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Crise à El Watan: les journalistes et employés en grève

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Devant une situation jugée « critique », les journalistes et employés du journal El Watan, observent une grève de deux jours. Le journal ne praîtra pas mercredi et jeudi.

« Les travailleurs de la SPA EI Watan, sous l’égide de leur syndicat UGTA, ont décidé d’opérer un mouvement de grève à partir de demain, et ce, pour deux jours afin de protester contre le non paiement de leurs salaires durant quatre mois », affirme ce mardi le Conseil d’administration (CA) de l’entreprise, dans un écrit paru dans l’édition papier.

La crise était déjà là depuis plusieurs semaines. Les journalistes avaient entamé leurs démarches auprès de l’Inspection du travail en juin dernier, afin de mener leur action de protestation dans les règles.

La raison: le non versement des salaires depuis 4 mois. Même à l’occasion de l’Aïd, les salariés n’ont eu droit à aucun salaire.

« Pour les 150 journalistes et employés, la situation sociale est devenue critique et a dépassé le seuil de tolérance, d’autant que les horizons sont bouchés pour espérer une issue à l’étranglement financier que subit la société », explique le CA D’El Watan, décrivant la grève comme « un appel pour trouver rapidement une solution ».

Tout en saluant « le courage et l’abnégation » des travailleurs d’E Watan, le Conseil d’administration de l’entreprise admet cependant que la non-parution du journal pendant deux jours « sera pénalisante » pour leurs lecteurs.

S’agissant des causes de cette crise qui étrangle le journal, la direction évoque « le blocage des comptes financiers » par l’administration fiscale et la banque principale de la SPA, le Crédit populaire d’Algerie (CPA). Ce qu’elle ne dit pas, toutefois, c’est que le journal fait face à un redressement fiscal.

« Elle s’attelle depuis plusieurs mois à trouver des solutions », avec ces deux parties, assure la direction, regrettant que même « les nombreux appels » en direction des pouvoirs publics « sont restés vains ».

Non sans rappeler que le journal « ne bénéficie pas de la publicité de l’ANEP, le contrat avec celle-ci ayant été rompu unilatéralement », la direction d’El Watan plaide pour une « solution rapide » qui mettra un terme aux souffrances des travailleurs.

Enfin, tout en s’excusant auprès de ses lecteurs et de ses annonceurs qui ne verront pas El Watan paraître durant deux jours, la direction assure qu’elle « prend acte de ce mouvement social ».

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