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Défiant l’armada policière, les étudiants donnent une leçon de nationalisme

Bouzid ICHALALENE

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Les étudiants avec des tenues traditionnelles

Ils sont plusieurs centaines à investir les rues d’Alger pour le 18e mardi consécutif. Les étudiants vêtus en tenues traditionnelles pour représenter tous les coins du pays ont réussi, malgré l’impressionnant dispositif policier déployé,  à atteindre la place du 1 mai. Arrivés sur place, les jeunes marcheurs ont brandi, à la surprise des forces de l’ordres, des drapeaux Amazighs avec l’emblème national, et entonné à gorges déployés l’hymne national.

 

Dès 09H30, les étudiants commencent à arriver à la Place des Martyrs, lieu de rendez-vous et point de départ de la marche. Le dispositif policier déployé ne peut pas passer inaperçu. En tenues, en civil, les policiers sont postés partout. Petites ruelles, rue viscérales, escaliers, tous ce qui est sur l’itinéraire de la marche est sous leurs yeux. À peine 10 heure passée, les étudiants qui sont déjà plusieurs centaines entament la marche.

Pancartes, slogans, tenues traditionnelles, tous les moyens qui permettent de relayer un message sont exploités. Sur les pancartes, plusieurs messages sont inscrits: “Arabes ou kabyles, nous sommes des frères”, “vous n’allez pas nous détourner de l’objectif principal, nous sommes des frères”, “vous allez tous partir” et “libérez les détenus porteurs de drapeau Amazigh”.

Les étudiants face au dispositif policier

CRÉDIT PHOTO : INTERLIGNES MEDIA | Les étudiants face au dispositif po

Les étudiants n’empruntent pas le boulevard Che Guevara pour rejoindre le centre de la capitale. Ils passent par le marché Bab Azoune et puis par le square port Said avant d’entamer la rue d’Isly pour enfin atteindre la grande poste. Alors qu’une étudiante brandi un drapeau Amazigh devant la place de l’Émir Abdelkader, des femmes policières tentent de le lui arracher avec force. Les étudiants interviennent et empêchent ces policières essayant tant bien que mal d’embarquer l’étudiante. Devant une foule impressionnante, elles ont fini par se retirer.

Marché Clauzel

Pacifiques et fidèles à leur engagement, Les étudiants attirent la sympathie des badauds. En guise de soutien, certains leur offrent de l’eau pour se rafraîchir, et d’autres crient “Hadou Talaba, machi Irhab” (ceux-là sont des étudiants, et non pas des terroristes”. Parfois, les passants ne résistent pas et finissent par se joindre à la marche qui draine de plus en plus de monde.

Au début de la rue Hassiba, les étudiants sont surpris du dispositif qui les attend afin de les empêcher d’atteindre leur destination finale, en l’occurence, la Place du 1 mai. “On dirait que c’est la marche de la police encadrée par les étudiants”, lâche un étudiant avec beaucoup de sarcasme en voyant le nombre impressionnant de policiers. Les étudiants insistent et tentent de forcer le cordon policier, mais ces dernier se montrent très fermes et repoussent violemment les étudiants.

Les étudiants contournent le dispositif et traversent le marché Clauzel pour atteindre la rue Hassiba Ben Bouali. C’est une véritable course qui s’annonce entre les manifestants et les policiers. Le rythme de la marche devient très intense et les policiers chargés de casques, boucliers et matraques n’arrivent plus à suivre le rythme des jeunes marcheurs. Des policiers en civils, en moto, tentent de repousser les étudiants mais en vain.

Les étudiants contournent le dispositif policier et passent par le marché Clauzel

Crédit photo : INTERLIGNES MEDIA | Les étudiants contournent le dispositif policier et passent par le marché Clauzel

“Casbah, Bab El Oued, d’Imazighen”

Sueur sur les visages, détermination affichée, les étudiants se rassemblent à la place du 1 mai, où les manifestants forment un cercle humain. “Serrez vous, ne laissez personne rentrer à part les étudiants”  ordonne Ait Said Abdenour, un des étudiants leaders du mouvement. Les étudiants sortent plusieurs drapeaux amazighs et l’emblème nationale avant de commencer à scander “Mazalagh d’imazighen” (Nous sommes encore des Amazighs), “Casbah, Bab El Oued, d’Imazighen”. Juste après, les étudiants prennent Abdenour sur leur épaules lançant le compte à rebours de 10. Les étudiants entonnent l’hymne national algérien.

“Nous sommes tous des frères, arabes, kabyles, Chaouis, Mzabis. Notre seul objectif est l’aboutissement des revendications du Hirak. Personne va parvenir à nous séparer, et toi Gaid Salah, il est temps que tu cèdes ta place, car toi aussi, on va te sauter de ton poste, comme nous avons fait avec toute la bande que tu continues à protéger”, déclare Abdenour avant de donner un coup de sifflet final en guise de fin de la manifestation.

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Liste des détenus d’opinion arrêté(e)s durant le Hirak (CNLD)

Le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD) a rendu public aujourd’hui 26 septembre la liste des détenus arrêté durant le mouvement populaire. Le comité précise que cette liste n’est pas complète et sera mise à jours dès que les avocats leurs signalent un nouveau cas.

Bouzid ICHALALENE

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Arrestation de manifestants qui portent le drapeau Amazigh à Alger.
© Interlignes MEDIA | Arrestation de manifestants qui portent le drapeau Amazigh à Alger.

1/ Arretés le vendredi 21 juin 2019:

Kamel BELEKEHAL;
Akli OKBI;
Ali IDIR;
Mohamed BOUDJEMIL;
Hamza KAROUNE;
Bilal BACHA;
Djaber AIBECHE;
Messaoud Leftissi;
Khaled OUDIHAT;
Hamza MEHARZI;
Tahar SAFI ;
Mouloud CHATRI ;
Samir idir GERROUDJ ;
Nacer TIMSI ;
Amine OULD TALEB ;
Abderrahmane BOUDRAA ;
Khaled OUIDIR;
Makhlouf BIBI;

2/ Arrétés le vendredi 28 juin 2019:

Mohamed AGOUAZI;
Hafid BARACHE;
Bakir BETLICHE;
Aala DEROUICHE;
Arezki AZOUG;
Samira MESSOUCI ;
Amokrane CHALLAL ;
Elhadi KICHOU ;
Mustapha Hocine AOUISSI ;
Amar ACHERFOUCHE ;
Arezki CHAMI ;
Hilal YAHIAOUI ;
Abdelbasset KHEBANI ;
Mohand Ameziane BELHOUL ;
Nabil BOUNOUH ;
Kamel BOUALOUACHE ;
Ghimouz AKRAM ;
Abdelkader Toufik BACHA ;
Kheiredine BENZINE ;
Fazil DECHICHA ;

3/Arrétés le vendredi 13 Septembre 2019:
Rachid HIRET;
Sammy ABBAS;
Boualem OUAHABI;
Mohamed SMALLAH;
Menad TISSEMLAL ;
Menaouar OUAÂZANE ;
Rachid SADAOUI ;
Sadek LOUAIL ;
Mohamed DAADI ;
Nabil BOUALAKMAH ;
Réda BOUARISSA ;
Bilal ZIANI ;
Mohamed Amine CHELALI;
Ahcene HAMZA;
Kheireddine MEDJANI;
Bachir ARHAB;
Kader RASSELMA;
Hakim MIHOUBI;
Sid Ahmed BOUHRAOUA;
Rabah MAHROUCHE;
Wafi TIGRINE;
Laamouri BELAIDI;
Toufik DJILALI;
Mohamed GADI;
Hamidou GARIDI ;
Fatehi DIYAOUI;
Mohamed BOUHERAOUA ;

4/ Arrétés le mardi 17 septembre 2019:
Nour Houda DAHMANI;
Salah MAATI;

5/ Arrêté le mercredi 19 septembre à Constantine actuellement à la prison de Tidia (Constantine). Son procès fixé pour mercredi 2 Octobre : Semmani Amazigh.

Sadeddine Youcef islam ;
Zineddine Bouguetaya.
Lakhdar BOURAGÂA, arrété le samedi 29 juin 2019;
Samir BELARBI arrété le lundi 16 septembre 2019;
Fodil BOUMALA arrété le jeudi 19 septembre 2019;
Khaled ChOUITER, arrété le lundi 24 juin 2019;
Hamza DJAOUDI, arrété le jeudi 22 aout 2019;
5/ Détenus libérés :
*Salim Ihaddaden et Ait yahia Ali smail (Chlef, arrétés le vendredi 21 juin et libérés le 28 juillet 2019;
*Nadir Fetissi (Annaba , le jeudi 8 aout 2019) ;
*Hakim Aissi (Mostaganem; arrété le vendredi 5 juillet et libéré le mercredi 09 septembre 2019)
*Benhabib Madjid et Sayah Aissam (Tlemcen, le mardi 24 septembre 2019) ;
*Karim TABBOU arrété le mercredi 11 septembre 2019 et libéré (provisoire) le mercredi 25 septembre.

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L’ancien président Français Jacques Chirac est mort

L’ancien président de la République Jacques Chirac est mort jeudi matin à l’âge de 86 ans, a annoncé son gendre Frédéric Salat-Baroux à l’AFP.

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Le président Jacques Chirac le 22 février 2005
© Dr | Le président Jacques Chirac le 22 février 2005

“Le président Jacques Chirac s’est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement”, a déclaré M. Salat-Baroux, époux de Claude Chirac.

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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