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Des « actionnaires » veulent destituer Chérif Mellal : encore un complot contre la JSK ?

Bouzid ICHALALENE

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© Hadi belacel pour INTERLIGNES | Cherif Mellal et Mouloud Aiboud
© Hadi belacel pour INTERLIGNES | Cherif Mellal et Mouloud Aiboud

La stabilité de la jeunesse sportive de Kabylie (JSK) dérange certains actionnaires. Depuis quelques semaines un complot se met en place contre le jeune président du conseil d’administration du club, Chérif Mellal, accusé de tout et de rien. Des « dirigeants » s’apprêtent à tenir, le 8 février prochain, une Assemblée générale (AG) de la société par action avec un seul ordre du jour : trancher l’avenir de celui qui avait sauvé le club d’une relégation quasi certaine.

Pourquoi ? On n’en sait rien pour l’instant. Les explications fournies par Malik Azlef et Meftah Hanine sont tellement floues qu’elles n’ont convaincu presque personne. Les deux responsables envoyés, visiblement, au charbon par ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre, évoquent « une situation catastrophique du club ». Mais pas seulement. Ils invoquent aussi « l’absence d’investissement », « les insultes à l’égard de supporters »…

C’est ce que l’on appelle, sans risque de se tromper, chercher les poux sur la tête du chauve. Car le bilan de la nouvelle direction qui a pris les règnes de la JSK au début de l’année 2018 parle de lui-même. Arrivé à un moment où le club croulait sous les dettes avoisinant les 20 milliards de centimes qui s’est ajouté à un classement catastrophique en championnat, Chérif Mellal et l’équipe ayant travaillé avec lui ont relevé un défi titanesque.

Ils ont réussi en quelques mois, à redresser la barre, sauver l’équipe d’une relégation historique en D2 et éponger l’ardoise salée laissé par l’ancien président Mohand Chérif Hannachi. Ils ont réussi aussi à qualifier la JSK en finale de la coupe d’Algérie, après des années de disettes.

En une année, le club a joué le championnat qui lui a échappé de peu, avant de retrouver, après plus de dix ans, les terrains africains en participant à la prestigieuse compétition africaine, la ligue des champions. Face à des adversaires rodés dans cette joute, les lions du Djurdjura ont réussi à atteindre la phase des poules et se mesurer à d’autres grands de l’Afrique. Objectif atteint. En championnat aussi, le club se porte bien. Où est la catastrophe évoquée par les adversaires de Chérif Mellal ? ça sent un jeu malsain.

L’ombre de Hannachi 

Tout a commencé, il y a quelques semaines. L’ancien président, Mohand Chérif Hannachi qui n’avait toujours pas digéré sa sortie par la petite porte en aout 2017, revient à la charge. Lors d’une marche du Hirak à Tizi Ouzou, il avait affirmé à un groupuscule de ses partisans « que Chérif Mellal ne restera pas à la tête de la JSK ».

Il l’accuse même d’avoir transféré l’argent du transfert du défenseur, Lyes Chetti, à Doubaï aux Emirats arabes unis. Quelques jours plus tard, des « supporters » se sont déplacés au Maroc et s’en sont pris aux joueurs et aux dirigeants du club après la défaite fasse au WAC pour le compte de la 3ème journée de la phase des poules de la ligue des champions.

Et la réaction de Mellal, agacé par les insultes dont il avait fait l’objet particulièrement, semble être attendue. Filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, la scène est retenue contre lui comme « une preuve d’un faute grave ».

C’est à partir de là que ceux que Chérif Mellal qualifie « de vautours » ont mis leur machine en branle pour tenter de reprendre les commandes. Ils exploitent tous les moyens pour atteindre leur but : médias, groupe Facebook. Mais pour quel objectif ?  

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