Crise politique : Karim Younès annonce « être prêt » pour une mission de médiation dans le cadre du dialogue national

Crédit photo:DR. Karim Younès, ancien président de l'APN (2002-2004)

L’ancien président de l’APN, Karim Younès, a annoncé ce mardi 16 juillet qu’il est prêt pour une mission de médiation dans le cadre du dialogue national afin de trouver une solution à la crise politique que traverse le pays depuis plusieurs mois. « Ma présence au sein de cette instance de médiation, en gestation, étant vivement souhaitée par ailleurs… « , a indiqué Karim Younès dans une déclaration rendue publique aujourd’hui.

 

 » Puis-je alors me dérober de ce que l’on ne peut considérer que comme un devoir national ? C’est pourquoi j’ai pris la résolution de faire appel à mes contacts habituels pour parachever la réflexion et m’aider à suivre une démarche qui pourrait être bénéfique pour tous », a indiqué l’ancien président de l’APN avant de préciser que « bien entendu, des préalables intangibles sont avancés sans quoi rien ne pourra se faire ».

Tout en soulignant l’importance du dialogue national pour une véritable sortie de crise, Karim Younès indique que le cadre de cette démarche recherchée « entre les enfants de la patrie, doit impérativement s’inscrire dans l’esprit des revendications légitimes des millions d’Algériennes et d’Algériens qui sont sortis dans la rue pour exprimer leur colère et leur désir de changement, sans quoi tout est voué à l’échec », précisant que « ces personnalités, parmi elles des scientifiques, des constitutionnalistes de renom, des hommes de droit, des femmes et des hommes de la société civile, partagent avec moi cette conviction et en font même une condition sine qua non ».

Pour lui, « l’approche de ces hommes et femmes de cœur consiste à donner un sens aux revendications, plusieurs fois réitérées par les manifestants à travers la révolution pacifique déclenchée par la population algérienne en février 2019 et galvanisée par les jeunes dans les stades par leur prise de conscience, d’où est sorti l’hymne de cette révolution « La Casa d’El Mouradia », tout autant que la jeunesse estudiantine ».

L’ancien chef de l’APN affirme qu’il est « inutile de préciser qu’il n’est pas dans leurs intentions d’être les représentants du mouvement ni d’avoir la prétention de s’autoproclamer ses porte-paroles, car ce serait démontrer un manque de discernement politique et de patriotisme ».

« Le souci primordial est de partager une cause commune »

Pour l’ancien homme politique « il s’agit seulement pour tous, soucieux de l’avenir de notre pays, d’essayer de matérialiser ces revendications en les défendant auprès des autorités auxquelles incombe la responsabilité de donner suite » estimant que « le souci primordial est de partager une cause commune afin d’apporter leurs concours pour assurer les convergences nécessaires, un regard objectif et crédible aux contributions des hommes politiques, des différentes associations et autres ligues de la société civile », poursuit-il.

Et d’ajouter : « l’écho des millions de poitrines qui battent le pavé depuis maintenant près de cinq mois demeure la source d’inspiration de leur démarche en vue de définir une voie argumentée basée avant tout sur l’intérêt de la Nation. Des échos des milieux politiques laissent penser que la Présidence de l’Etat semble avoir entendu le message de la volonté du peuple ».

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