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Détenus d’opinion: début des remises en liberté et flou autour des mesures de grâce

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Trois jours après la signature par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de cinq décrets portant mesures de grâce, l’espoir des familles des détenus d’opinion, de voir libres leurs enfants et proches, avant l’aïd, est entretenu.

Dans la matinée de ce jeudi, trois détenus ont quitté la prison à Tizi-Ouzou et à Bouira, ouvrant probablement la liste de celles et ceux qui, parmi les prisonniers politiques et d’opinion, seront touchés par la grâce présidentielle.

L’activiste et défenseur des droits de l’Homme, Zaki Hannache, a annoncé que Yahia Semach et Massinissa Rezig, ont été libéré de la prison de Bouira, «après avoir introduit une demande de liberté (provisoire)». À Tizi-Ouzou également, la justice a libéré Fateh Kaced, en application de la même procédure, selon la même source.

Pourtant, aucune communication officielle, en particulier du ministère de la Justice, n’est venue éclaircir cette question, mis à part le communiqué de la présidence du 4 juillet dernier. Le Président Tebboune «a recommandé des mesures d’apaisement au profit des jeunes poursuivis pénalement et placés en détention pour avoir commis des actes d’attroupement et des faits connexes», avait-t-on indiqué.

Aucune communication !

Sur les 14.914 détenus concernés par la grâce, figurent «les condamnés définitivement pour des crimes de droit commun, et poursuivis dans des affaires pour, entre autres, recel d’objets volés, escroquerie, atteinte aux biens immobiliers et utilisation des médias sociaux à des fins subversives». De nombreux détenus d’opinion ont, justement été poursuivi suite à des publications sur les réseaux sociaux, notamment lors du Hirak.

En plus de l’attente des familles qui craignent ne pas voir les leurs en cette veille de l’Aïd, le flou reste entier concernant la procédure de libération qui n’annule pas les poursuites contre le détenu concerné. Dans les faits, l’administration de la prison invite le détenu à introduire une demande de liberté provisoire qui est immédiatement acceptée. C’est ce qui s’est passé avec Fateh Kaced, selon son avocate, Me Saliha Allouache, qui lui a rendu visite ce matin.

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