Crise à l’APN : le FFS suspend ses activités au sein des instance de l’Assemblée

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La décision vient d’être annoncée. Les parlementaires du front des forces socialistes (FFS) décident de suspendre leurs activités au sein des instances de l’APN, en guise de contestation contre la gestion de la crise qui a secoué cette Institution.  

« Vu le flou qui entoure la gestion de la crise de l’assemblée populaire nationale, le groupe parlementaire du FFS suspend toutes ses activités au sein des instances de l’assemblée », explique le groupe parlementaire du parti, dans un communiqué rendu public aujourd’hui.

Les parlementaires du parti, lit-on dans le même document, s’engagent à se consacrer aux sorties de terrain pour rencontrer les acitoyens. « Tout en suivant l’évolution de la situation, les parlementaires du FFS consacreront leurs activités aux sorties sur le terrain à travers les différentes wilayas pour rencontrer les citoyens, être à leur écoute et se solidariser avec les syndicalistes, les militants des droits de l’Homme, les militants victimes d’harcèlements et de poursuites judiciaires d’une manière abusive », ajoute-t-on dans ce document.

Cette décision, selon le même communiqué, a été prise à l’issue d’une réunion tenue en marge de la conférence nationale des élus du parti, tenue du 25 au 27 octobre en cours, et après concertation avec la direction nationale du FFS.

Ce faisant, le groupe parlementaire du parti rappelle sa position depuis le début de la crise. « Les députés du FFS se sont comportés avec la loi du fait accompli des institutions dont la légitimité est mise en cause. Le groupe parlementaire du FFS s’est comporté avec elle comme une institution du fait accompli, illégitime dans toutes ses instances, y compris sa présidence », indique-t-on.

Qualifiant les deux présidents de l’APN, Saïd Bouhadja et Mouad Bouchareb, « d’illégitimes », les députés du FFS reviennent sur leur comportement durant cette crise. « Le groupe parlementaire du FFS s’est comporté comme un groupe parlementaire élu par le peuple, représentant du peuple et de ses préoccupations. Il tient sa légitimité de ses électeurs, il n’est le résultat ni d’un quota ni de la fraude », explique-t-on, dénonçant, dans la foulée, la « mainmise du pouvoir exécutif sur le législatif, que les partis de l’allégeance et leurs supplétifs ont transformé en simple comité de soutien aux politiques défaillantes du gouvernement ».

Le groupe parlementaire du FFS rappelle aussi qu’il avait « dénoncé le comportement des présidents des deux chambres à l’égard de l’opposition en l’accusant de semer le désespoir, le doute et l’incitation contre les institutions et les symboles de l’état ».

« L’opinion publique découvre aujourd’hui que c’est la majorité usurpée, sur insinuation du système corrompu qui constitue la menace et le danger réel sur la stabilité des institutions et du pays, et le piétinement de la constitution et des lois en vigueur, en ayant recours encore une fois, aux coups de force et à la violence comme moyen de se maintenir au pouvoir et d’accéder aux responsabilités », lance encore le groupe parlementaire du FFS.

Selon la même source, le pouvoir et ses partis étaient disposés à faire passer la loi de finances 2019 en outrepassant l’assemblée populaire nationale en légiférant par ordonnance. « Le dernier acte de leur pièce théâtrale qui a débouché sur l’élection d’un nouveau président de l’assemblée, a fait en sorte qu’ils accélèrent la présentation de la loi de finances devant la commission habilitée et ensuite en session plénière d’une manière expéditive, ce qui constitue un manque flagrant de sérieux dans la gestion des affaires publiques », déplorent les députés du FFS.

 

 

 

 

 

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