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Détenu depuis 508 jours : appel à la mobilisation pour la libération de Saïd Chitour

Des membres de la famille et des dizaines de journalistes et militants des droits de l’homme ont tenu, aujourd’hui à Alger, un rassemblement en soutien au journaliste et fixeur, Saïd Chitour, détenu depuis 16 mois (508 jours) sans jugement.

Melissa NAIT ALI

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Des membres de la famille et des dizaines de journalistes et militants des droits de l’homme ont tenu, aujourd’hui à Alger, un rassemblement en soutien au journaliste et fixeur, Saïd Chitour, détenu depuis 16 mois (508 jours) sans jugement.

Réunis autour de la mère du journaliste, les présents ont exigé sa « libération immédiate ». Sa mère, pour sa part, réitère son appel au président Bouteflika l’invitant à mettre un terme aux souffrances de son fils et de toute la famille.

«Je renouvelle aujourd’hui mon appel au président Bouteflika pour libérer mon fils. Il n’a rien fait», lance-t-elle. Très affaiblie et la voix inaudible, la maman verse de chaudes larmes renseignant sur l’ampleur de ses souffrances.

Assise sur une chaise au milieu d’un groupe de journalistes venus participer à un rassemblement de soutien au journaliste détenu, la mère trouve du mal à exprimer sa peine. « Je ne dors plus. Je ne peux avoir la paix tant que mon fils n’est pas remis en liberté », déclare-t-elle.

Présent sur les lieux, les frères et le membre de la famille de Saïd Chitour rappellent son parcours et son engagement pour l’Algérie. « Comment peut-il trahir le pays aujourd’hui ?», demande son frère.

 Appel à la mobilisation

Présente actuellement au Canada, la sœur de Saïd Chitour a adressé une lettre émouvante à cette occasion. «Merci de réclamer ce que ma mère a déjà demandé dans deux de ses lettre adressées au président Bouteflika : la libération de son fils innocent pour que cesse son cauchemar et celui de ses enfants. Merci de faire savoir que durant la décennie du sang, le journaliste et fixeur Saïd Chitour, comme beaucoup d’autre, a travaillé avec sérieux, courage et abnégation en mettant sa vie en péril », explique-t-elle.

Pendant près d’une heure, des intervenants se sont succédés pour appelé à la mobilisation pour obtenir la libération du journaliste, souffrant de plusieurs maladies. « Les journalistes et les journaux doivent tous se mobiliser pour sauver la vie de Saïd Chitour. Nous demandons sa libération, car l’accusation dont il fait l’objet est fictive. A quel secret d’Etat un journaliste peut-il accéder ? », lance El Kadi Ihsan, journaliste et directeur du site Maghreb émergent.

Foudil Boumala abonde aussi dans le même sens, en rappelant le cas de Mohamed Tamalt, décédé en prison il y a quelques mois. « Nous sommes tenus de se serrer les coudes pour éviter un autre drame à la presse nationale», lance-il.

Article 65 du code des procédures pénales  

Saïd Chitour, selon son avocat Miloud Brahimi, est poursuivi en vertu de l’article 65 du code des procédures pénales qui stipule : « Est puni de la réclusion perpétuelle, quiconque, dans l’intention de les livrer à une puissance étrangère, rassemble des renseignements, objets, documents ou procédés dont la réunion et l’exploitation sont de nature à nuire à la défense nationale ou à l’économie nationale ».

Selon l’avocat, la défense a introduit un recourt contre l’arrêt de la chambre d’accusation auprès de la Cour suprême en vue de requalification de l’affaire. « Nous attendons toujours la réponse », explique-t-il, précisant sur l’objectif d’éviter que l’affaire soit jugée par la chambre criminelle.         

 

 

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: “Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir”

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer “une fin de non-recevoir”. “Dawla madania, machi askaria”, “Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance !”, a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse “makanch intikhabat m3a l’issabat” (pas d’élections avec la bande),  “les généraux lazam ytirou”, crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. “Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance”, témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. “Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat”. “Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter”, scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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