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Economie

Croissance négative et pertes énormes pour les entreprises : l’économie algérienne dans le rouge

Melissa NAIT ALI

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© DR | Croissance négative et pertes énormes pour les entreprises


Rien ne va plus pour l’économie algérienne. Tous les clignotons virent au rouge. En effet, après le bilan de la crise sanitaire et son impact sur les entreprises annoncé, la semaine dernière par le ministre des finances, l’ONS vient de livrer un nouvel indicateur sur la situation générale du pays.


Il s’agit de la croissance économique. En effet, indique la même source, l’Algérie a enregistré une croissance économique négative de -3,9% au 1er trimestre 2020, contre une croissance positive (+1,3%) à la même période de 2019.

Selon l’ONS, cette baisse conséquente a été aggravée par la crise sanitaire mondiale (Covid-19). De plus, le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) hors hydrocarbures, a été de -1,5% sur les trois premiers mois de l’année en cours, contre +3,6% à la même période de l’année précédente, indiquent les données provisoires de l’ONS.

Le premier trimestre de 2020 a été caractérisé, selon la même source, par des accroissements négatifs, notamment dans les secteurs des hydrocarbures, les services marchands (les transports et communications, le commerce, les services fournis aux entreprises et aux ménages, ainsi que les hôtels-cafés-restaurants) et les services non marchands (les affaires immobilières, les services financiers et les administrations publiques).

Selon la même source, le secteur des hydrocarbures arrive en tête des secteurs les plus touchés par cette récession. Il a connu une croissance négative de (-13,4%), contre (-7,1%) à la même période de l’année dernière. Les prix des hydrocarbures ont connu de leur côté une forte diminution de 16,9%, ce qui implique une baisse nominale de 28% de la valeur ajoutée du secteur contre une diminution de 8% à la même période de l’année précédente.

Les services marchands, indique aussi l’ONS, ont enregistré pour la première fois une baisse de (-2,8%) contre une hausse de (+5,0%) durant la même période de comparaison. Cette baisse de croissance s’explique, essentiellement, par des baisses de la valeur ajoutée des différents sous-secteurs.

Il s’agit, notamment, des transport et communications (-4,8% contre +5,3%), hôtels, cafés et restaurants (-2,7% contre +5,5%), commerce (-1,5% contre +4,8%) et enfin les services fournis aux ménages (-1,8% contre +3,8%). Cette tendance a caractérisé, aussi les services non marchands avec une baisse de croissance de (-1,6%) contre (+1,8%), détaille l’Office.

Cette baisse est due principalement à une baisse de 2% de la valeur ajoutée des administrations publiques contre une hausse de 1,7%. Le secteur de l’Industrie a également enregistré une croissance négative de (-0,5%) au 1er trimestre 2020 contre une performance de 4,9% à la même période de 2019.

A l’exception des industries agro-alimentaires et des industries divers, l’ensemble des sous-secteurs sont affectés par des évolutions négatives de croissance.

Economie

Le ministre des Transports: “Il n’y a aucune marchandise dangereuse ou matière explosive dans les ports du pays”

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Le ministre des Transports, Lazhar Hani, a assuré samedi à Alger qu’aucune marchandise dangereuse ou matière explosive ne se trouve dans les ports du pays, appelant à l’établissement de statistiques hebdomadaires sur les marchandises saisies et stockées et de rapports détaillés y relatifs à soumettre aux responsables.

Lors d’une visite d’inspection au port d’Alger, M. Hani, qui était accompagné de cadres du ministère et des responsables du port, a affirmé que “l’Algérie a été parmi les premiers pays à interdire la saisie ou le stockage de marchandises dangereuses au niveau des ports”, ajoutant que le texte d’interdiction remontait à 1975.

Cette loi “est appliquée de manière stricte au niveau de tous les ports du pays”, a souligné le ministre assurant qu’”aucune marchandise dangereuse ne s’y trouve”.

Dans les années 1980, de sévères sanctions ont été prises à l’encontre de certains responsables de ports, allant jusqu’à l’emprisonnement, pour non-respect des procédures légales en vigueur en la matière, a-t-il rappelé.

“Ce qui s’est passé au port de Beyrouth peut se produire dans n’importe quel autre port, d’où la nécessité de veiller à la stricte application des lois pour éviter pareilles catastrophes”, a soutenu M. Hani.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de “lutter contre les fausses déclarations” de certains importateurs et de trouver les moyens d’y remédier. “Le transport des marchandises dangereuses étant coûteux, certains s’abstiennent de les déclarer”, a-t-il dit.

En ce qui concerne le stockage des marchandises et le séjour des conteneurs au niveau des ports, le premier responsable du secteur a précisé que “les lois sont claires à cet égard: la durée de séjour des conteneurs au niveau du port ne doit pas dépasser 21 jours”. “Mais ces délais ne sont pas toujours respectés, ce qui crée des déséquilibres en termes de gestion et de stockage”, a-t-il regretté.

M. Hani a insisté, dans ce sens, sur l’importance de «changer les mentalités et d’agir pour adopter une nouvelle méthode de travail», précisant que «toutes les mesures seront prises pour améliorer la situation».

Après avoir écouté les explications des responsables du port et des douanes, le ministre a été informé que 10 % des conteneurs se trouvant actuellement au niveau du port d’Alger avaient dépassé les délais fixés, certains sont bloqués pour fausses déclarations, d’autres en raison de procédures judiciaires, et il existe même des conteneurs abandonnés pour des raisons inconnues, en dépit de leur conformité.

A cet effet, le ministre a instruit les services compétents «d’effectuer des statistiques hebdomadaires des marchandises saisies ou stockées y compris celles faisant l’objet de procédures judiciaires ou abandonnées par leurs propriétaires, et de soumettre les rapports y afférents aux responsables pour examen et régularisation de leur situation».

Après avoir inspecté des marchandises stockées depuis des années, au niveau des entrepôts du port, dont la poudre de lait, des médicaments et des livres, M. Hani a ordonné «leur destruction immédiate», mettant en garde contre la reproduction de telles situations.

«Une poudre de lait stockée depuis 10 ans représente un danger pour la santé publique, il ne faut pas la jeter dans les décharges publiques mais l’incinérer», a souligné M. Hani, ajoutant que «les vieilles marchandises, notamment les produits de consommation, ne doivent pas restées stockées au niveau des ports».

A une question sur la réouverture des espaces, maritime et aérien provisoirement à l’arrêt depuis mars dernier, en raison de la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus, le ministre a écarté l’éventualité de rouvrir les liaisons internationales de transport à l’heure actuelle, soulignant «notre priorité est la lutte contre la pandémie et dès la maîtrise de la situation, nous examinerons cette possibilité».

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Pétrole : Les cours terminent en légère baisse

Achour Nait Tahar

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© DR | Opep+ : Les pays producteurs d'accord pour réduire leur production de pétrole
© DR | Pétrole, légère baisse des prix

Les cours du pétrole ont terminé en baisse vendredi, impacté par relations sino-américaines et la recrudescence de la pandémie Covid-19.

A Londres, le baril de Brent de la mer du nord pour livraison en octobre a reculé de 69 cents, ou 1,5%, pour finir à 44,40 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre a lâché 74 cents, ou 1,7%, pour clôturer à 41,22 dollars.

Mercredi, les prix du Brent ont dépassé la barre des 46 dollars et ceux du WTI 43 dollars pour la première fois depuis cinq mois, porté par une chute plus forte que prévu des stocks de Brut aux Etats Unis.

Les marchés restent incertains pour la demande suite à la remontée des tensions commerciales avec le Canada et la Chine qui pourraient peser sur la croissance mondiale et impactera de ce fait la consommation de l’énergie.

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Economie

Pétrole: le Brent à 45,18 dollars

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Les cours du pétrole soufflaient jeudi au lendemain d’un plus haut depuis le début du mois de mars, les investisseurs se sentant rassurés par une forte chute des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis annoncée mercredi par l’EIA.

Jeudi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 45,18 dollars à Londres, en hausse de 0,02% par rapport à la clôture de mercredi.
A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre lâchait 0,59% à 41,94 dollars.

La veille, le Brent a dépassé la barre des 46 dollars et le WTI celle des 43 dollars, une première depuis cinq mois, au moment de la chute déclenchée par une courte mais intense guerre des prix entre la Russie et l’Arabie saoudite, et l’aggravation de la pandémie de Covid-19 en Europe.

L’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA) “a fait état hier (mercredi) d’une baisse plus importante que prévu des stocks de brut, ce qui a contribué à faire monter les prix”, a résumé Al Stanton, analyste.

Les réserves de pétrole brut ont en effet reculé de 7,4 millions de barils au 31 juillet, et “de plus de 18 millions de barils au cours des deux dernières semaines aux Etats-Unis”, a calculé Jeffrey Halley, analyste. Avec un dollar orienté à la baisse – le billet vert est au plus bas depuis plus de deux ans face aux principales devises – “cela a suffi pour que le Brent et le WTI décollent”, a-t-il ajouté.

La faible demande d’essence chez le premier consommateur mondial d’or noir était cependant de nature à limiter les ardeurs des prix et des opérateurs de marché.

Les stocks d’essence ont augmenté de 400.000 barils aux Etats-Unis la semaine passée, alors que les analystes anticipaient un recul de 500.000 barils.

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