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Politique

Crise financière : Tebboune annonce des mesures drastiques

Melissa NAIT ALI

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© DR | réunion du conseil des ministres

Réduction du train de vie de l’Etat, importante baisse de la facture des importations, gel de projets et réduction du budget d’exploitation de la Sonatrach…Le président Abdelmadjid Tebboune annonce des mesures drastiques pour faire face à la crise financière induite par la chute des prix du pétrole sur le marché mondial et la propagation de la pandémie du coronavirus.


Intervenant à l’occasion de la réunion du Conseil des ministres, le chef de l’Etat annonce, en effet, une série de mesures en vue d’atténuer le choc pétrolier, dont les prix sont descendus sous la barre de 30 dollars sur le marché international.

La première concerne la réduction de a facture des importations de 41 milliards de dollars à 31 milliards. Le chef de l’Etat demande l’arrêt de la signature des contrats avec des bureaux d’études étrangers pour économiser 7 milliards de dollars, indique le communiqué du conseil des ministres.

Parallèlement, le train de vie de l’Etat sera concerné par ces mesures d’austérité, puisqu’il a été décidé, lit-on dans le même document, de réduire le budget de fonctionnement de 30%, « sans pour autant touché aux salaires ».

Selon ce communiqué, repris par l’agence APS, deux secteurs seulement ne sont pas concernés par cette dernière mesure, en l’occurrence la santé, « dont les dépenses seront renforcées pour faire face au coronavirus et autres maladies infectieuse », et l’éducation nationale.

Par ailleurs, le président Tebboune ordonne aussi le report du lancement des projets enregistrés ou en cours d’enregistrement, à l’exception de ceux devant être réalisés « dans des zones d’ombres » et du projet de l’hôpital de lutte contre le cancer de Djelfa. La loi de finances complémentaires, dont l’examen a été ajourné, devra, selon le même communiqué, prendre en charge les pertes essuyées par les opérateurs économiques en raison de la propagation du Covid-19.

Sonatrach : les dépenses réduites de moitié

Afin de préserver les réserves en devise, la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach a été chargée de réduire également ses charges liées à l’exploitation et à l’exploration de moitié. Elles devront ainsi passer de 14 milliards de dollars actuellement à 7 milliards de dollars.

Le chef de l’Etat ordonne aussi l’activation des opérations de recouvrement de la fiscalité et la récupération des crédits accordés par les banques publiques. Après avoir insisté sur la nécessité d’axer sur l’agriculture et l’investissement dans les domaines garantissant la sécurité alimentaire du pays, Abdelmadjid Tebboune estime que « cette conjoncture pourrait être une occasion de sortir de la dépendance endémique des hydrocarbures ».

S’agissant des mesures préventives en vue d’endiguer la propagation de l’épidémie du Coronavirus, il annonce la consécration de 100 millions de dollars pour l’achat du matériel.

Politique

Coronavirus en Algérie: 191 nouveaux cas et 10 décès supplémentaires

Yasmine Marouf-Araibi

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191 nouveaux cas d’infection par le coronavirus ont été recensés au cours des dernières 24h, annonce mardi le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie en précisant que 10 décès s’ajoutent au bilan total.

Avec ces nouveaux chiffres le bilan national s’élève à 50214 cas d’infection et 1689 décès.

Concernant le nombre de guérisons, le comité scientifique fait état de 127 nouveaux cas et un total de 35307.

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Politique

Saïd Sadi: « le pays n’a pas encore connu de loi fondamentale aussi incohérente »

Melissa NAIT ALI

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© DR | L'ancien secrétaire général du RCD, Said Sadi
© DR | L'ancien président du RCD, Said Sadi


Les critiques du projet de la révision constitutionnelle qui sera soumis à référendum, le 1er novembre prochain, se multiplient. Des acteurs de l’opposition, toujours interdit de parole dans les médias publics, ont choisi de s’exprimer sur les réseaux sociaux. C’est le cas de l’ancien président du RCD, Saïd Sadi qui donne, depuis plus d’une année, ses réflexions sur sa page Facebook.

Dans un texte publié aujourd’hui sous le titre « Régression : mode d’emploi », cette homme politique chevronné n’est pas allé par le dos de la cuillère pour charger le pouvoir en place et sont projet de révision de la Constitution. Un texte qui, estime-t-il, « digne des folklores constitutionnels des républiques bananières ». «On ne sait trop s’il faut rire, s’emporter ou rester de marbre devant la dernière – pour l’instant – constitution. Le pays qui en a vu d’autres n’a pas encore connu de loi fondamentale aussi incohérente.

L’hyperprésidentialisme est digne des folklores constitutionnels des républiques bananières et la confusion des pouvoirs constituent la trame et l’esprit d’un texte qui n’aura qu’une finalité : paralyser davantage une administration incapable de curer les caniveaux à chaque automne », écrit-il.

Et de s’interroger : « Quel courtisan a conseillé pareille mouture dans une phase politique marquée par un déficit chronique de légitimité du pouvoir, une situation sociale explosive – les retraités peinent à percevoir leurs pensions à la fin du mois – une pandémie dont, en vérité, nul ne connaît l’étendue devant l’incapacité à tester, tracer et isoler sur une large échelle ? ».

Saïd Sadi précise que « nul n’a le droit de s’adonner à l’autostop politique pour faire endosser au premier novembre cette mauvaise farce ». « Le potentiel humain a été dévitalisé par le népotisme et l’exode massif, les ressources naturelles ont été asséchées par une prédation stratégique. Il restait le capital symbolique : il vient d’être bradé dans un scandaleux bazar », dénonce-t-il.

L’ancien président du RCD démontre comment le nouveau pouvoir reproduit les mêmes pratiques de son prédécesseur. « Pour le reste, les dernières décisions concrètes sont édifiantes en matière d’inconscience et d’aveuglement : les relances de recrutement de clientèles financées par l’argent public témoignent de l’incapacité et du refus du pouvoir de mettre son horloge politique à l’heure de l’Histoire. Une information insistante et ubuesque, pour l’instant non officielle circule : c’est au moment où le Soudan se dote d’une constitution laïque que le gouvernement algérien s’apprêterait à délivrer des diplômes pour les adeptes des Zaouias… Fabriques d’associations casse-croûtes, dopages des zaouias… Quelqu’un s’y est essayé pendant vingt ans avec un baril à 130 dollars. On connaît la suite », indique-t-il.

Ce faisant, le pouvoir en place est entrain de « scier la branche sur laquelle il est assis ». « Au lieu de saisir la perche du pacifisme tendue par un peuple qui avait toutes les raisons de crier revanche, les responsables se persuadent qu’ils peuvent encore domestiquer « l’Algérie nouvelle » par les recettes médiévales de la corruption, la répression et la censure. Rien ne peut arrêter la régression quand elle est inspirée par l’ignorance et la suffisance », lance-t-il.

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Politique

Le PAD rejette le référendum constitutionnel, appelle à une journée de mobilisation le 10 octobre

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Les forces du pacte de l’alternative démocratique, “le PAD”, qui regroupent plusieurs partis politiques de l’opposition, ont réaffirmé, lundi, leur rejet du référendum constitutionnel dont “le but principal est le sauvetage du système”. Les forces du PAD ont aussi appelé à une journée de mobilisation le 10 octobre à Alger.

“Abordant la question du référendum constitutionnel, les forces du PAD réaffirment leur position de principe de rejet de cette démarche dont le but principal est le sauvetage d’un système rejeté par les Algériennes et les Algériens qui n’ont cessé de réclamer son départ par millions plus d’une année durant”, ont écrit les forces du PAD dans un communiqué diffusé lundi sur Facebook.

“Conscient de sa fragilité extrême et de son illégitimité, le pouvoir en place est sur le point de contrôler quasiment tous les médias qu’il veut transformer en vulgaires organes de propagande pour le « OUI » au référendum plébiscite du 1er novembre prochain”, estiment-elles

Les forces du PAD ont relevé que “la nature antidémocratique du régime est non seulement préservée mais elle a aggravée le pouvoir personnel comme jamais auparavant”. Pour les partis de l’opposition, “la révision constitutionnelle octroie et concentre tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme, le président de la république”.

Les forces du PAD se sont également “interrogées sur la signification du changement radical de la doctrine de défense nationale, introduite par la constitutionnalisation de la participation de l’armée nationale populaire aux guerres à l’extérieur des frontières du pays”.

“Ceci vient rappeler l’adoption de la loi sur les hydrocarbures, hypothéquant la souveraineté nationale, adoptée quelques semaines seulement avant la présidentielle du 12 décembre 2019 pour acheter le silence des grandes puissances et le lobby des multinationales du pétrole et gaz”, rappellent les forces du PAD.

“La constitution ne peut être légitime que si elle est l’émanation du peuple qui débat et choisit librement de son contenu et de la forme des institutions qu’il souhaite mettre en place pour satisfaire toutes ses aspirations dans le domaine politique, économique, social, culturel…”, estiement-elles.

Par ailleurs, le regroupement de partis politique a appelé à l’organisation d’une journée de mobilisation le 10 octobre 2019, date d’anniversaire des événements du 10 octobre 1988.

“Face aux incessantes atteintes aux libertés démocratiques et afin de contribuer au regroupement le plus large des forces attachées aux revendications de liberté et de souveraineté exprimées par la révolution du 22 février 2019, les forces du PAD décident d’appeler à l’organisation d’une journée de mobilisation unitaire pour la défense des libertés démocratiques le 10 octobre 2020 à Alger”, indique le communiqué.

En outre, les forces du PAD ont exigé que “cesse immédiatement la politique de répression tous azimuts qui frappe la jeunesse, les travailleurs, les journalistes…Elles exigent le respect effectif des libertés démocratiques dont les libertés syndicales bafouées tous les jours avec le silence complice des autorités”.

Elles ont aussi exigé “le respect effectif des libertés démocratiques dont les libertés syndicales bafouées tous les jours avec le silence complice des autorités”.









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