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Politique

Des personnalités nationales appellent le pouvoir à faire “avec sagesse”, une nouvelle lecture de la réalité (texte intégral)

Plusieurs personnalités nationales dont Ahmed Taleb  El Ibrahimi, Me Ali Yahia Abdenour, Ahmed Benbitour, Abdelaziz Rahabi, Nacer Djabi, et Me Abdelghani Badi, ont rendu publique une déclaration dans laquelle elles appellent le pouvoir à faire “avec sagesse”, une nouvelle “lecture de la réalité” et de ne pas s’aventurer dans une échéance présidentielle “sans consensus national préalable”.

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Déclaration sur la situation politique actuelle (texte intégral)

Le blocage politique actuel dans lequel se retrouve le pays n’est autre que la conséquence des méthodes d’un pouvoir personnel qui a toujours compté sur la fraude dans toutes les consultations populaires pour proclamer des résultats programmés à l’avance. Malgré cela, ces méthodes n’ont pas réussi à cacher la défiance du peuple et sa perte de confiance dans la capacité de ses gouvernants à changer la réalité. Bien au contraire, celle-ci s’aggravait encore davantage après chaque parodie électorale. Aujourd’hui, force est de constater que parmi les résultats les plus manifestes de cette confiscation de la volonté populaire, le renforcement de la mainmise du pouvoir sur la vie politique, et sa persistance à vider les institutions nationales de leurs fonctions vitales, y compris celle du contrôle, et à écarter le peuple de l’exercice de sa mission principale qui est d’assurer la légitimité du pouvoir et de préserver la souveraineté nationale sacrée.

La poursuite de la mobilisation populaire et sa détermination à satisfaire ses revendications légitimes pour l’instauration de la souveraineté du peuple sur l’Etat et ses institutions indiquent clairement que le processus enclenché le 22 février ne s’est pas seulement limité à l’empêchement du 5ème mandat, mais il s’est étendu au rejet des pratiques ayant conduit le pays à la situation que nous vivons. Cette détermination exprime aussi l’aspiration à l’ouverture d’une ère nouvelle qui verra la mise en place d’un état de droit selon les critères contenus dans la Proclamation du 1er novembre 1954. Durant les huit mois de son existence, ce mouvement populaire est resté dans cette voie, sans reculer ou faiblir, ne faisant cas au passage, ni de ceux qui sèment le doute dans sa capacité, ni de ceux, dans ses rangs, qui changent de chemin en cours de route, ni enfin de ceux qui tentent de l’instrumentaliser, de le démobiliser ou de parier sur son essoufflement.

De nombreuses initiatives ont été lancées sous différentes formes, émanant de partis politiques, de personnalités nationales, d’associations, et de forums. Toutes ces initiatives ont été ignorées par les autorités. Le système politique a répondu Harak conformément à ses anciennes pratiques, pensant à tort qu’il ne s’agissait là que d’un évènement conjoncturel. C’est pourquoi, il s’est contenté d’orienter les regards vers la lutte contre la corruption pour atténuer la colère populaire. Il est clair que la lutte contre ce fléau, quand bien même elle est capitale, nécessite d’abord la lutte contre l’autoritarisme politique à travers l’instauration d’un système démocratique basé sur l’alternance au pouvoir, la séparation des pouvoirs, le respect de l’indépendance de la justice, des droits de l’homme, des libertés individuelles et collectives et de la justice sociale.

Il n’est nullement de la responsabilité du Harak populaire de fournir des solutions politiques toutes prêtes pour une transition d’une période qui a trop duré à une ère dont l’avènement s’annonce difficile. Sa tâche principale consiste plutôt à modifier l’équilibre des rapports de force sur le terrain, pour permettre aux élites nationales, toutes spécifités confondues, d’élaborer une vision nouvelle complète d’un nouveau système de gouvernance qui repose sur le respect de la souveraineté du peuple à choisir ses représentants pour conduire les affaires de l’Etat et de la société.

Par cette vision objective, la majorité du peuple ne rejette pas de façon absolue les élections présidentielles car sa position s’érige sur de fortes convictions qu’elle partage, d’ailleurs, avec ceux qui se sont montrés au départ enthousiastes. Les uns et les autres ont évalué à sa juste mesure, la réalité du pouvoir. Celui-ci conserve encore sans partage, l’exclusivité de la gestion de la chose politique qui comporte dans son essence une mentalité tutélaire en opposition totale avec la constitution dans la définition même du concept de la souveraineté populaire. Et pour cause. La constitution est devenue par la force des choses le jeu préféré du pouvoir auquel il recourt, tantôt en procédant à l’interprétation restrictive de ses dispositions pour rejeter toute thèse qui prône un véritable changement, tantôt en se permettant une large interprétation de ses dispositions en fonction de ses exigences et besoins. Ainsi, cette loi fondamentale n’est-elle plus un terrain d’entente et un toit protecteur pour toute la société. Rien d’étonnant dès lors qu’elle devienne un simple moyen entre les mains des détenteurs du pouvoir, et un instrument pour freiner toute dynamique de changement pacifique.

Le pouvoir n’a trouvé d’autre issue à sa crise chronique que de tenter, au nom la légitimité constitutionnelle, un passage en force vers des élections, et de persister en imposant sa main de fer pour consolider sa tutelle permanente sur le peuple. C’est par cette démarche qu’a été mise en place la « commission nationale » du dialogue pour appliquer une feuille de route sans dialogue réel et sérieux. Aujourd’hui, le résultat est là: la création de l’Autorité nationale indépendante des élections s’est faite sans accord consensuel avec les acteurs politiques et les élites sociales. Ce faisant, le nouveau-né a perdu toute indépendance rien que par la désignation publique scandaleuse de ses membres Il aurait été plus juste de lui attribuer la prérogative de la convocation du corps électoral si elle était effectivement consensuelle et indépendante.

En dépit de toutes ces données qui dénotent clairement une volonté politique de répondre sélectivement aux revendications légitimes du Harak, nous continuerons d’espérer en la possibilité de parvenir à la solution de la crise politique actuelle. D’où notre appel à la poursuite du Harak, tout en saluant le degré élevé de conscience des manifestants pour leur pacifisme qui, par sa qualité d’acquis civilisationnel, soulève l’admiration de par le monde. En contrepartie, le pouvoir doit prendre les mesure d’apaisement suivantes pour réunir les conditions nécessaires au déroulement libre et transparent du prochain scrutin :

  • satisfaction des revendications relatives au départ des symboles restant du pouvoir déchu, et démantèlement des réseaux de la corruption sous toutes ses formes.
  • libération immédiate et sans condition des détenus d’opinion: jeunes et moins jeunes, étudiants et activistes du Harak,
  • respect du droit constitutionnel de manifester pacifiquement, levée de toute entrave à l’action politique, et à la liberté d’expression dans tous les média, notamment l’espace audiovisuel public et privé
  • levée des entraves aux marches populaires pacifiques et à l’accès à la capitale.
  • cessation des poursuites et des arrestations illégales d’activistes politiques.
  • invitation à un dialogue sérieux et responsable de toutes les parties favorables à ces revendications.

Autant nous insistons sur ces mesures préalables pour ouvrir la voie à une solution politique durable, autant nous invitons toutes les tendances du Harak à plus de retenue et de vigilance afin d’éviter tout slogan attentatoire aux personnes et aux institutions, et d’exclure tout ce qui constitue une source de fitna ou de haine préjudiciables à l’unité nationale.

Nous ne pouvons concevoir la prochaine échéance présidentielle que comme le couronnement d’un dialogue aboutissant à un consensus. Notre pays a en effet besoin de l’apport de tous ses enfants pour élaborer une vision commune dont l’objet ne sera nullement de reconduire le régime actuel même sous un habillage nouveau, mais d’être le point de départ d’une vie politique nouvelle dans le cadre d’une unité nationale renforcée par sa diversité politique et culturelle, et qui dissipe toute crainte de l’institution militaire d’une autorité civile constitutionnelle. Il est certain qu’une entente de cette importance, et un consensus de ce niveau épargneront au pays les risques de l’enlisement, et lui permettront de faire solidairement un saut qualitatif et non en rangs dispersés. Autrement dit, s’aventurer à organiser des élections présidentielles comme annoncées, sans consensus national préalable, attisera le mécontentement populaire et aggravera la crise de légitimité du pouvoir. Bien plus, cette décision pourrait servir de prétexte aux immixtions étrangères que nous refusons avec force dans tous les cas et sous n’importe quelle forme. Il est donc inconcevable d’envisager la tenue d’élections libres et transparentes dans de pareilles circonstances. Par conséquent, nous invitons le pouvoir de fait à procéder avec sagesse et objectivité, à une nouvelle lecture de la réalité afin de ne pas contrecarrer les revendications légitimes du peuple en faveur d’un changement pacifique des mécanismes et des pratiques de gouvernance, et pour ne pas frustrer les générations de l’indépendance emplies de patriotisme, de l’exercice de leur droit à l’édification d’un Etat moderne dans l’esprit rassembleur du 1er novembre. C’est précisément cet esprit qui nous anime toujours, à la veille de la célébration de l’anniversaire de notre glorieuse Révolution dont les valeurs de militantisme, d’abnégation et de rassemblement doivent nous guider pour rester fidèles au message de nos valeureux martyrs.
Alger, le 15 octobre 2019

Les signataires:
1- Ahmed TALEB-IBRAHIMI

2- Abdenour ALI-YAHIA

3- Ahmed BENBITOUR

4- Ali BENMOHAMED

5- Abelaziz RAHABI

6- Noureddine BENISAAD (LADDH)

7- Sadek DZIRI (syndicat national du personnel de l’éducation et de la formation UNPEF)

8- Dr.Iliès MRABET (syndicat national des praticiens de la santé publique(SNPSP)

9- Dr Arezki FERRAD (historien)

10- Cheikh Hédi HASSANI (asso. Des Ouléma)

11- Dr Nacer DJABI (sociologue)

12- Louisa AIT-HAMADOUCHE (prof. à l’univ. d’Alger)

13- Dr Farida BENFARRAG (prof. univ. Batna)

14- Abdelghani BADI (Avocat, Alger)

15- Dr El-hadj Moussa BEN AMOR ( prof. univ.Alger)

16- Nacer YAHIA (avocat Oran) –

17- Dr Seif el islam BENATTIA (maitre assistant, univ. Alger)

18- Dr Mouslem BABAARBI (prof. univ. Ouargla)

19- Hachem Saci avocat

Politique

49e vendredi du hirak : « non à l’exploitation du gaz du schiste »

Melissa NAIT ALI

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© INTERLIGNES | 49e vendredi du Hirak à Alger
© INTERLIGNES | 49e vendredi du Hirak à Alger

Les vendredis se suivent et se ressemblent pour le mouvement populaire. Les manifestants reviennent toujours dans la rue avec le même entrain et le même engagement. Inlassables ! C’était le cas aujourd’hui, à l’occasion du 49 vendredi du Hirak. Des milliers de manifestants ont battu le pavé dans la capitale et dans de nombreuses villes du pays pour exprimer, une fois de plus, leur opposition au régime en place et ses politiques.

C’est ainsi qu’ils ont exprimé, ce jour, leur rejet de l’idée d’exploiter le Gaz de schiste, évoqué mercredi par Abdelmadjid Tebboune, lors de sa première rencontre avec des représentants de certains titres de la presse, dont des organes publics et privés.

« Dites à Total de le faire à Paris (France) », lancent les manifestants dans plusieurs villes en référence à l’éventuelle exploration par la compagnie française du gaz du schiste. Effectivement, les manifestants à Alger, à Annaba, à Constantine, à Jijel, à Sétif, à Bordj Bou Arreridj, à Bejaia, à Tizi Ouzou, à Bouira, à Oran, à Mostaganem n’ont pas manqué également de charger le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune.

« Un président en mal de légitimité et qui veut vendre le Sahara », scandent les foules compactes de manifestants à Alger. Les rues du centre de la capitale ont été noires de monde. Démarrant de la place du 1er mai, de Bab El Oued et de la rue Didouche, les processions de marcheurs démontrent que le hirak est loin de s’essouffler, tellement la détermination et l’engagement étaient visibles sur leurs visages.

Brandissant, comme d’habitude, emblèmes, pancartes et banderoles, les protestataires s’en prennent violement au pouvoir, aux généraux et au président Tebboune. « Tebboune illégitime ! C’est au peuple de décider ! Etat civil », lancent-t-ils, en progressant lentement vers la place de Grande-Poste, quadrillée comme d’habitude, par un impressionnant dispositif policier dépêché sur les lieux dès le début de la matinée.      

Le carré du RCD gazé

Après une semaine de polémique autour de la note du wali d’Alger voulant fermer le siège régional d’Alger du RCD, la décision s’est confirmée aujourd’hui. Même si les agents de police n’ont pas réussi à empêcher le RCD et ses militants de rejoindre le Hirak.

Alors qu’à d’autres endroits, la police s’était contentée de fermer les espaces, devant le siège du RCD, sis sur les hauteurs de la rue Didouche Mourad, elle a fait carrément dans l’excès de zèle. Les agents en uniforme ont tenté d’empêcher, durant plusieurs heures, tout rassemblement devant ce siège que le wali d’Alger voulait fermer les vendredis, on ne sait pour quelle raison.

Vers 14h00, au moment même où le président du RCD, Mohcine Belabbas et les militants du partis s’apprêtaient à sortir, le dispositif policier s’est mis à l’écart. Mais le carré du RCD a été ciblé à une centaine de mètres plus bas. Sans raison, les responsables de la police ont ordonné à leurs subalternes de rétrécir la chaussée en formant deux haies rapprochés des deux côtés de la route.

Ils utilisent alors le gaz lacrymogène pour tenter de disperser les militants du parti mobilisés en force, pour la journée. Mais en vain. Ces derniers refusent de céder et répliquent par des slogans hostiles aux policiers, au wali d’Alger et aux généraux.

A la Rue Asslah Hocine également, la police a fait dans la provocation. Alors que la foule des manifestants, plus compacte, avançait vers la Grande Poste, des policiers, excédés par les critiques qui les cibles directement en raison de leurs attitudes face aux jeunes du hirak, se sont attaques à des manifestants et ont tenté de procéder à l’arrestation de certains d’entre-eux.

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La wilaya d’Alger refuse d’autoriser la tenue des assises nationales du PAD

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La wilaya d’Alger a refusé de délivrer l’autorisation pour l’organisation, samedi 25 janvier, des assises nationales pour l’alternative démocratique initiée par le PAD prévue dans moins de 24 heures, à la Safex d’Alger.

Constatant que la demande d’autorisation formulée dans les délais n’a toujours pas reçu une réponse des services de la wilaya d’Alger, le PAD a rendu un communiqué dans lequel il affirment clairement le refus des autorités pour l’organisation des assises.

“A 24h de la tenue des assises nationales pour l’alternative démocratique et la souveraineté populaire, les autorités de fait viennent de signifier tacitement le refus de l’organisation de ces assises malgré l’accord écrit de l’administration de la SAFEX délivré à l’UCP (Union pour le Changement et le Progrès)”,indique le communiqué du PAD qui regroupe, outre le RCD, le PT, le PST, le FFS, le MDS, l’UCP et la LADDH.

Tout en “dénonçant et condamnant énergiquement ce refus supplémentaire”, en prenant à témoin l’opinion publique nationale quant aux « atteintes répétées » aux libertés, les forces du PAD soulignent qu’« aujourd’hui les professions de foi du pouvoir se heurtent à la réalité de son autoritarisme”.

Le PAD estime que “Comme par le passé les autorités de fait continuent d’user du « double langage » : un discours officiel teinté « d’ouverture et d’apaisement » qui contraste avec les faits sur le terrain marqué par le dispositif répressif toujours en place et par la fermeture hermétique du champ politique et médiatique”.

Le PAD exige la « levée immédiate » de toutes les entraves à l’exercice politique pacifique et que « cessent immédiatement » les atteintes aux libertés démocratiques.

Faute d’autorisation, ces assises auront lieu au siège du RCD à El Biar.

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Autorisation des assises du PAD : Le silence intrigant de l’administration

Melissa NAIT ALI

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Ayant miroité depuis son investiture à la tête de l’Etat sa volonté de respecter toutes les libertés, Abdelmadjid Tebboune et son pouvoir est en passe d’enregistrer sa première entrave à la liberté de réunion. Son administration, fonctionnant visiblement selon les mêmes pratiques, refuse toujours d’autoriser la tenue des assises de l’alternative démocratique, prévu dans moins de 24 heures, à la Safex d’Alger.

Jusqu’à ce matin, la demande d’autorisation formulée dans les délais n’a toujours pas reçu une réponse des services de la wilaya d’Alger qui observent un silence intrigant. « A moins de 24 h de la tenue des assises nationales pour la transition démocratique prévues pour demain 25 janvier, les services de la wilaya d’Alger n’ont toujours pas répondu à la demande d’autorisation », souligne Mohamed Khendak, membre du secrétariat national du RCD sur sa page Facebook. Il rappelle, dans ce sens, « qu’à l’époque de Bouteflika et de son clan, le pouvoir constant dans sa démarche avait le courage de répondre 48h avant par la négative. Ce qu’on pourrait appeler, assumer ses dérives et ses responsabilités ».

« Aujourd’hui ce même régime avec changement de personnes assume une politique sournoise du mépris. Mon écrit s’adresse surtout aux démocrates de la 25ème heure qui ont trouvé chez les nouveaux tenants du pouvoir ouverture et compréhension. Ils s’évertuent aussi à nous donner des leçons de morale comme si nous refusons que notre pays retrouve stabilité et quiétude. Nous avons l’habitude de nous adapter à ces refus. Nos assises nationales se tiendront. Nous laissons ces donneurs de leçons à leur conscience », indique-t-il.

Jeudi soir, Atmane Mazouz, chargé de communication du RCD, avait indiqué que « le représentant du PAD vient de sortir du siège de la wilaya d’Alger (jeudi soir) où il est allé s’enquérir de la suite qui est donnée à la demande d’autorisation pour la tenue des assises de l’alternative démocratique qui se tiendront samedi le 25. Le responsable de la DRAG lui a signifié qu’il attend toujours les instructions d’en haut et qu’il le contacterait par téléphone dès qu’il sera instruit de la suite à donner ». « La démocratie made in Teboune en marche », dénonce-t-il.

Contacté, Nabil Aït Ahmed, chargé de communication du FFS, confirme aussi que jusqu’à ce matin aucune réponse n’a été donné par les services de la wilaya d’Alger. « Nous allons certainement tenir la rencontre au siège du RCD », dit-il.

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