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Dialogue: Gaid Salah rejette les mesures d’apaisement

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Ahmed Gaid Salah, vice ministre de la défense.

Le vice ministre de la défense Ahmed Gaid Salah a rejeté “catégoriquement” les conditions posées par le panel du dialogue et de la médiation dans un discours prononcé, ce mardi 30 juillet au siège du ministère de la défense, à l’occasion d’une cérémonie organisée en l’honneur des meilleurs lauréats des Cadets de la nation au bac et au BEM.

 

Maintenant sa position à l’égard des détenus du hirak, le premier militaire du pays ne mâche pas ses mots pour rappeler que ces “individus” qualifiés “à tort comme des prisonniers d’opinion”, se sont pris, selon lui,  “aux symboles et aux institutions de l’Etat et ont porté outrage à l’emblème national”.

“Il m’appartient, dans ce contexte, de mettre en exergue certaines de ces idées empoisonnées que véhicule la bande et qu’adoptent certains porte-voix qui orbitent autour d’elle, notamment l’appel à l’élargissement des détenus, qualifiés à tort comme des prisonniers d’opinion, en guise de dispositions d’apaisement selon eux. Aussi, je rappelle encore une fois que seule la justice est souveraine de la décision, conformément à la loi, concernant ces individus qui se sont pris aux symboles et aux institutions de l’Etat et ont porté outrage à l’emblème national”.

Et d’ajouter sur un ton menaçant:  “Il n’est permis à quiconque d’interférer dans son travail et ses prérogatives ou tenter d’influer sur ses décisions”, a-t-il souligné. 

“Au sein de l’Armée Nationale Populaire, nous l’encourageons et nous l’appelons à poursuivre sa démarche patriotique dévouée avec la même détermination et la même résolution, loin des contraintes et pressions qui donnent à la bande et à ses relais, une occasion pour échapper à la sanction et revenir pour semer l’anarchie et impacter sur le cours des évènements”, a-t-il insisté

Défendant les décision de la justice, le chef de corps d’armée rappelle que “les institutions de l’Etat et l’appareil de justice ont démasqué les intentions pernicieuses de la bande et se sont mobilisés, plus que jamais, afin de faire réussir l’opération de lutte contre la corruption, atteindre son objectif, relever le défi de traiter les dossiers de corruption présentés auprès de la justice et juger ceux qui y sont impliqués, avec rigueur, impartialité et sérénité, notamment après que le Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire s’est engagé à fournir les garanties suffisantes pour accompagner les mesures qu’a prises et que prend encore la justice dans ce domaine”.

S’agissant de la condition au dialogue prôné par le chef de l’Etat portant sur l’allègement du dispositif policier lors des marches hebdomadaires, la réponse de Gaid Salah est sans ambages. “l’appel suspect et illogique portant sur l’atténuation des mesures sécuritaires entreprises au niveau des entrées de la capitale et des grandes villes, je tiens à indiquer que ces mesures préventives prises par les services de sécurité pour la sécurisation des marches, sont des mesures prises pour l’intérêt du peuple et non le contraire. Nous avons rappelé à maintes reprises la nécessité d’organiser et d’encadrer les marches afin d’éviter qu’elles soient infiltrées. Aussi, il est inconcevable de remettre en cause les intentions et les efforts des services de sécurité et il est totalement contraire à l’éthique de déformer les réalités et fabriquer des mensonges, dans le but de donner un souffle nouveau aux personnes malintentionnées qui s’attèlent à attiser la situation et faire perdurer la crise”, a-t-il souligné.

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