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Détenus d’opinion en grève de la faim : Une ONG suisse dénonce « les mesures arbitraires » des autorités algériennes

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L’Observatoire Euro-Méditérranéen des droits de l’Homme a dénoncé, le traitement et les mesures « arbitraires » des autorités algériennes contre les détenus d’opinion en grève de la faim depuis le 28 janvier dernier. Il a appelé à leur libération immédiate.

« Les autorités algériennes ont pratiqué des mesures arbitraires contre des dizaines de prisonniers d’opinion en grève, protestant contre la prolongation de leur détention sans justifications légales et les intentions de les juger pour des charges liées au terrorisme et autres », a déclaré l’ONG suisse dans un communiqué.

Tout en exprimant sa « profonde préoccupation », l’observatoire Euro-Méditéranéen des droits de l’Homme, craint « que la santé des détenus en grève ne se détériore si les autorités continuent de refuser de négocier avec eux ». « Des proches des détenus ont déclaré à Euro-Med Monitor que certains des grévistes ont été battus, que des signes évidents de fatigue sont apparus sur eux, et qu’ils ont subi une perte de poids importante », affirme l’ONG.

Des proches des détenus témoignent

Plus de 40 détenus d’opinion ont entamé, le 28 janvier 2022, une grève de la faim pour protester contre les lourdes accusations pour lesquelles ils sont poursuivis (art 87 bis du Code pénal). Une action que le Parquet général d’Alger avait démentie, évoquant des « informations malveillantes ».

Outres quelques témoignages de proches des détenus, l’ONG suisse reprend des déclarations de l’avocat, Me Abdelghani Badi à Euro-Med Monitor : « l’administration pénitentiaire a commencé à distribuer les grévistes de la faim dans des centres de détention à l’intérieur et à l’extérieur de la capitale, Alger. L’administration a détenu les grévistes restants à la prison d’El Harrach dans des cellules d’isolement comme une mesure punitive et pour doubler la pression psychologique et physique sur eux pour arrêter la grève, a déclaré Badi ».

« L’isolement comme mesure punitive »

L’Observatoire Euro-Méditérranéen des droits de l’Homme estime que « le gouvernement algérien doit libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues en lien avec la liberté d’opinion, d’expression et de réunion pacifique », et « mettre fin à sa politique de détention arbitraire visant à réduire au silence et à intimider les militants de l’opposition ».

L’ONG appelle le ministère de la Justice et l’administration pénitentiaire à « respecter l’exercice par les détenus de leur droit légitime de protester contre leurs conditions de détention » et à « ne pas les punir en les agressant physiquement, en les déportant dans des centres pénitentiaires et en les isolant à l’isolement ».

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