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Politique

Déclaration du général Toufik devant le tribunal militaire de Blida lue par son avocat Lahcène Seriak (texte intégral)

L’ancien patron du DRS, Mohamed Mediène, alias Toufik, a été condamné dans la nuit de mardi à mercredi par le tribunal militaire de Blida à une peine de 15 ans de reclusion criminelle pour atteinte à l’autorité de l’Armée et complot contre l’Autorité de l’Etat en compagnie de ses coaccusés, Said Bouteflika, le général Tartag et Louisa Hanoune. 

Kenza Ait Bachir

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Crédit photo: DR. L'ex patron du DRS, le général Toufik

Lors de sa comparution mardi devant le magistrat enquêteur près le tribunal militaire de Blida, le général Toufik a fait une déclaration dans laquelle il évoque « son combat contre la corruption et l’oligarchie ». Cette même déclaration a été lue devant la presse par son avocat Me Lahcène Seriak.

« Le complot réel et véritable qui me place devant vous en tant qu’accusé aujourd’hui, vient de mes tentatives de lutte contre la corruption. Il vient de loin.

J’ai lancé de multiples enquêtes sur de graves dossiers de corruption et de détournement, dès que j’ai constaté avec mes services le développement considérable de la corruption au sein de nos jeunes organisations financières et industrielles, les dégénérant et les tuant dans l’œuf, atteignant l’ensemble des secteurs de la vie nationale économique et sociale. Un développement criminel oligarchique d’une corruption vite mélangée avec la politique et l’exercice des missions des pouvoirs publics, voire le fonctionnement de l’Etat.

Une transformation rapide et nouvelle de cette forme de criminalité, hautement dangereuse pour l’existence même de notre nation. Avec le nombre de gens mêlés aux affaires et au trafics véreux, les appétits ont grandi. La moindre entreprise spontanée, gracieusement financée, porte sur des chiffres que l’on a jamais osé imaginer. La soif de faire des affaires malhonnêtes et de les faire vite et devenue générale.L’appât du gain facile a levé tous les scrupules. La spéculation criminelle anti-économique de l’oligarchie ambiante a apporté avec elle une véritable démoralisation nationale dans l’ensemble des domaines constitutifs de notre être historique, économique et vivrier ; travail, création, patrie, honneur, honnêteté, tout cela est parti.

Haine populaire de l’Etat complice des voleurs et des corrompus. Le profit, le gain ne dépendent plus de l’honnêteté et du travail mais de la relation criminelle, de l’habileté criminelle à voler et à détourner. Oligarques, démarcheurs, intermédiaires, rabatteurs, publicistes financiers, politiciens, financiers ont pullulé par générations spontanées à l’ombre de l’Etat corrompu et des oligarques avec leurs fausses grandes entreprises.

Enhardis, ces oligarques et leurs complices institutionnels ont introduit dans notre pays le principe systémique des pots de vin et des pots de miel, des commissions faramineuses devenues un véritable « cancer » des projets publics, comme la Sonatrach, l’autoroute Est-ouest. Ils ont mis en place des organisations criminelles formant par leur ramifications mondiales et internes une « puissance occulte » dans les rouages de l’Etat, qui doit compter avec elle pratiquement sur tout. Ténébreusement, sournoisement, officiellement, tout un personnel institutionnel criminel et chaque jour plus nombreux avait étendu un habile réseau destiné à compromettre et corrompre les plus honnêtes de nos citoyens et de nos responsables. La corruption allait donc faire disparaître littéralement et physiquement notre jeune nation, ses territoires et ses richesses nationales, voire son peuple dépossédé de toute valeur de vie composée.

Je persiste à croire, malgré le mal fait à ma famille et à mes enfants, aux principes qui animent celles et ceux qui luttent contre la corruption destructrice. Que mes initiatives d’enquête contre la grande corruption demeurent le fer de lance de mon devoir accompli, même s’il doit me coûter très cher, voire le prix de ma vie ».

Mohamed Mediène, général de Corps d’Armée à la retraite.

Politique

ABEF, la note qui risque de provoquer des pénuries et une flambée des prix

Avec toutes les lois et décrets régissant le commerce extérieur, alourdissant cette activité et occasionnant des surcoûts inutiles aux produits importés, une nouvelle mesure entrera en vigueur le 31 décembre 2019. Cette mesure est à ajouter au chapelet de lois de la LFC 2020 adoptées par l’APN.

Kenza Ait Bachir

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Le Président de l'association des producteurs algériens des boissons (APAB), Ali Hamani a affirmé, en marge de la Conférence de presse tenue mardi,  19 février au siège de la NCA Rouiba, à Rouiba, que l'export demeure un moyen impératif pour l'entreprise afin d'assurer sa pérennité.  
© DR | Photo port d'Alger (archives)

Dans un courrier, daté du 30 septembre dernier et adressé aux banques, l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers (ABEF) informe de nouvelles dispositions mises en place pour la gestion du commerce extérieur, c’est-à-dire les importations. Le courrier, portant références 479/DGC/2019, concernait les importations en CKD/SKD de téléphones mobiles ainsi que les produits électroménagers dans un premier temps, puis devrait être élargi à toutes les importations au plus tard le 31 Décembre 2019.

Les nouvelles dispositions émises par l’ABEF ont trait, principalement, au payement des importations « Le paiement de ces importations devra se faire exclusivement par différé de paiement avec un délai obligatoire compris entre neuf (9) mois au minimum et une année (360 jours) au maximum » est-il annoncé dans le courrier.

Nouvelles dispositions ou tour de vis ?

L’étau se resserre un peu plus sur les importateurs, vu qu’auparavant la réglementation des changes pour la gestion du Comex (commerce extérieur) permettait aux opérateurs économiques d’inclure le prix du fret dans la facture, en payant en CFR (Coût et Fret). « Les importations doivent se faire exclusivement sur la base de l’Incoterm FOB », indique la note de l’ABEF qui poursuit « Aussi, il est à noter que la mesure concernant l’utilisation de l’Incoterm FOB devra être généralisée sur l’ensemble de nos importations au plus tard le 31 Décembre 2019 ». C’est-à-dire que seuls les montants déclarés pour les produits acquis seront payés et transférés en devises. Le coût du transport, maritime ou aérien, sera payé en dinars algériens aux compagnies de transport.

Pour le commun des mortels, cette décision est somme toute anodine. Seulement, les quatre ou cinq grosses compagnies maritimes internationales qui relient l’Algérie au reste du monde risquent de se désintéresser définitivement du marché algérien vu qu’ils ont déjà des difficultés à transférer, comme le leur permet la loi, une partie des gains réalisés localement. A l’avenir, qu’en sera-t-il des masses d’argent que va engendrer une telle mesure ?

D’aucuns parlent de l’abandon pur et simple de l’activité par ces géants du fret si des mesures concrètes ne sont pas prises pour leur faciliter le transfert en devises des dividendes. Prenant les devants face à un tel risque, l’ABEF recommande « Que les opérateurs œuvrant dans cette activité doivent avoir recours en priorité à la capacité nationale de transport maritime, chaque fois qu’un tel choix est possible ». Est-ce à dire que la CNAN et ses filiales pourront pallier à l’absence des grosses écuries du transport maritime ? Il n’est pas certain qu’une entreprise ne possédant que quelques navires vieillissants puisse assumer les volumes annuels à l’import.

Depuis quelques jours, les établissements bancaires prennent attache avec leurs clients pour les informer des nouvelles dispositions. Pris de court, certains opérateurs ont dû surseoir à leurs achats étrangers. De nouvelles pénuries se profilent-elles pour 2020 ?

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Politique

Mohcine Belabbas charge Gaid Salah et appelle à « intensifier » la mobilisation

Le président du RCD, Mohcine Belabbès, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour attaquer de front les véritables détenteurs du pouvoir notamment le chef de corps d’armée Ahmed Gaid Salah. Dans un communiqué rendu public, ce mardi, il indique que le dernier discours du général de corps d’armée n’est pas « rassurant » et appelle à intensifier la mobilisation pour faire front à ceux qui veulent « fermer les portes aux aspirations populaires ».

Kenza Ait Bachir

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Le pouvoir de fait est dans la « dérive » et il patauge dans « l’irresponsabilité périlleuse » pour le pays, « le manque de discernement flagrant » et « l’incompétence avérée ». Tel est le diagnostic politique fait par le président du RCD, Mohcine Belabbas, suite au nouveau discours prononcé ce mardi par le chef d’état major depuis Ouargla.

Pour Mohcine Belabbas, « spéculer et bavarder des soutiens à l’armée comme si elle était en compétition politique, alors que la campagne de répression et d’arrestation des citoyens qui manifestent pacifiquement s’accentue, ne rassure guère », assène-t-il en assurant que « c’est le mépris envers le peuple et le cynisme des dirigeants qui sont à la base de nos problèmes », poursuit le chef de file « progressiste »

Convaincu qu’il faut « mettre l’Algérie et son intérêt suprême au-dessus de toute considération personnelle, de clans ou de maintien au pouvoir« , le chef du RCD appelle à « intensifier la mobilisation pour faire barrage à ceux qui s’échinent, à travers le squat des centres de décisions, à fermer les portes aux aspirations populaires, au progrès et à la prospérité« .  « Il n’y a pas d’autres solutions viables et durables« , conclut-il

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Politique

Des journalistes suspendus pour avoir dénoncé la censure au Temps d’Algérie

Le nouveau directeur du groupe média « Temps nouveaux », Mouloud Louali, appartenant à l’homme d’affaire Ali Haddad, actuellement en prison, vient de sanctionner plusieurs journalistes du journal Le Temps.

Bouzid ICHALALENE

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© Une du Temps d'Algérie
© Une du Temps d'Algérie

Tout a commencé quand le journaliste Aissa Moussi s’est démarqué, hier 18 novembre, sur son compte Facebook du contenu de la Une du journal qui l’emploie. «Par devoir de vérité, d’éthique et de conscience professionnelle, après des semaines d’une intenable situation au sein de notre rédaction, et malgré qu’il ne s’agisse pas de mes propres écrits, je ne peux continuer à rester de marbre » a-t-il écrit sur sa page Facebook, tout en précisant que « de ce fait, en tant que journaliste de ce média (Le temps d’Algérie Ndlr), je me démarque d’une telle couverture voire même du contenu qui ne reflète aucunement la réalité du terrain. Une honteuse orientation dictée par les nouveaux maîtres du moment au Groupe Média Temps Nouveaux » a-t-il dénoncé.

 

Aujourd’hui, 19 novembre, le même journaliste a reçu un premier questionnaire de sa direction lui demandant de « justifier ce comportement ». Quelques minutes plus tard, c’est un agent de sécurité qui a été chargé par la direction de demander au journaliste de « quitter la salle de rédaction et de ne plus revenir jusqu’au prochain conseil de discipline », nous confie une source au sein de la rédaction. Quatre membres de la rédaction dont un rédacteur en chef « se sont opposés à cette décision et ont demandé à l’agent de quitter les lieux et de demander au directeur de venir les voir à la rédaction » précise la même source.

Quelques minutes plus tard, un deuxième agent de sécurité revient et demande à Aissa Moussi de répondre à un autre questionnaire dans lequel « il lui est demandé de justifier sa publication sur Facebook concernant la Une de la veille », ajoute la même source. L’agent de sécurité remet également aux quatre journalistes, solidaires avec Aissa, des questionnaires et leur transmet un message du directeur, leur disant que « ceux qui sont solidaires peuvent aussi partir avec lui », ajoute la même source.

Nous avons réussi à joindre le rédacteur en Chef, Said Mekla, qui nous a confirmé tous les faits. Le journaliste Aissa Moussi, a précisé sur sa page Facebook, hier, qu’« être journaliste, c’est aussi savoir faire preuve d’honnêteté avec soi-même et avec l’opinion en ces moments historiques de la vie de notre pays l’Algérie ». Nous avons essayé de joindre Mouloud Louali par téléphone, mais ce dernier n’a pas donné suite à nos appels.

En signe de solidarité avec leur collègue, les journaliste du Temps d’Algérie ont décidé de ne pas participer dans la production du journal pour le lendemain.

Cette censure intervient alors que des centaines de journalistes ont signé un texte dans le but de se démarquer des agissement et de la censure que pratiquent certaines patrons de presse.

 

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