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Politique

Des journalistes suspendus pour avoir dénoncé la censure au Temps d’Algérie

Le nouveau directeur du groupe média « Temps nouveaux », Mouloud Louali, appartenant à l’homme d’affaire Ali Haddad, actuellement en prison, vient de sanctionner plusieurs journalistes du journal Le Temps.

Bouzid ICHALALENE

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© Une du Temps d'Algérie
© Une du Temps d'Algérie

Tout a commencé quand le journaliste Aissa Moussi s’est démarqué, hier 18 novembre, sur son compte Facebook du contenu de la Une du journal qui l’emploie. «Par devoir de vérité, d’éthique et de conscience professionnelle, après des semaines d’une intenable situation au sein de notre rédaction, et malgré qu’il ne s’agisse pas de mes propres écrits, je ne peux continuer à rester de marbre » a-t-il écrit sur sa page Facebook, tout en précisant que « de ce fait, en tant que journaliste de ce média (Le temps d’Algérie Ndlr), je me démarque d’une telle couverture voire même du contenu qui ne reflète aucunement la réalité du terrain. Une honteuse orientation dictée par les nouveaux maîtres du moment au Groupe Média Temps Nouveaux » a-t-il dénoncé.

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Aujourd’hui, 19 novembre, le même journaliste a reçu un premier questionnaire de sa direction lui demandant de « justifier ce comportement ». Quelques minutes plus tard, c’est un agent de sécurité qui a été chargé par la direction de demander au journaliste de « quitter la salle de rédaction et de ne plus revenir jusqu’au prochain conseil de discipline », nous confie une source au sein de la rédaction. Quatre membres de la rédaction dont un rédacteur en chef « se sont opposés à cette décision et ont demandé à l’agent de quitter les lieux et de demander au directeur de venir les voir à la rédaction » précise la même source.

Quelques minutes plus tard, un deuxième agent de sécurité revient et demande à Aissa Moussi de répondre à un autre questionnaire dans lequel « il lui est demandé de justifier sa publication sur Facebook concernant la Une de la veille », ajoute la même source. L’agent de sécurité remet également aux quatre journalistes, solidaires avec Aissa, des questionnaires et leur transmet un message du directeur, leur disant que « ceux qui sont solidaires peuvent aussi partir avec lui », ajoute la même source.

Nous avons réussi à joindre le rédacteur en Chef, Said Mekla, qui nous a confirmé tous les faits. Le journaliste Aissa Moussi, a précisé sur sa page Facebook, hier, qu’« être journaliste, c’est aussi savoir faire preuve d’honnêteté avec soi-même et avec l’opinion en ces moments historiques de la vie de notre pays l’Algérie ». Nous avons essayé de joindre Mouloud Louali par téléphone, mais ce dernier n’a pas donné suite à nos appels.

En signe de solidarité avec leur collègue, les journaliste du Temps d’Algérie ont décidé de ne pas participer dans la production du journal pour le lendemain.

Cette censure intervient alors que des centaines de journalistes ont signé un texte dans le but de se démarquer des agissement et de la censure que pratiquent certaines patrons de presse.

 

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Politique

La diaspora algérienne proteste contre la venue d’Abdelmadjid Tebboune à Berlin

Achour Nait Tahar

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© DR | Rassemblement de la diaspora algérienne contre la venue d'Abdelmadjid Tebboune à Berlin

Un rassemblement a été organisé, aujourd’hui 19 janvier, par des ressortissants algériens devant le siège de la chancellerie fédérale à Berlin (Allemagne) pour protester contre la participation de Abdelmadjid Tebboune, qu’ils considère « illégitime » au sommet sur la Libye.

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Des dizaines de citoyens algériens résidants à l’étranger, particulièrement en Allemagne, ont tenu un rassemblement devant le siège de la chancellerie fédérale où se déroule le sommet sur la Libye marqué essentiellement par la participation du chef de l’Eta,t Abdelmadjid Tebboune. Un dispositif de sécurité a été déployé par les autorités allemandes pour éviter tout débordement.

Les manifestants se sont rassemblés en masse pour manifester leur mécontentement quant à la présence de Abdelmadjid Tebboune pour représenter l’Algérie dans cette rencontre. Les protestataires portant l’emblème national, le drapeau amazigh et des pancartes écrites en Anglais et en Allemand sur lesquelles on peut lire « Freiheit für Das Volk Algerien » ( Liberté pour le peuple algérien), « Dont take Tebboune’s opinion in consideration, the Algerian people didn’t ellect him » ( Ne prenez pas en considération les propos de Tebboune, il n’a pas été élu par le peuple algérien), ont démontré, on ne peut plus clairement, l’adhésion de la diaspora algérienne au Hirak populaire qui agite le pays depuis le 22 février.

L’hymne national a été entonné par les manifestants présents au rassemblement, ainsi que d’autres slogans scandés aux marches du Hirak entres autres, « Djazayer Houra Dimokratia » (Algérie libre et démocratique) , « Les généraux à la poubelle w El Djazayer tedi l’istiqlal » (Les généraux à la poubelle, l’Algérie aura son indépendance) et d’autres slogans que les manifestants ont clamé sous le ciel de Berlin.

Le Hirak a démontré encore une fois sa capacité à mobiliser et à faire entendre sa voix, même sur la scène internationale, pour appuyer le combat qu’une grande partie du peuple algérien mène depuis 11 mois contre le régime en place.

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Politique

Crise du logement : Ce que promet Tebboune

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AADL 2: nouvelle phase de payement de la 2e tranche dès le 18 février

Une réunion du Conseil des ministres s’est tenue hier samedi sous la présidence d’Abdelamadjid Tebboune lors de laquelle le nouveau plan du Gouvernement a été examiné point par point notamment le secteur de l’habitat. Abdelmadjid Tebboune promet, de ce fait, de résoudre définitivement le problème du logement qui dure depuis plusieurs années en Algérie.

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Dans un communiqué publié ce dimanche 19 janvier, sanctionnant la réunion du Conseil des ministres, le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville a fait part de son plan d’action lequel qui s’est fixé pour objectif d’une part, « de résoudre définitivement le problème du logement en ciblant en priorité les ménages à faibles revenus » et, d’autre part, « de créer les conditions d’un environnement urbain et rural préservé, valorisé et propice à l’épanouissement du citoyen, en mettant en œuvre une véritable politique d’urbanisme, tenant compte des normes architecturales et préservant le patrimoine ».

Le plan d’action prévoit, notamment, selon le communiqué du Conseil des ministres « l’intensification de la production de logements par une mobilisation et une orientation efficace des ressources financières, la finalisation du programme en cours, l’engagement d’un nouveau programme de un (1) million de logements pour la période 2020-2024, tous segments confondus , la livraison à l’horizon 2024 de 1,5 million de logement, l’éradication des bidonvilles sur le territoire national, la résorption du déficit du programme « AADL 2 », le traitement de la problématique du vieux bâti, la poursuite de création de 120.000 lots sociaux pour prendre en charge les demandes de logement dans les wilayas du Sud et des Hauts plateaux ».

Dans le même sillage, le président de la République a insisté « sur l’impératif de finaliser les programmes en cours dans les meilleurs délais ». Il a souligné, par ailleurs, que « la réalisation de tout nouveau programme de construction de logements doit prendre en compte les contraintes de financement. Il ne doit surtout pas se faire au détriment de la qualité, des aspects architecturaux et de l’aménagement urbain« , ajoute le communiqué.

Tebboune a mis en avant, également, « le droit du citoyen à un logement décent soulignant l’impératif de luter contre l’habitat précaire et d’éradiquer les bidonvilles à travers la prise de mesures nécessaires à même d’empêcher leur réapparition, outre des sanctions à l’encontre des contrevenants« .

A ce propos, « il a instruit les ministres de l’Intérieur et de l’Habitat de mettre en place un mécanisme spécial pour le suivi de cette question et la lutte contre les cas de connivence en la matière ».

Evoquant les engagements en matière de logements devant être impérativement concrétisés, le président de la République à donné « des orientations pour l’amélioration de l’habitat à travers un renforcement du contrôle technique des constructions, la lutte contre la fraude dans les matériaux, l’interdiction de l’utilisation du bois dans les chantiers publics afin de préserver la richesse forestière, et la réduction des importations« .

A ce propos, Tebboune a instruit la création « d’une banque du logement » et a exhorté à une réflexion globale sur la création de villes périphériques afin de contenir l’exode vers les grandes villes.

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Politique

Tribunal de Biskra : L’étudiant Mohamed Amine Benalia condamné à 18 mois de prison ferme

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L’étudiant Mohamed Amine Benalia, un militant du mouvement de protestation populaire qui agite le pays depuis le 22 février, a été condamné par le tribunal de Biskra à 18 mois de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 DA, annonce ce dimanche le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

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Cet étudiant en droit poursuivi par l’unité de la cybercriminalité de Biskra pour ses publications sur les réseaux sociaux, a été déclaré coupable « d’outrage au président de la république, d’atteinte à corps constitué et d’atteinte à l’unité nationale à travers des publications sur les réseaux sociaux« , ajoute le CNLD.

Le 8 janvier dernier, l’étudiant a décidé d’entamer une grève de la faim pour contester cette détention arbitraire. Affaibli, Mohamed Amine Benalia a été transféré à l’hôpital de Biskra.

A noter que cette peine de dix-huit mois de prison ferme à l’encontre d’un jeune militant du Hirak est l’une des plus lourdes infligées depuis le début du mouvement populaire. Le 20 décembre dernier, un autre détenu d’opinion, Mohamed Tadjadit, a été condamné, lui aussi, à une peine de 18 mois de prison ferme par le tribunal d’Alger pour « atteinte à l’intérêt national ».

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