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Devant le risque de sa fermeture: des intellectuels appellent à «la préservation» du journal Liberté

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La fermeture «annoncée» du journal Liberté a fait réagir des personnalités du milieu intellectuel. Une cinquantaine de chercheurs, politologues, professeurs universitaires, écrivains, éditeurs et journalistes ont appelé, ce dimanche 3 avril, dans une tribune, à «sa préservation».

«Inquiets du sort réservé au journal Liberté (sa fermeture annoncée),  nous, intellectuels, universitaires, chercheurs et artistes algériens, profondément attachés au pluralisme médiatique, ne pouvons rester insensibles au risque de la disparition d’un titre qui porte la voix plurielle de l’Algérie», écrivent-il dans le texte sous le titre «Pour que vive Liberté».

«Conscients», affirment-ils, de «l’apport» du journal Liberté à la vie culturelle, sociale et sociétale du pays, les signataires appellent «à sa préservation», mais aussi, «à la responsabilité de tous» pour que vive ce quotidien.

Parmi les signataires figurent la moudjahida, Zohra Drif Bittat, les écrivains Yasmina Khadra, Boualem Sensal, Kamel Daoud et Ami Zaoui, l’anthropologue Tassadit Yacine, la professeure universitaire Khaoula Taleb Ibrahimi, le chercheur Ali Bensaad, le sociologue Rabah Sbaa, l’historien Amar Mohand Amer, l’acteur-comédien Mohamed Fellag, le poète Ben Mohamed et de nombreux éditeurs et journalistes.  

Convaincus qu’«un journal est un espace d’échange et de transmission des idées, des valeurs et d’expression citoyenne nécessaire à la vitalité démocratique d’un pays», ils estiment qu’«il faut le préserver, le défendre et le faire vivre».  

«Liberté appartient aussi à ses lecteurs» 

Défendant le parcours du quotidien depuis sa création, les rédacteurs de cette tribune, soulignent que «le journal Liberté, dont l’histoire se confond avec celle de l’Algérie contemporaine, a pleinement assumé, depuis sa création, cette mission intellectuelle». «Au-delà de son collectif et de son propriétaire, le journal Liberté appartient aussi à ses lecteurs dans leur diversité», insistent-ils, mettant en garde que «sa disparition serait une immense perte pour le pluralisme médiatique, un coup dur pour les acquis démocratiques arrachés de haute lutte et de sacrifices», voire même «une grande perte pour le pays». 

Les signataires n’ont certes à aucun moment cité le nom d’Issad Rebrab, actionnaire majoritaire du société éditrice du journal. Mais, par leur appel «à la responsabilité de tous», la personne visée ne peut être que le patron de Cevital.

Pour rappel, une assemblée générale dont l’ordre du jour est la dissolution de l’entreprise chargée d’éditer le journal et la fermeture définitive du quotidien, est convoquée par l’homme d’affaires au courant de la semaine.

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