des journalistes et des personnalités réclament la libération de Adlène Mellah

Une vingtaine de journalistes ont répondu aujourd'hui à l'appel au rassemblement pour soutenir le journaliste emprisonné depuis le 25 décembre 2018, après le verdict du tribunal de Beb El Oued.

Crédit photo: Sami K. | Rassemblement du 16/01/2019 à la maison de la presse Tahar Djaout

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Une vingtaine de journalistes ont répondu aujourd’hui à l’appel au rassemblement pour soutenir le journaliste emprisonné depuis le 25 décembre 2018 suite au verdict du tribunal de Beb El Oued.

 

 

Plusieurs personnalités et journalistes connus par l’opinion publique ont répondu à l’appel lancé par « le collectif de soutien ». Zoubida Assoul, Amira Bouraoui, Abdelkrim Zeghileche, Said Boudour et plusieurs autres étaient présents en guise de solidarité. Les manifestants ont improvisé une marche à la courre autour de la maison de la presse, avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Libérez Adlene Mellah », « Le journalisme n’est pas un crime » et « non au muselage de la presse ». Ils ont notamment scandé des slogans pour demander de cesser l’intimidation de la presse et la libération de Adlene Mellah. « Liberez Adlene, liberté pour la presse ».

Les organisateurs et l’épouse du journaliste emprisonné Adlene Mellah ont par la suite pris la parole. L’avocate Zoubida Assoul a insisté sur le fait que « l’article 50 de la constitution, qui est mère des lois, interdit l’emprisonnement des journalistes », et de rappeler « que le procès de Adlene Mellah n’était pas équitable ».

Elle demande d’améliorer en premier lieu ses conditions de détentions, car, « il est jeté dans un endroit sans chauffage, et très humide ». Pour conclure, elle lance un appel à la solidarité le jour du procès en appel, programmé pour le 23 Janvier à la courre d’Alger « afin de montrer à ce système que nous sommes toujours la, et que nous ne lâchons pas, les gens qui se battent pour la liberté ».

Said Boudour, journaliste et militant des droit de l’hommes demande « l’arrêt immédiat des intimidations et des attaques virulentes qui visent la presse algérienne, qui ne peut pas exercer son métier dignement dans un climat aussi hostile », avant d’interpeller toute la corporation à se solidariser, « car si aujourd’hui, c’est Adlene Mellah qui est en prison, demain sera le tour d’un autre journaliste ».

Danger

Abdelkrim Zeghileche, Khellaf Ben Hedda et Amira Bouraoui ont eux aussi pris la parole pour réitérer le dossier des journalistes qui sont relâchés et qui sont toujours sous ISTN (interdiction de sortie du territoire national). « Nous Avons fait notre travail de journalistes, et si aujourd’hui, nous subissons des pressions de toutes les parts, c’est par ce que nous avons écris des articles de presse qui dérangent » dénonce Khellaf Ben Hedda ancien rédacteur en chef pour Algérie Direct.

À la fin du rassemblement, c’est l’épouse de Adlene Mellah qui a pris la parole pour expliquer la situation dans laquelle se trouve son mari. « La dernière fois que j’ai vu mon époux, j’ai vraiment ressenti le danger. Au moment ou j’allais le convaincre de mettre fin à sa grève de faim (qu’il a entamé depuis plusieurs jours NDLR), c’est lui qui m’a convaincu. Il m’a dit qu’il va continuer jusqu’au 23 janvier, jour du procès en appel, jusqu’à ce qu’il bénéficiera d’un procès équitable, qu’il jouisse de tous ces droits, et que le collectif de défense puisse plaider sereinement. »

Pour rappel, le journalistes a été arrêté lors d’un rassemblement organisé devant le théâtre national d’Alger (TNA) pour soutenir et demander la libération de Rédha City 16, lui (Adlène Melah), et deux autres personnes qui étaient avec lui. Adlène Mellah devra aussi comparaitre devant le juge, le 07 février prochain pour une première affaire dont il est en liberté provisoire.

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