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Diplomatie: Dégel en vue entre Alger et Riyad?

Les relations Algéro-Saoudiennes sont de nouveau en dents de scie. La banderole d’Ain M’lila, qui a humilié le Roi d’Arabie saoudite, n’a fait, en réalité, qu’aggraver une situation bien tendue depuis des mois. Ce soir, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu à Alger, le président du Conseil saoudien de la Choura, Abdallah Ben Mohammad Ben Ibrahim Al-Cheikh, en visite en Algérie.

Ali Ajennadh

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Signe que les relations ne sont pas au beau fixe, le chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, a reçu, ce mercredi, le président du Conseil consultatif saoudien, en visite en Algérie depuis deux jours. Rien n’a filtré sur les discussions entre les deux hommes. Mais il est clair que l’envoyé spécial du Roi Salmane d’Arabie Saoudite a posé la question des relations entre les deux pays. Les excuses, présentées la veille par Ahmed Ouyahia au nom « de l’État et du peuple algérien » semblent avoir satisfait les Saoudiens. Preuve en est que c’est l’ambassadeur de ce pays qui a annoncé, lui-même, l’information, sur son compte twitter.

Mais la dégradation des liens entre Alger et Riyad ne date ni d’aujourd’hui, ni de l’affaire de la banderole d’ailleurs. Les deux pays se disputent, depuis quelques années, une sorte de leadership au sein de la « Ligue arabe ». L’Arabie saoudite qui veut élargir une sorte d’hégémonisme sur la région, l’Algérie oppose une résistance pour le moins affichée. C’est d’ailleurs le seul pays qui s’oppose aussi frontalement, même en des termes diplomatiques, au choix du pays des Al Saoud. Que ce soit lors de l’invasion du Yémen, de l’exclusion de la Syrie de la Ligue arabe ou encore du classement des organisations Hizbollah et Hamas comme « terroriste », l’Algérie s’est distinguées. Alger poursuit une marche doctrinale très connue ; pas d’ingérence dans les affaires internes des pays et, surtout, interdiction totale à son armée d’entrer dans un autre pays.

Résultat ; si les Saoudiens sont souvent agacés par ces prises de positions, ils finissent par se rendre à l’évidence : « l’Algérie est une puissance que nous traitons en tant que telle », avait récemment reconnu un officier saoudien lors d’une intervention sur France 24. C’est ce qui est en train de se passer. Et malgré le penchant des Algériens en faveur des Qataris dans la crise qui secoue les pays du Golfe, les Saoudiens ne veulent pas perdre un pays comme l’Algérie. Un signe que leur influence décline dans la région.

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