire du pays, “la bande essaye d’induire en erreur l’opinion publique nationale, en diffusant ces idées sournoises, qui n’ont d’existence que dans l’esprit et les intentions de ceux qui les propagent”.

Ainsi, Les Algériens vont devoir réitéré, pour ce 38e vendredi, leurs revendications qu’ils n’ont eu de cesse de réclamer depuis le 22 février. Des aspirations qui ne trouvent toujours pas d’oreille attentive auprès des tenants du pouvoir. Mais le mouvement populaire se poursuit sans broncher, se portant comme le pont-neuf et  la crise politique que traverse le pays depuis plusieurs mois risque de perdurer sinon de devenir encore plus aiguë.

17H13

Les deux militants du RCD, Loudahi Mohand Arezki et Loudahi Hichem sont relâchés par la gendarmerie nationale de Reghaia. Quant à lui, Loudahi Djilali est maintenu en garde à vue et sera présenté devant le procureur.

16H30

38e vendredi: Déclaration de Noreddine Benissaad, avocat et président de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH)

16H10

Mostaganem: la mobilisation est toujours intacte. Des milliers de manifestants réclament une “vraie indépendance de l’Algérie”.

15H55

Un tsunami humain à Béjaia pour ce 38e vendredi. Malgré la pluie, les manifestants sont sortis en masse dans la rue pour réclamer le départ du régime en place réitérant par la même leur rejet de la “mascarade électorale”.

15H40

Des milliers de manifestants dans les rues d’Alger.

15H30

Me Mustapha Bouchachi: “organiser une élection présidentielle dans les conditions actuelles risque de faire perdurer la crise que connait le pays depuis neuf mois. Nous devons poursuivre notre mobilisation populaire et nous munir de patience car les revendications populaires sont légitimes”.

15H05

Tizi Ouzou. Des milliers de manifestants dans la rue en ce 38e vendredi de mobilisation populaire contre le pouvoir en place. Les marcheurs réitèrent leur rejet des élections et réclament la libération des détenus d’opinion.

15H00

Forte mobilisation à Sétif. Des milliers de manifestants réclament le départ du régime et de tous ses symboles. “dawla madaniya machi 3askariya”, scandent les marcheurs en réponse à Gaid Salah.

14H55

Les manifestants rendent hommage aux trois soldats tués à Tipaza.

Crédit photo: DR

14H40

Zahra Tabbou, l’épouse de Karim Tabbou participe à la marche de ce 38e vendredi. “Nous devons poursuivre la mobilisation pacifique et maintenir notre rejet de ces élections présidentielles”, a-t-elle déclaré.

14H30

Importante mobilisation à Sidi Bel Abbès. Les manifestants rejettent les élections présidentielles et réclament une période de transition

14H25

“Nous n’arrêterons pas jusqu’au départ de tous les corrompus”, “nous voulons la liberté”, scandent les manifestants à Alger.

14H15

Les filles du Mohamed Semallah, en détention provisoire depuis plusieurs jours participent à la marche de ce 38e vendredi et réclament la libération de leur père.

14H10

Imposante manifestation à Béjaia. Les milliers de protestataires réitèrent leur rejet des élections présidentielles. “Dégage Gaid Salah, cette année il n’y aura pas de vote”, scandent les hirakistes.

14H05

Alger: les manifestants rendent hommage aux trois soldats tués mercredi 06 novembre dans une opération anti-terroriste dans la commune de Damous, à Tipaza.

14H00

Comme chaque vendredi de mobilisation populaire, les manifestants réclament la libération des détenus d’opinions qui croupissent dans les geôles depuis plusieurs mois.

13H58

Alger: Les manifestants de plus en plus nombreux scandent des slogans hostiles à Gaid Salah.

13H40

Début de la marche à Bouira. Les manifestants rejettent d’emblée les élections présidentielle. Les protestataires n’ont pas manqué de répondre à Gaid Salah en scandant “Dawla madaniya machi 3askariya”.

13H30

Début de manifestation à Alger. Les protestataires répondent au vice ministre de la défense: “écoute Gaid Salah, Etat civil et non militaire”

12H40

Les manifestants réitèrent leur rejet de l’élection présidentielle. “Dégage Gaid Salah, cette année il n’y aura pas de vote”, scandent à gorges déployés les marcheurs à Alger.

12H30

Ni la pluie encore moins son infirmité ne l’ont empêché de sortir manifester ce vendredi. Une ardeur hors pair qui vient confirmer la détermination des Algériens à aller jusqu’au bout de leur “révolution pacifique” contre un pouvoir qui s’obstine à faire la sourde oreille et imposer une élection quand bien même rejetée par la quasi majorité de la population.

Crédit photo: INTERLIGNES Algérie

12H28

Les parapluies ont décoré ce vendredi les rues d’Alger. Ni la pluie, ni le dispositif policier n’ont réussi à entamer la détermination des manifestants de sortir manifester pour ce 38e vendredi de hirak.

12H15

Alger: la pluie n’a pas dissuadé les manifestants de répondre au rendez-vous hebdomadaire du hirak. Munis de parapluies, les manifestants entament leur marche scandant à tue-tête “les généraux à la poubelle, et l’Algérie gagnera son indépendance”, “Il n’y aura pas d’élections présidentielle tant que cette Issaba est toujours là”

11H50

“Ce hirak est un devoir national”, scandent les premiers manifestants à la rue Victor Hugo (Alger centre) réclamant également un “Etat civil et non militaire” comme pour répondre à Gaid Salah qui a déclaré hier jeudi que ce slogan est l’oeuvre se la Issaba qui “tente d’exploiter la conjoncture actuelle pour détruire les fondements de l’Etat national, à travers le slogan «Etat civil et non militaire”.

11H00

“Loudahi mohand Arezki (moh Charles ) ,Loudahi Hichem et Loudahi Djillali ont été interpellés par la gendarmerie à Reghaia pour port du drapeau amazigh”, annonce la député du RCD, Fetta Sadat.

 

Politique

Pour son travail sur la situation sanitaire : Amar Belhimer menace Liberté

Melissa NAIT ALI

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© DR | ministre de la Communication Ammar Belhimer

Une réaction disproportionnée! Le ministère de la communication s’en prend à nouveau à un journal. Cette fois-ci en raison du traitement de la crise sanitaire engendrée par la propagation de la Covid-19.

En effet, le département d’Amar Belhimer n’a pas digéré la Une du quotidien Liberté qui qualifié « d’échec total » la gestion de la situation sanitaire du pays.

Dans un long communiqué, diffusé intégralement par l’agence APS, le ministère qui cite nommément le journal met en garde « contre ce qu’il appelle la désinformation et le discours alarmiste de certains médias ».

« Le Président de la République, premier engagé et en première ligne dans la lutte contre la propagation et la prégnance du Coronavirus dans le pays a, lui-même, et sur la base de rapports documentés et consolidés, critiqué sévèrement la gestion gouvernementale du risque épidémiologique dans le pays. La critique présidentielle, tout comme la critique spécialisée ou citoyenne, fondée sur des faits tangibles et prouvés, est même un devoir citoyen », écrit le ministère dans ce communiqué.

Et d’ajouter : « Sauf quand elle est un prétexte facile pour certains journaux, et au premier chef pour le quotidien privé Liberté, pour jouer les Cassandre ». Pour le ministère, ce quotidien francophone « a joué aux Prophètes de mauvais augures en sur-dramatisant une situation épidémiologique déjà grave en soi dans un pays en guerre contre un ennemi invisible qui provoque partout dans le monde des dégâts incommensurables, comme en témoignent ailleurs des statistiques nettement plus dramatiques par rapport à la situation réelle en Algérie ».

« Dans son édition de ce samedi, le journal Liberté s’est distingué du reste de la presse nationale en consacrant sa ‘’Une’’ et trois pages en appui à la recrudescence des cas de la Covid-19 dans de nombreuses wilayas. Démarche choisie pour mieux adopter un ton alarmiste et catastrophiste de nature à faire peur à l’opinion publique et à la démoraliser outre mesure », estiment les rédacteurs de ce communiqué.

Le ministère se dit aussi choqué par le titre choisi par la rédaction de Liberté « échec total ». « Pis encore, le journal tire lui-même un bilan d’échec total et sans appel, alors même que les spécialistes, qui sont les mieux placés car les plus crédibles, n’ont pas encore tiré le bilan définitif de la stratégie nationale de lutte contre le Coronavirus », lit-on dans ce communiqué. Comme à son habitude quand il s’agit de tirer sur la presse, le département d’Amar Belhimer invoque « leur souci de faire de l’audience à tout prix » comme s’il s’agissait d’un crime ou d’un délit.

Poursuivant son réquisitoire contre le journal, le ministère cite aussi « l’éditorialiste du journal, directeur de publication par intérim, qui utilise des vocables, des concepts et des mots propres à décrire un film d’épouvante ! ».

« Des mots tels que ‘’catastrophe’’, «chaotique », « hécatombe », sont utilisés pour mieux dénigrer, à l’extrême limite de la diffamation, la gestion gouvernementale de l’évolution du risque pandémique. Et le journal, qui publie des chiffres de décès sans les attribuer à des sources sanitaires dignes de foi et crédibles, bafoue allégrement les règles de l’éthique professionnelle.

Cette dernière oblige à publier des faits avérés, sourcés, donc fiables, et sur la base de ces mêmes faits réels, expliquer, éclairer et par conséquent critiquer sans dénigrer et sans diffamer », ajoute le même communiqué.

Il invite le journal « à respecter scrupuleusement ce qui représente l’essence même du métier de journaliste : à savoir que informer ne signifie pas déformer, et critiquer ne veut pas dire diffamer ». Encore moins assombrir davantage une situation épidémiologique déjà grave et démoraliser encore plus une opinion publique déjà éreintée par des mois de restrictions et de privations”.

Le communiqué du ministère de la communication est conclu avec une menace « d’appliquer la loi contre le journal ».




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Politique

Benbouzid se réunit avec des gestionnaires des hôpitaux publics d’Alger

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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a donné vendredi des instructions fermes à l’ensemble des gestionnaires des hôpitaux publics de la wilaya d’Alger concernés par la prise en charge des cas affectées par le coronavirus (Covid19).

La réunion avec ces gestionnaires vise à “redynamiser le dispositif mis en place et anticiper sur les capacités de prise en charge des cas de Covid-19”, a-t-il indiqué lors de cette réunion à laquelle ont pris part les gestionnaires des Centres hospitaliers universitaires Mustapha Bacha, Beni-Messous, Bab-El-Oued, Hussein Dey et Douéra, et les directeurs d’établissements publics hospitaliers de Zéralda, Birtraria, Kouba, Ain Taya, Rouiba, El-Harrach et Bologhine, ainsi que les directeurs des Etablissements hospitaliers spécialisés d’El Kettar, du CPMC (Centre Pierre et Marie-Curie), de Ben Aknoun et de Salim Zemirli.

Parmi les principales directives qui ont été données aux gestionnaires, figurent notamment le renforcement du dispositif sur le terrain afin d’augmenter les capacités de prise en charge et anticiper sur la saturation des services dédiés au Covid-19, l’augmentation des capacités des lits d’hospitalisation et des lits de réanimation au niveau des structures en les renforçant en équipements et personnels et l’ouverture éventuelle d’autres services et d’autres établissements dans ce cadre. Il s’agit aussi de renforcer les équipes médicales et paramédicales qui, selon le ministre, “sont souvent épuisées”.

Le ministre a exhorté également les gestionnaires des hôpitaux publics de la wilaya d’Alger à l’effet de mobiliser l’ensemble du personnel médical et paramédical, toutes spécialités confondues, pour renforcer les équipes de praticiens au niveau des services dédiés à la prise en charge des malades du Covid 19, en associant les praticiens volontaires du secteur para-public et libéral, ainsi que les professionnels de santé retraités qui se proposent pour intégrer le dispositif de lutte.

Il a appelé, en outre, à “veiller à l’application des instructions concernant le soutien psychologique du personnel et l’organisation de rotations continues de repos des effectifs pour éviter l’épuisement du personnel soignant“.

M. Benbouzid a souligné aussi la nécessité de solliciter éventuellement le secteur privé pour le renforcement en lits d’hospitalisation, équipements et personnels, tout en veillant à la continuité de l’activité des services essentiels et la prise en charge des citoyens pour les autres pathologies. Le ministre a, enfin, rendu un hommage appuyé aux différentes équipes de la santé qui “ne ménagent aucun effort sur le terrain”.




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Politique

Suspension de la circulation automobile : Alger accorde un délai aux citoyens

Yasmine Marouf-Araibi

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Suite à la décision du gouvernement, jeudi soir, de suspendre la circulation automobile de et vers 29 wilayas, la wilaya d’Alger a accordé une autorisation exceptionnelle aux citoyens se trouvant loin de leurs lieux de résidence, indique un communiqué des services de la wilaya.

Ainsi, les personnes résidentes à Alger et qui se trouvent actuellement bloquées dans d’autres wilayas aussi bien que les citoyens bloqués à Alger ont jusqu’à aujourd’hui 20h pour rejoindre leurs lieux de résidence.

Selon le même document, les transporteurs de marchandises ainsi que les fournisseurs des marchés ne sont pas concernés par les restrictions de circulations.

Les taxis sont autorisés à poursuivre leur activité, précise la même source.

Pour rappel, le gouvernement a décidé, jeudi soir, l’interdiction pour une semaine, à compter de ce vendredi, de la circulation routière, y compris des véhicules particuliers, de et vers les 29 wilayas suivantes : Boumerdes, Souk Ahras, Tissemsilt, Djelfa, Mascara, Oum El Bouaghi, Batna, Bouira, Relizane, Biskra, Khenchela, M’sila, Chlef, Sidi Bel Abbes, Médéa, Blida, Bordj Bou Arreridj, Tipaza, Ouargla, Bechar, Alger, Constantine, Oran, Sétif, Annaba, Bejaia, Adrar, Laghouat et El Oued.

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