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Politique

Dans une démarche insolite : Rachid Nekkaz propose « une aide financière à la prison de Koléa »

Melissa NAIT ALI

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© DR | Rachid Nekkaz
© DR | Rachid Nekkaz, en détention depuis une année

Une première dans les annales. Un détenu propose une aide financière à la prison où il est incarcéré. Cela se passe en Algérie. L’ancien candidat à la candidature à la présidentielle annulée du 18 avril 2019, Rachid Nekkaz, en détention provisoire depuis plus d’une année, propose une aide financière à la prison de Koléa, dans la wilaya de Tipasa, pour améliorer la nourriture des prisonniers.

Il a adressé, à cet effet, une nouvelle lettre au ministre de la justice, Belkacem Zeghmati. « Monsieur Belkacem Zeghmati, depuis trois mois, nous ne mangeons plus de viande, ni de poulet, ni de dessert, ni de fruits de saison, ni de yaourt à la prison de Koléa. À titre d’exemple, lors de ces neuf derniers jours, nous avons “savouré ” quatre fois des lentilles et à quatre reprises des haricots comme en temps de guerre. Les 4000 détenus se plaignent de l’alimentation en milieu carcéral surtout depuis l’interdiction en mars 2020 de la nourriture venant des familles à cause du virus Covid19 », écrit-il.

Selon lui, même «les équipements dentaires sont fortement endommagés ». « J’ai vécu en direct un dégât des eaux en plein soins à cause de leurs caractères défectueux et j’ai même eu à souffrir d’une dent en bonne santé qui s’est totalement cassée », s’est-il plaint.
Poursuivant, il précise que « cette situation ne peut plus durer dans cette ‘’ALGÉRIE NOUVELLE’’ ». « En attendant que le président Tebboune récupère l’argent volé et transféré à l’étranger par la mafia de Bouteflika comme il l’avait promis lors de sa victoire le 21 décembre 2019, je vous propose donc en urgence mon aide financière afin que tous les détenus de la prison de Koléa puissent manger deux fois par semaine de la viande ou du poulet et un dessert par jour comme en France en 1962 », lance-t-il.

Rachid Nekkaz rappelle au ministre un fait historique. Celui-ci, lit-on dans la même lettre, concerne le fait que « FLN avait réclamé, il y a moins de 60 ans, pour les 19 000 prisonniers politiques ce minimum nutritionnel ». « J’attends votre réponse dans les plus brefs délais pour mettre fin à ce scandale alimentaire », conclut-il en s’adressant au ministre de la justice.

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