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Départ de 1200 médecins: « les trois réalités » de Rahabi

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Abdelaziz Rahabi ne mâche pas ses mots pour critiquer les conditions d’exercice des médecins en Algérie et les raisons qui les poussent à fuir le pays.

Dans la foulée du débat qui a suivi l’annonce faite par Dr Lyes Merabet, président du syndicat SNPSP (Syndicat national des praticiens de la santé publique), sur 1200 médecins qui s’apprêtent à quitter le pays à destination de la France après avoir réussi une épreuve d’équivalence, l’ancien diplomate a exprimé jeudi sa vision.

Pour Abdelaziz Rahabi, cet énième départ massif de 1200 medecins, « 60 ans après l’indépendance de l’Algérie rappelle au moins trois réalités ».

La première, explique-t-il dans une publication sur sa page Facebook, « est liée au peu de considération que la société dans son ensemble, pouvoir et peuple, accorde à ses élites qui sont pourtant le produit de l’effort, de l’excellence et du savoir ».

La seconde réalité que nous rappelle ce départ des médecins algériens « réside dans les conditions générales d’exercice de la médecine en Algérie », admet-il.

Ces conditions, poursuit Rahabi, « font que ni le citoyen, ni le corps médical qui a subi toutes les formes de répression, ni les pouvoirs publics ne sont satisfaits de la situation actuelle dans ce secteur ».

Médecin comme harraga !

Enfin, pour la troisième réalité et qui risque de choquer, Rahabi n’hésite pas à faire le lien entre le phénomène de la Harga (immigrationclandestine, NDLR) et le départ des médecins, pour la seule raison que les deux catégories vivent les mêmes souffrances. « Tout autant que les harraga, les médecins souffrent de l’absence de perspectives et de la dégradation du cadre de vie qui ne favorisent pas l’épanouissement humain auquel aspire toute personne humaine », tranche Abdelaziz Rahabi.

Assimiler les médecins aux haragas peut certes déplaire à beaucoup notamment dans le cercle officiel. Mais, en osant la comparaison, Rahabi touche un point sensible lorsqu’il relève « l’absence de perspectives ».

C’est dire que même après 12 ans d’études supérieures pour un médecin spécialiste, l’Etat est incapable de lui garantir le cadre idéal lui permettant d’exercer au grand bénéfice de la population.

Certes, les médecins qui fuient le pays cherchent à avancer dans leur formation, mais paradoxalement il cherchent aussi un cadre de vie digne !

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